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Tema 10 – Système phonologique de la langue française (2): le stress, le rythme et l’intonation. Comparé au système phonologique de la langue officielle de la Communauté autonome.

I – PHONETIQUE SYNTACTIQUE

La phonétique syntactique étudie les faits phonétiques dus à l’environnement et parfois au rôle des mots dans la phrase. Les faits les plus complexes concernent les variations que certains mots connaissent selon qu’ils sont suivis d’une voyelle ou d’une consonne.

Dans un débit rapide ou relâché les locuteurs réduisent parfois les mots ou les syntagmes, ce sont des réductions occasionnelles, et les éléments disparus font partie de la conversation. Si on faisait répéter, la phrase prendrait sa forme complète.

Parmi les faits de phonétique syntactique, il faut faire une place à la pause, qui est un arrêt dans le débit.

Les pauses importantes coïncident avec la fin de la lecture et dans l’écriture sont indiquées par un point. Les pauses moyennes sont indiquées par une virgule et les pauses légères qui séparent les syntagmes, ne sont pas traduites, d’ordinaire, dans l’écriture.

1.1.L’accentuation

On préfère le terme accentuation à celui d’accent car ce dernier renvoie également à la caractéristique d’une parlure étrangère.

L’accentuation est une proéminence d’énergie articulatoire qui se manifeste par une augmentation physique de longueur, d’intensité et de fréquences en passant de syllabe inaccentuée à accentuée. Au plan de la perception on parlera de paramètres de durée, d’intensité et de hauteur. La hauteur ne fonctionne que si les deux autres sont atténués ou avec eux de manière redondante, mais il n’est pas un paramètre différenciateur; l’intensité n’est pas non plus un paramètre différenciateur; la durée est la marque essentielle de l’accentuation en français standard. En français une syllabe accentuée est deux fois plus longue qu’une syllabe inaccentuée.

1.1.1.Accent tonique

Accent tonique dans le français standard l’accentuation est généralement oxytonique, c’est à dire, elle tombe sur la dernière syllabe prononcée du groupe sémantique:

La petite

La jolie petite

La jolie petite maison

cette syllabe est appelée syllabe tonique ou accentuée. Mais :

1. L’E muet ne porte pas d’accent tonique même quand il est prononcé, sauf le pronom LE placé après un impératif: donne-le.

2. Les proclitiques, mots qui s’appuient sur le mot suivant, sont dépourvus d’accent: articles, déterminants, certaines formes du pronom personnel, etc.

3. Comme l’accent porte toujours sur la dernière syllabe à voyelle prononcé, dans les dérivés, il ne garde pas la place qu’il avait dans le mot primitif.

L’accentuation a une fonction démarcative, elle facilite le décodage des syntagmes. Comme la pause elle peut servir pour enlever l’ambiguïté en introduisant une joncture. Mais dans beaucoup de langues l’accent a une fonction distinctive comme par exemple en espagnol où canto se distingue par la place de l’accent de cantó.

1.1.2.Accent d’insistance

Au plan expressif cet accent permet la mise en relief d’une unité plus petite que le syntagme et on lui attribue plusieurs fonctions :

a – oppositive: on ne dit pas “la garçon, mais le garçon”

b – emphatique: C’est super beau

c – différentiative: Des échanges humains, commerciaux…

Cet accent tend à se manifester sur la première syllabe de l’unité linguistique par une force et une durée accrue de la consonne, ou une monté mélodique importante. Il est un moyen de mise en valeur très typique du français. L’insistance ne supprime pas l’accent tonique et on l’emploi lorsqu’il s’agit d’exprimer une émotion ou lorsqu’il s’agit d’attirer l’attention.

1.2.Le rythme

Lorsque les syntagmes délimités par l’accent démarcatif sont envisagés d’un point de vue esthétique, on les nomme groupes rythmiques. Le rythme est marqué par la perception de retour d’une proéminence accentuelle. Chaque groupe linguistique (français standar-français méridional) se différencie par un rythme particulier syllabique.

