Tema 7 – Communication orale. Les éléments et les règles à la parole orale. Routines et des formulations standard. Typique des stratégies de communication orale.

I – INTRODUCTION

La communication linguistique se réalise fondamentalement sous deux formes: orale et écrite.

Langue parlée et langue écrite sont des notions confuses qui sont de plus en plus questionnées dans le domaine de la linguistique. Cette confusion vient du fait qu’on les considère deux niveaux de langue tandis qu’il s’agit de deux réalisations différentes de la langue.

La langue parlée est souvent considérée synonyme de langue populaire ou familière. Mais le domaine du français parlé ne peut pas se définir par un seul registre : le familier, puisque tous les registres y sont représentés.

Il faut remarquer que jusqu’à l’invention du phonographe, du disque, de la bande magnétique et d’autres techniques d’enregistrement, c’est à dire, jusqu’en début du XXème siècle la langue n’était conservée ni transmise que par l’écriture.

L’intérêt pour l’oral est relativement récent et a augmenté avec le développement de la théorie de l’énonciation et de la linguistique du discours consacrés à l’analyse de la “ parole ”.

II – ELEMENTS ET NORMES QUI ORIENTENT LE DISCOURS ORAL

Tout d’abord il faut rappeler quelques données typiques de la procédure de communication. On sait qu’il y a trois rôles qui déterminent tout message: l’émetteur, le récepteur et le référent contextuel.

L’un des traits qui caractérise l’oral est la spécificité situationnelle, c’est à dire, le face à face qui suscite donc la réponse dans l’immédiat.

Pour que le message circule un canal de communication est nécessaire, pour la pratique orale existent un certain nombre de canaux qui peuvent varier énormément selon les situations: radio, téléphone, télévision…

Par rapport au code, Hüller a signalé que la communication orale s’effectue par l’intermédiaire de vibrations sonores en utilisant un code phonique (des signaux acoustiques).

Ceci dit, voilà les caractéristiques du français oral dans des différents niveaux de la langue.

2.1.Phonétique et phonologie

2.1.1.L’accentuation

Le français connaît un accent tonique qui n’est pas distinctif (il tombe régulièrement sur la dernière syllabe des mots pleins). Dans la chaîne parlée, l’accent des mots disparaît au profit de l’accent de groupe. Le français depuis une période assez récente voit se développer un nouveau accent: l’accent d’insistance.

2.1.2.L’intonation

Elle présente des aspects très différents selon les registres: en registre soutenu, le ton est relativement monotone; en registre familier, on constate de nombreux changements de tons.

La fonction de l’intonation est, selon les cas, synthétique ou expressive. La plus importante est la fonction synthétique car elle peut suffire à indiquer un type de phrase (interrogative par exemple) ou un lien entre les phrases (parataxe).

2.1.3.La liaison

Les consonnes finales sont dans la plupart des cas muettes dans les mots isolés mais, dans la chaîne parlée, ou les prononce quand le lien est fort entre un mot terminé par une consonne et le mot qui suit s’il est a initiale vocalique selon la nature et le rôle syntaxique des mots, les liaisons sont classées en obligatoires, facultatives et interdites. Les liaisons facultatives dépendent du style. La tendance générale veut que plus le discours est familier, moins les liaisons facultatives son lialisables.

2.1.4.Le “ e muet ” [ ]

Les règles d’apparition du “ e muet ” en français standard comportent trois valeurs: apparition impossible, obligatoire et facultative. C’est dans le cas acultatif que la variation se produit. Dans le cas où le [ ] est élidé devant voyelle ou en finale de mot la chute est systématique.

2.2.Morhologie

C’est au niveau morphologique que la différence entre français écrit et français parlé est plus évidente

2.2.1.Le verbe

En ce qui concerne la morphologie du verbe, les deux ordres (Oral/écrit) vont structurer de façon différente le système de temp : Si l’écrit respecte les règles de la Grammaire Traditionnelle l’oral ne le fera pas.

FRANÇAIS ECRITFRANÇAIS PARLE

Passé simplePassé composé

Passé antérieurPlus que parfait

Futur simpleFutur composé/simple

Subjonctif imparfaitSubjonctif présent

Subjonctif Plus que parfaitSubjonctif passé

La conjugaison du français parlé se caractérise par un inventaire de morphèmes fort simplifié. Le français a détaché et transféré sur un morphème personnel spécifique antéposé l’un des quatre renseignements que doit donner la désinence verbale (personne, temps, mode, voix).

Une fois la personne marquée, la désinence indiquera le temps et le mode.

L’opposition [ ] (passé simple, futur) / [ ] (imparfait, conditionnel) a pratiquement disparu de la langue parlée.

