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Tema 11 – Système phonologique et l’orthographe norme.

I – INTRODUCTION (évolution phonétique)

L’évolution phonétique est inconsciente et essentiellement indépendante de la volonté des individus parlants; elle n’est pas le résultat d’un effort voulu exemple comme atum > congé sans aucun acte volontaire de la part des gallo-romains.

Elle est aussi graduelle: les phonèmes, sont en voie de continuel changement et celui-ci s’accomplit dans la langue très lentement et par des degrés minimes, insensibles aux individus qui la parlent et qui l’entendent. Entre la forme latine augustum et son résultat actuel août il y a eu une longue série de modifications.

L’évolution phonétique suit des lois contantes et s’opère avec une parfaite uniformité. Dans le même milieu social, tout phonème ou groupe de phonèmes se développe, dans des conditions phonétiques égales, de la même manière. Exemple si b > v dans hibernum > hiver, on trouvera que le même changement a eu lieu dans tous les mots où se trouve dans la même situation, c’est à dire, précédé et suivi des voyelles debere > devoir ; habere > avoir.

II – HISTOIRE DE L’ORTHOGRAPHE

2.1.Origines

Bien que le mot orthographie ne soit attesté que tardivement, un problème orthographique se pose dès les origines: Les Grecs avaient adopté l’alphabet phénicien, les latins l’alphabet grec de type étrusque et il était fatal que ces instruments empruntés ne traduisent qu’imparfaitement les sons des langues qu’il n’étaient pas destinés à transcrire.

2.2.L’adoption de l’alphabet latin

Jusqu’aux environs du XIIIème siècle, la seule orthographe concevable sera celle du latin: ceux qui savent lire et écrire le font en cette langue (les clercs). Le français est presque uniquement parlé et quand on en viendra à l’écrire, on aura recours à l’alphabet traditionnel qui était incapable de transcrire les sons du français naissant ne serait-ce que parce qu’il lui manque le ü, le e muet ainsi qu’un certain nombre de consonnes et de diphtongues. Ainsi s’explique l’incohérence de la primitive orthographe française.

Pourtant, avec les années, l’orthographe française s’émancipe – pour un temps – de son modèle latin. Aux XIème et XIIème siècle, cette tendance s’épanouit dans l’action des jongleurs qui vont tirer le meilleur parti possible de l’instrument encore imparfait qui leur est transmis.

2.3.“L’apogée” de l’orthographe française

Jusqu’en XIIème siècle, les chansons de gestes sont presque la seule forme de littérature écrite en langue vulgaire. Les jongleurs, constituent une immense matière épique, poèmes et plus tard cycles. Les quelques manuscrits antérieurs au XIIème siècle qui nous restent – des petits “manuscrits de poche”- donnent lieu à une importante remarque: ils ont un système graphique relativement perfectionné et unifié qui a influencé la langue et l’orthographe française aux XIème et XIIème siècle. On trouve dans les “manuscrits de poche” une écriture phonétique dans les grandes lignes, puisque “tout ce qui est écrit se prononce”

2.4.Les patriciens (XIIIème-XVème siècles)

Cette période a tout gâté: d’une orthographe satisfaisante on est passé à un système compliqué et illogique qui annonce très précisément le système français. Raison: le “pouvoir linguistique” change de mains. Ce n’est plus dans les manuscrits littéraires qu’il faut aller chercher l’explication des changements survenus dans orthographe, mais dans les écritures judiciaires ou publiques (dans l’administration). Les patriciens (fonctionnaires) se multiplient et deviennent par la suite les maîtres incontestés des écritures et par là même de orthographe. L’introduction progressive du français dans les écritures publiques fut lente dû notamment au fait que la noblesse et le clerc ne voulait pas un tel instrument (le latin) dans les mains du peuple. Le latin marquait, si on peut le dire ainsi, le statuts de la classe sociale qui l’utilisait. Il a largement subsisté avec le latin vulgaire ou roman qui aboutira plus tard dans le français.

On peut se demander le sort de orthographe entre les mains de ces patriciens. Probablement leurs patrons ne donnaient-ils guère de directives orthographiques aux scribes. Il est cependant vraisemblable que les légistes souhaitaient une orthographe régulière et nettement latiniste. Ce dont on peut douter, c’est que les scribes aboutirent à une graphie maladroitement étymologique et empirique, bourrée de lettres inutiles.

2.4.1.Ecriture peu lisible

De même que les calligraphes s’appliquent à rendre les lettres uniformes: des jambages raides et peu différenciés se suivent en longues files bien alignées; l’écriture cursive des scribes est encore bien moins lisible. Les écrivains français sont obligés d’user un certain nombre “d’artifices” pour pouvoir se relire. Quelques-uns sont passés dans l’orthographe française.

2.4.2.Différenciation des homonymes

La différenciation des homonymes a été faite dans presque tous les cas et il faut reconnaître qu’elle n’était pas totalement inutile à la clarté de la langue écrite.