A côté du rythme concernant les syllabes, deux autres manifestations du rythme ont impact sur la variation discursive:

– Rythme accentué : Il est déterminé par le nombre de syllabes par groupes rythmiques

Patron rythmique : leur structure est la suite de 3 syllabes brèves inaccentuées, suivie d’une syllabe longue accentuée (uuu-) et aussi l’émotion qui introduit un désordre dans le rythme, et favorise l’exagération d’accents d’insistance et la tristesse qui ralentit le débit, etc…

1.3.L’intonation

Les changements de fréquence des vibrations des cordes vocales sont les responsables de la perception des variations de hauteur dont le déroulement crée la mélodie de la parole. On définit l’intonation comme la structuration mélodique des énoncés. Il existe un très grand nombre d’études sur l’intonation :

Les fonctionnalistes qui séparent les 2 aspects principaux de ce qui constitue la prosodie: l’accentuation et l’intonation. L’unité intonative minimale est appelé intonème.

D’autres linguistes considèrent que l’intonation est l’ensemble des paramètres prosodiques: mélodie, accentuation, rythme, tempo…

Certains linguistes ont tenté de montrer que l’intonation pouvait être décrite en termes phonologiques et il y en a qui suggère que l’intonation constitue une troisième articulation. Mais d’autres refusent ces arguments en rappelant que les intonèmes n’ont pas de fonction distinctive mais significative. Le plus souvent l’intonation renforce l’organisation syntaxique et fonctionne en raison inverse de la grammaticalité du discours, moins le message est structuré par la syntaxe plus l’intonation prend le relais du sens. C’est lorsque l’intonation contredit le sens donné par la syntaxe qu’elle remplit l’un de ses rôles phonostylistiques les plus nets.

Exemple: “Mais vous êtes intelligent !” peut avoir une intonation ironique signifiant le contraire.

Elle renforce aussi le sens d’un énoncé, a un rôle redondant. Puisque la question est déjà indiquée grammaticalement, si la voix monte, c’est qu’on insiste.

Ex. . Est-ce que vous venez ?

Le signe intonatif, est une signe motivé selon la plupart des auteurs manifesté dans les émotions primaires: douleur, joie, colère… La tension physiologique forte accroît la fréquence de vibration des cordes vocales, le relâchement décroît cette tension. Mais il est aussi un signe conventionnel chaque langue au cours de son évolution, a formé des patrons d’attitudes plus élaborés que les quelques universaux, qui montrent similitudes intonatives au niveau de signes motivés. Une des causes les plus évidentes de “l’accent étranger” vient justement de que chaque langue intonne à sa manière.

1.3.1.Comparaison avec l’espagnol

L’intonation comprend le rythme provoquée par les variations d’intensité et de durée et le contour mélodique (intonation) provoqué par les variations de ton (hauteur musicale) et de durée. Or l’importance de ces trois éléments: intensité, ton, durée est très différente en espagnol et en français.

D’autre part la phrase est faite d’unités mélodiques: les mots phoniques. En espagnol les notions de mot phonique et mot orthographique se confondent, seuls se rattachent au mot suivant les articles et quelques prépositions. L’espagnol a aussi beaucoup d’unités courtes et très nettement délimités: Este perro.

En français non seulement Ce chien n’est qu’un seul mot mais aussi Ce petit chien, on a des mots assez longs et aux limites imprécises pour qu’on puisse les prononcer en un ou deux mots. La liaison entre les mots phoniques rend moins nette la séparation.

Les espagnols transposent leurs habitudes au français; il faut donc, dès le début, les habituer, leur faire prendre conscience de la réalité des mots phoniques français et les habituer a enchaîner sans hacher les phrases.

Les moyens dont dispose la langue pour délimiter les mots phoniques sont très différents en espagnol et en français :

– en espagnol ce rôle revient à l’accent d’intensité.

– en français l’accent d’intensité est plus faible, il joue un rôle plus modeste et ce sont les articulations de la ligne tonale qui aident à la délimitation des mots phoniques.

Dans les deux langues la ligne tonale se moule sur la phrase et non sur le mot. En français les mots phoniques tendent à se rapprocher des groupes de sens et par là profitent des articulations de la courbe tonale qui souligne l’articulation de la phrase.