Par rapport au nombre, en français parlé, la différentiation singulier/pluriel est déficiente: on ne trouve pas d’indication précise et cohérente sur le nombre. Cette information est souvent omise dans la chaîne parlée et il faut pourtant la déduire du contexte.

2.2.2.Le nom

Le français parlé tend à transférer les indications de nombre sur le syntagme nominal de la phrase mais ce syntagme nominal est soumis aussi à une simplification car la forme nominale soit un substantif soit un adjectif n’est pas capable, en , en général, de différencier le singulier du pluriel, car, en principe, elle est invariable.

Exemple :Ils s’habillent seuls

Il s’habille seul

Les chiens

Le chien

Le nombre est donc marqué par les diverses formes du déterminant: articles, possessifs, démonstratifs, numéraux.

Quant au genre, la plupart du temps – qu’il s’agisse du français parlé ou écrit – il est marqué par le déterminant.

Dans le cas du nom, excepté des cas tels que père/mère, malade, enfant, jeune, fou/folle etc., la marque du genre est établie par le déterminant. Dans le cas des adjectifs le français parlé doit recourir à l’opposition entre un phonème vocal final et un phonème consonantique final.

2.3.Lexique

Par rapport au lexique, la distance qui sépare, le français parlé de l’écrit s’est considérablement réduite depuis 1945. Tandis qu’elle a augmenté au niveau morphologique.

Lorsqu’il y a des interférences linguistiques c’est le vocabulaire qui en subit les répercussions en premier lieu et le plus visiblement. Le vocabulaire de l’écrit s’adapte à celui de l’oral. Les mots familiers, populaires, argotiques, vulgaires, grossiers, obscènes sont chaque fois plus nombreux dans les domaines interdits qui constituait autre fois le “ bon français ”.

De nombreux facteurs ont contribué à la réduction des différences: le développement d’une littérature plus proche des réalités, le nivellement social, les répercussions linguistiques par l’intermédiaire de mass-médias, des romans policiers, des reportages etc.

Quand il s’agit de lexique, on ne peut pas parler de deux formes totalement différentes du français sinon de certains domaines réservés à l’un ou l’autre

2.4.Syntaxe

On peut signaler comme constructions fondamentales de l’oral :

· les constructions sans verbe

Exemple: le lendemain, plus de valise

des haricots, moi jamais.

· très fréquemment l’oral utilise des constructions verbales sous des formes

non canoniques (forme canonique: sujet + verbe + complément), par exemple avec un complément “ anteposé ”

Exemple:dix sept ans il a

du travail, j’en ai assez

· l’emploi du mot “ chose ”

Exemple:il y a une chose que je voudrais préciser…

au lieu de je voudrais préciser…

· l’utilisation de présentatifs c’est, ce sont, ça, il y a ou encore des constructions telles que

Exemple: C’est pas à Paris qu’il habite

· les répétitions

Exemple: J’ai aucun…, aucun coin pour travailler

· des ruptures des phrases

Exemple:Il faut…, du fait… et encore maintenant que les enfants sont grands… ”

· la parataxe

Elle juxtapose des prépositions qui ne sont associées que dans la pensée du locuteur. Le français parlé peut n’utiliser qu’un minimum des conjonctions de subordination parce qu’il préfère la “ construction paraxatique ” et que l’auditeur retrouve dans la simple juxtaposition les relations implicites entre les phrases. C’est l’intonation qui permet de supprimer les nexes.

Exemple:Ce sont deux pièces très agréables, pour revoir c’est épatant

· des interrogations par l’intonation

Dans le français parlé, la phrase interrogative est marquée par le changement d’intonation.

Exemple: Il est venu ?

· la négation

La chute de “ ne ” est l’un des stéréotypes les plus fréquemment soulignés comme signe d’un discours négligé bien qu’il n’y ait, de fait, aucun locuteur que les réalise ou les omette toujours. Plusieurs raisons justifient cette tendance à la chute: phonétiques, morphosyntaxiques, stylistiques ou sociales.

· les subordonnées

Dans la langue parlée, les subordonnées sont moins fréquentes que dans l’écrit. Quand il s’agit de construire une principale et une subordonnée, le locuteur moyen de la langue parlée n’utilise qu’un nombre minimes de mots subordonnés, c’est, il y a une simplification des éléments introducteurs des subordonnées :

– la relative est marquée par qui/que

– la complétive par que

– la causale par parce que

– la temporelle par quand

– la conditionnelle par si

– la finale par pour que

La syntaxe du français parlé se distingue de celle du français écrit par la simplification dans la construction des phrases la situation du dialogue par opposition à la séquence linéaire de l’expression écrite entraîne la rupture, la reprise pour se corriger, la répétition etc.