– sis ® six (lat. sex)

– dis ® dix (lat decem)

– vingt (viginti) remplace vint et entraîne – ung malgré unum

– cuer se scinde en coeur (cor) et choeur (chorum)

2.4.3.“Etymologisme” systématique

On voit quel était le mécanisme de la différenciation qui présentait des avantages sérieux: le copiste qui écrivait rapt et non plus rat permettait au lecteur de deviner le mot latin raptus et d’éviter toute confusion. Mais il y a aussi le recours aux étymologies dans des cas moins justifiables.

2.4.4.L’intérêt

Selon Beaulieux, il existerait une raison assez inattendue de la multiplication des lettres parasites à l’époque: l’intérêt et cela parce qu’ils étaient payés à la ligne et d’après un taux officiel. Pour détourner ses impositions, les patriciens auraient introduit un grand nombre de consonnes parasites.

La latinisation de la langue française est un phénomène beaucoup plus normal qu’il n’y paraît au premier abord. Les hommes du Moyen-âge sont de véritables bilingues et le latin jouit encore d’un immense prestige: langue vivante de l’église et des lettres, elle est aussi le seul “véhicule spirituel” commun à toutes les élites de France.

III – LA FIXATION DE L’ORTHOGRAPHE

Au milieu du XVème siècle, le premier ouvrage sort des presses de la Sorbonne. On se demande alors si la nouvelle invention va fixer orthographe tel qu’on la connaissait à l’époque ou bien s’il est encore possible de l’améliorer, de la rendre plus cohérente, plus proche de l’idéal phonétique. Mais les imprimeurs de l’époque se consacrent, à la publication de textes en latin. Le français est donc abandonné en général aux entrepreneurs plus médiocres qui l’abîment.

Au XVIème siècle, face aux étymologistes et aux traditionalistes se dressent de nombreux partisans d’une simplification mais leurs efforts n’aboutiront pas car Robert Estienne publie le 1er dictionnaire français-latin qui décide de la victoire de orthographe traditionnelle, celle des patriciens.

Au XXIIème siècle, l’Académie médite la création d’un dictionnaire uniquement français. Ménezay rédige son projet qui s’appuie sur l’oeuvre de Robert Estienne. Le résultat est donc un ouvrage conservateur qui tient compte cependant des innovations graphiques adoptées par l’usage. Ainsi, orthographe officielle du XVIIème siècle n’est pas fondamentalement différente de celle des patriciens. Il n’est faut pas oublier qu’une mauvaise orthographe devient pire à mesure qu’elle vieillit. L’extraordinaire attachement de l’Académie à cette orthographe défectueuse peut s’expliquer comme “une marque de caste” à maintenir. C’est pourtant vers la fin du siècle que P. Richelet supprime dans son dictionnaire le “s” intérieur non prononcé (teste ® tête) et certaines lettres parasites (advocat ® avocat), simplifie les lettres doubles (difficile ® dificile) et les lettres grecques (thrésor ® trésor). Mais l’Académie refuse d’emboîter le pas. Les réedictions se succèdent sans altérations jusqu’au XVIIIème siècle où l’orthographe acquiert une importance capitale: elle devient un facteur de réussite pour les jeunes gens et pour les filles le signe le plus reconnaissable de la culture… L’empire va commencer à établir orthographe: l’Université impériale le rend obligatoire dans ses programmes et dans ses examens… En 1832, “la connaissance de orthographe devient obligatoire pour l’accession à tous les emplois publics”. Il faut remarquer que la “grammaire” de l’époque se réduit dans bien de cas à l’étude de règles ou de minuties orthographiques. Orthographe prend donc rapidement une place exorbitante dans l’enseignement et dans la culture du XIXème siècle.

IV -L’ETAT PRESENT DE L’ORTHOGRAPHE

Le trait plus marquant de orthographe française est l’abîme qui sépare ce qui s’écrit de ce qui se prononce.

L’inadaptation “phonético-graphique” est si profonde que les savants doivent utiliser une notation spéciale pour rendre compte de la physionomie réelle de la langue française: alphabet phonétique.

L’alphabet phonétique international comprend 36 signes qu’il est nécessaire de savoir manier pour réussir à transcrire les sons de la langue française: Il y a 16 voyelles et 20 consonnes. Ces 36 lettres ne suffisent pas à rendre toutes les nuances des sons français mais elles en donnent une image relativement fidèle.

Quel que soit le système qu’on adopte, l’apprentissage de la notation “rationnelle” est d’une extrême simplicité. Le maniement de l’écriture traditionnelle par contre, suppose la connaissance de conventions irrégulières et compliquées.

V – CONCLUSION

L’orthographe est devenue “à cause de ses imperfections et de ses ambiguïtés la source principale de l’instabilité qui caractérise la prononciation moderne”

L’orthographe est adoptée comme critère social. On sait quel ridicule est attaché dans certains milieux à la faute d’orthographe. Cette sanction morale s’accompagne d’une sanction sociale: une erreur bénigne peut faire rater une examen. A l’école, l’orthographe est un critère pédagogique essentiel. Elle règne officiellement mais son pouvoir réel est de plus en plus menacé et ses sujets sont chaque jour plus rebelles: il y a une crise de l’orthographe.