L’intonation de la phrase se caractérise en français par un schéma qui comprend une partie montante suivie d’une partie descendante s’articulant le sommet après ou avant le groupe verbal. L’espagnol donne impression de monotonie avec des écarts tonneaux faibles et une ligne souvent horizontale sous le martèlement de l’accent d’intensité.

L’étude du rythme et de l’enchaînement des mots phoniques doit se faire parallèlement à celle des sons dès le premier moment. L’intonation doit être étudiée en même temps que les sons, corrigeant a un premier moment les contours mélodiques qui prêteraient à des fausses interprétations:

– confusion de l’affirmation – interrogation

– confusion de l’intonation ironique – intonation faible, etc.

1.4.Enchaînement et liaisons

1.4.1.Elision et enchaînement

La phonologie du français a longtemps mal toléré les séquences d’enchaînement vocalique: voyelle + voyelle en dehors des formes verbales comme a été, a eu.

La langue réduit a une seule voyelle certaines de ces rencontres vocaliques, appelés hiatus, du type la+amie, le+ami, le+homme, si+il, etc. Ce phénomène est appelé élision, à cause de la chute d’une voyelle et relève un cas d’enchaînement syntactique.

· Dans la plupart des cas la voyelle élidé est un E et cette élision est constante sauf :

– Quand il y a une pause, marqué dans l’écriture par un signe de ponctuation.

– Le pronom personnel LE qui suit un impératif, sauf s’il précède En et Y.

Ex.: Prends-le aussi

Mets-l’y

Retire-l’en

– Le pronom démonstratif CE devant une proposition relative ou quand il n’est pas sujet.

– Les monosyllabes pris comme des mots par autonymie, notamment E, nom de lettre, de que, lorsque, puisque.

– Dans la langue courante il peut avoir une élision même quand E muet est suivi de -S ou NT.

Ex.: Tu chantes encore

– Si l’on compare Donne -le moi à Donne-m’en, on pourrait penser qu’on a un amusement de (wa) dans la deuxième phrase, mais on a en réalité la forme atone du pronom (me, te) puisque l’accent tombe sur En.

· D’autres fois la voyelle élidé est un A dans l’article et pronom personnel, cette élision est constante

Ex.: Cette femme je l’ai vu

Sauf :

– LA pronom personnel qui suit un impératif: Prends-la avec moi

– LA pris comme mot par autonymie: La est employé par erreur…

Normalement ÇA en subit pas l’élision et si on le trouve peut s’expliquer par l’analogie avec CE

· D’autres voyelles

– I de la conjonction SI, s’élide devant le pronom personnel IL ou ILS même si la langue populaire connaît la forme SI IL …

– I du pronom relatif sujet QUI, même si ont fait l’élision dans la langue populaire.

– U du pronom personnel TU, même si on l’élide dans la langue populaire.

1.4.2.La liaison

La liaison est le résultat d’un état de la langue ancienne où toutes les consonnes étaient prononcées, vers le XIème ou XIIème siècle, les consonnes finales ont commencé à ne plus se prononcer, le résultat actuel est que la consonne finale d’un mot, encore écrite, ne se prononce pas devant consomme, devant H aspiré ou en finale, comme le T dans petit pas, petit homard, petit mais qu’elle se prononce devant voyelle ou H muet, comme dans petit ami, petit homme. Cette prononciation est appelée en forme de liaison.

La liaison n’apparaît qu’à l’intérieur du groupe rythmique. Il n’y a pas donc de liaison après un mot accentué :

Ex.: Petit enfant . Petit est un adjectif inaccentué d’où la liaison

Un petit avec sa mère. Petit est un nom accentué et il en se lie pas au mot suivant.

Mais si la règle qui interdit la liaison fonctionne assez bien, l’inverse n’est pas vrai et on entend sans avoir peur prononcé avec ou sans liaison.

On a donc trois sortes de liaison:

– Interdites

– Obligatoires

– Facultatives

LIAISON INTERDITE

Dans tous les cas où la liaison est interdite, son absence marque une rupture accentuelle, intonative, une limite sémantique ou dans le cas de la H aspiré une trace de séparation étymologique.