III -ROUTINES ET FORMULES HABITUELLES

Dans l’oral, il y a un certain nombre de “ petits mots ” qui se trouvent un peu partout. Ces mots accomplissent des fonctions majeures.

Nous en distinguons quatre :

– la régulation de la coénonciation

– la modulation de la justification du référent

– la restriction du champ référentiel

– la scansion du discours

3.1.Le réglage de la coénonciation

Cela permet d’expliciter la position de l’énonciateur par rapport à celui auquel il s’adresse (tu vois, en tous cas/hein) ou par rapport à lui-même (oh ben, oh la la /quoi). Ce réglage de la coénonciation se traduit souvent par une acumulation de ligateurs à l’initiale de l’énoncé (oui mais non mais bon).

· Tu vois. Doté d’une intonation montante, constitue un appel à la prise en considération de ce qui se dit. Il marque que l’autre n’a pas l’esprit tourné vers l’objet de discours qu’on lui propose.

· Tu sais. Plus insistant que “ tu vois ”, “ tu sais ” engage des connaissances supposées partagées par lae coénonciateur et implique que l’autre “ devrait savoir ”, qu’on ne devrait pas attirer son attention sur tel point.

· Les interjections. Elles occupent l’initiale absolue de l’intervention et marquent un retour ou fonctionnement normal de la pensée après un un court instant de sidération, face à une situation imprévue.

– Ah: Cette interjection marque le plus souvent l’étonnement, la vraie surprise. Elle est très souvent associée à un autre marqueur oh ben, ah ben, oh bon, ah tiens …

– Oh: Marque le plus souvent la surprise désagréable, la désapprobation, l’écart des points de vue.

– Non, oui, mais 

Non à l’initiale marque une discordance avec la position affichée par l’interlocuteur. Il est aussi souvent l’image anticipée de la polarité négative de la prédication qui suit.

Oui à l’initiale, curieusement, est l’annonce d’un point de vue divergeant. L’énonciateur souligne qu’il a saisi l’opinion de l’autre, et que, après avoir exprimé son propre point de vue, il va tenter de retrouver un terrain d’entente. ouais est l’approbation par excellence.

3.2.La modulation de la qualification du référent (disons, enfin, je sais pas)

· Enfin est régulièrement employé pour marquer la fin d’une énumération.

· Disons peut servir à la fois de moyens d’autocorrection et de soulignement pur et simple d’une formulation non corrigée.

· Je sais pas en réponse à une question (totale ou partielle).

· Je sais pas peut marquer une véritable ignorance, un manque d’information lorsque “ je sais pas ” initialise un nouveau cadrage de l’objet de discours, la formule indique rarement une ignorance vraie.

3.3.La restriction du champ référentiel (sur, pour, genre, style, côté, question)

Ce type de mots, apparaît utilisé, dans le français actuel, comme un nom prépositionnel.

Exemple: Ça me dégoûte, question comportement humain, côté tout d’abord, les goûts et les couleurs ne se discutent pas vraiment.

Ils construisent une restriction du champ. Cette restriction réduite dans un cas d’un cadrage qui permet de circonscrire le domaine interprétatif du prédicat du thème (question, goût de vue, côté, niveau) et dans l’autre d’une caractérisation des propriétés de l’objet du discours soumis à l’appréciation de celui auquel on s’adresse (façon, style, genre).

3.4.La scansion du discours (donc, alors, et puis, et…)

3.4.1.Les marqueurs du récit

· puis, et puis marquent la succession des événements et le changement d’épisode à l’intérieur du scénario induit par le récit.

· alors introduit un fait conforme aux attentes qu’implique la thématique générale développée.

· et il marque la surprise, l’émergence d’une part inattendu dans le déroulement normal du scénario.

3.4.2.Les marqueurs du discours

· et Il marque une hiérarchie entre des éléments du discours et non pas la mise sur le même plan de deux éléments linguistiques du même statut syntaxique. Il peut donc souligner la complémentarité du deuxième élément par rapport à celui qui le précède ou pour recatégoriser le discours précédant en en faisant la base thématique de ce qui va suivre.

· mais la conjonction mais marque une démarche coopérative. L’énonciation marque qu’il conserve l’objet de discours préalablement construit et indique qu’il va changer le point de vue sur cet objet. Mais marque une récupération de la situation par un énonciateur qui se prépare à proposer une alternative importante ou un réajustement.