· Entre deux groupes rythmiques

L’interrogation avec inversion crée deux groupes rythmiques empêchant la liaison: Vont-ils arriver ? Vont-elles écouter?

Groupe nominal avec adjectif postposé: Un enfant adorable

· Devant des unités à isoler

Monosyllabes: Il dit oui, mais oui.

· Devant des noms des nombres

Les huit, les onze, après onze heures, qui fonctionnent comme des termes disjoints en comparaison des unités à forte cohésion que sont dix-huit, vingt-huit où la liaison se fait.

· Devant H aspiré

Les halles, les hauteurs, un héros, des héros, des haricots …

LIAISON OBLIGATOIRE

La liaison est obligatoire dans le groupe nominal. Composés de déterminants + noms ou pronoms. La cohérence de ce groupe est forte et la liaison y est faite sans exception. Ces déterminants sont :

· articles définis: les enfants, les autres enfants.

· articles indéfinis: un enfant

· adjectifs, etc.: de belles images

· quand il s’agit :

– d’un pronom qui précède une forme verbale: ils ont, je vous ai dit

– d’une forme verbale qui précède un pronom: prends-en

– d’un pronom qui précède un autre pronom

· quand il s’agit d’adverbes de quantité courts, monosyllabiques suivis d’un adjectif ou d’un autre adverbe: très intelligent, bien amusant, trop étroit, pas encore.

Dans la conversation rapide les adverbes assez, pas plus, jamais sont souvent prononcés sans liaison.

· quand il s’agit des formes verbales est, sont, était, étaient: C’est à vous, ils sont occupés, ils étaient en Amérique.

· quand il s’agit d’autres formes verbales de verbe être la liaison est fréquente dans la conversation mais pas obligatoire.

· quand il s’agit des formes verbales ont, avait, avaient la liaison doit être considérée obligatoire pour un étranger, même si quelques français dans la conversation rapide ne la font pas: Ils ont entendu, il avait entendu, ils avaient une maison.

· quand il s’agit de prépositions courtes (monosyllabiques): En hiver, dans un mois, chez elle (devant d’autres mots elle en fait pas liaison).

· quand il s’agit de la conjonction quand: quand il est venu.

Cependant dans la phrase interrogative, on en fait pas la liaison: Quand est-il arrivé ?

· quand il s’agit du relatif dont: L’affaire dont il parle.

· quand il s’agit de certains mots qui se trouvent dans des expressions fixées par l’usage. Ce sont donc, des exceptions à la règle des noms au singulier qui en font pas la liaison seulement à l’intérieur de ces expressions: mot à mot, pot au feu, pas à pas, pied à terre, de temps en temps, les Etats-Unis, les Champs Elysées…

· quand il s’agit des mots terminés en -n du type: certain, plain, ancien, moyen, bien, rien, ton, son…

· quand il s’agit des mots: les, des, ces, mes, tes, ses… devant certains mots qui commencent par une semi-voyelle: les yeux, les oiseaux, des huîtres…

LIAISON FACULTATIVE

Les cas sont très nombreux et difficiles et on va voir les cas les plus courants dans la conversation et dans la lecture de la prose narrative et descriptive:

· Avec des formes du verbe avoir ou être autres que la troisième personne, la liaison est nécessaire dans la lecture et pour beaucoup de gens dans la conversation aussi: Nous avons entendu, nous sommes en retard (sans liaison, mais en parlant lentement on doit le faire).

· Les formes de liaison des verbes tels que vouloir, falloir, faire, pouvoir employé en tant que verbes auxiliaires, sont normales dans la lecture et assez fréquents dans la conversation mais dans la conversation rapide ne sont pas obligatoires: Tu peux en avoir, je veux y aller, tu dois écouter (avec liaison).

· Avec les troisième personnes terminées par un -T: Ils attendaient un ami.

· Les noms au pluriel suivis d’adjectifs, mais l’usage varie beaucoup d’une personne à autre. On peut dire: Des dames anglaises, des repas excellents (liaison).

Ces phrases dans la conversation peuvent être prononcées sans liaison mais parfois la différence de signification l’exige:

Un marchand de draps anglais: le mot anglais se rapporte à draps.

Mais on prononce :

Un marchand de draps anglais (sans liaison) quand le mot anglais se rapporte à marchand.

· Avec beaucoup d’adverbes: autant, beaucoup, telle, tout à fait, admirable, vraiment, souvent, toujours, pas, plus, jamais…

Certaines personnes en font toujours la liaison parce qu’elles la considèrent obligatoire, d’autres la font seulement en lisant: Absolument impossible, tout à fait inutile, toujours en retard…

· Avec les prépositions polysyllabiques: pendant, avant, devant, après, depuis …, la liaison devrait se faire en lisant, amis dans la conversation elle n’est pas toujours prononcée: Pendant un an, après une heure, devant elle…

· Le mot mais est prononcé sans liaison quand il est suivi d’une pause: Mais, après quelque temps il est parti… S’il n’y a pas de pause la liaison est facultative et dans la conversation rapide on s’en passe aussi alors…

Ces liaisons sont des signes mesurables et nous permettent d’évaluer l’un des aspects phonostylistiques les plus facilement décelables de la prononciation. Leur nombre et leur distribution peut fluctuer en fonction d’une multitude de variables.

· Fonction identificatrice

La liaison, résidu de l’ancienne prononciation, est un indice de parleurs conservateurs: Les ruraux en font plus que les citadins et les vieux plus que les jeunes.

· Fonction impressive

La liaison c’est un marqueur de discours. Le nombre des liaisons augmente lorsqu’on passe de spontané à la lecture ou à la conférence. Les manuels de diction recommandent de faire toutes les liaisons possibles. Une des liaisons classiques du discours radiophoniques ou télévisuel est la liaison avec R comme dans aller à l’Elysée. Les bons orateurs savent adapter le nombre et la distribution des liaisons aux différents types de public.

La liaison ou l’absence de liaisons peut jouer un rôle distinctif dans quelques paries minimales du lexique.

Sans liaisonAvec liaison

les hauteursles auteurs

les hêtresles êtres

La liaison est la seule marque morphologique de l’opposition Sg,/Pl. dans le code oral pour certains formes verbales, comme:

il aimeils aiment

elle arrivaitelles arrivaient

Mais le plus souvent est une marque redondante aussi bien dans le groupe nominal que dans le groupe verbal:

Des amis, plusieurs amis: le pluriel est marqué à la fois par la forme du déterminant et par la liaison.

Elles apprennent (par la terminaison verbale et la liaison).

La liaison neutralise certaines oppositions dans le cas des adjectifs terminés par voyelle nasale, (moyen, certain, ancien …) où cette voyelle se dénasalise dans la liaison et l’opposition masc./fém. ne fonctionne plus à l’oral: Ancien ami et ancienne amie se prononcent de la même manière.

Dans l’évolution du français on constate que la langue a toujours cherché à maintenir sa structure d’enchaînement syllabique consonne + voyelle que dans les parleurs non soumis à des forces normatives on observe l’insertion d’une consonne parasite lorsque deux voyelles set trouvent en contact.

Je l’ai-z-eu (parlers ruraux de l’Ouest français) mais il semble qu’actuellement ces cas sont freinés et c’est peut-être sous l’influence de l’accent secondaire que la liaison se perd.

Dans le groupe nominal la cohérence est forte donc, liaison obligatoire.

Dans le groupe verbal la cohérence est variable, et il y a donc deux types de liaison, obligatoire avec les pronoms sujets et les compléments adverbiaux et facultative entre deux formes verbales. Elle tend à être plus forte après une forme auxiliaire ex.:J’y suis allé et moins forte avec J’avais une chance.

Dans les groupes adverbiaux ou prépositionnels la liaison est variable, la cohérence dépend ici des deux facteurs:

1 – la possibilité d’accentuation

2 – la longueur de l’adverbe ou de la préposition

La liaison tend à être obligatoire avec les formes monosyllabiques qui sont inaccentuées: en effet, en avant, et tend à être facultative dans les formes de deux syllabes, qui reçoivent un accent secondaire: devant une porte, depuis un mois et dans les formes susceptibles de porter accent d’insistance: moins humide, plus aimable