· donc est un marqueur de cohésion et de progression sur une base consensuelle. En tant que ligateur d’un segment, il assure le recentrage sur la thématique générale provisoirement suspendue. Il implique aussi un préalable partagé et une réitération de l’accord sur ce préalable.

Exemple: qui donc ? ou c’est donc ce soir ?

IV -LES STRATEGIES DE L’APPROCHE COMMUNICATIVE

L’approche communicative a comme objectif de faire acquérir à l’élève la langue dans la variété de ses registres et usages, sans séparer langue et civilisation. Pour qu’il y ait “ performance communicative ”, il faut un trou d’information entre interlocuteurs, où l’on est obligé de s’adresser à l’autre pour le combler. Dans la communication les interlocuteurs ont des buts à atteindre, qui surgissent, se développement, se transforment et se réalisent à mesure que les échanges se déroulent. Ce qui importe, c’est la transmission de messages et non pas la correction des formes.

Dans la salle de classe le professeur doit savoir distinguer entre la communication réelle, la communication simulée, la pratique d’une habileté et la pratique des éléments de la langue (prononciation, grammaire, vocabulaire).

Lorsqu’un professeur voit qu’il manque un élève, il pose la question: Qui est absent ?, il cherche une information. C’est de la communication réelle. Dans ce cas là il y a interlocuteurs, trous d’information, buts à atteindre, engagement personnel et message à transmettre.

On peut atteindre la communication simulée en donnant en tant qu’enseignant certaines informations à un étudiant et d’autres informations à l’autre, et en leur imposant une tâche commune qui exige des échanges d’informations. Par exemple, on donnera à un élève des informations sur le voyage en train Madrid – Paris (heure de départ, prix, durée du voyage, etc.) et à l’autre des informations sur ce même voyage en autobus. Ils devront choisir ensemble le meilleur moyen de transport.

Dans ces communications simulées, il y a des interlocuteurs, des trous d’information et des messages à transmettre mais il n’y a pas de vrai engagement personnel. Avec la méthodologie actuelle d’enseignement de langues, l’apprenant passe beaucoup de temps à faire de la compréhension orale ou écrite de l’expression orale ou écrite sans but communicatif. L’apprenant vrais interlocuteurs, des messages à transmettre ou d’engagement personnel. Le professeur croit qu’il pratique la communication mais, en fait, il ne fait que développer l’expression et la compréhension chez l’élève, Ce sont des habiletés.

Le professeur qui est devant la classe et qui pose la question: Quel jour sommes-nous ? ne cherche pas à savoir la date. Il veut savoir si la classe a maîtrisé les éléments essentiels de la langue pour exprimer la date. Il ne cherche pas une information mais la preuve de l’efficacité de son enseignement. Dans ce cas là ce n’est pas non plus de la communication, c’est de la pratique des éléments de la langue.

Il faut, bien sûr, pratiquer les habiletés et les éléments de la langue dans la classe, mais comme l’analyse Sophie Moirand, la mise en place de la communication dans le groupe – classe se fait à partir d’activités variées que je vais rappeler brièvement.

4.1.Activités d’appropriation

L’objectif est d’abord d’apprendre aux étudiants à écouter (les voix, l’intonation), à regarder (gestes, mimiques, mouvements) si on dispose d’un matériel vidéo, après à repérer (les actes, notions, formulations, interactions) et, finalement, à classer, conceptualiser les données pour que les apprenants puissent par la suite construire leurs propres dialogues en langue étrangère.

Pour cela, plusieurs techniques sont envisageables, surtout celles qui reposent sur des activités d’apprentissage: questionnaires à cocher, exercices lacunaires, grilles à compléter, tableaux à remplir. D’autres activités possibles sont celles qui favorisent le développement d’une compétence textuelle à l’oral par exemple, on découpe un dialogue un peu long, et on distribue les morceaux enregistrés à des groupes différents qui vont les écouter au laboratoire. L’objectif est de reconstituer l’ordre originel, ce qui va obliger chacun des groupes à poser des questions aux autres, à répondre aux questions et à discuter entre eux, avec cette activité les fonctions communicative et interactive (entre apprenants) se mettent en place.

Une autre activité possible serait de supprimer le début ou la foin conversation, ou d’une bande dessinée et laisser aux étudiants la possibilité d’imaginer le début ou la suite en sous-groupe.

4.2.Activités de simulation

Quand on parle de simulation, il ne s’agit pas de “ reproduire ” des situations de communication qu’on vient d’écouter ou de lire; l’objectif est de produire, soit en jouant son propre rôle, soit en faisant semblant d’être quelqu’un d’autre.

Les différentes situations de communication seront décidées et discutées entre les apprenants et l’enseignant avant l’activité de simulation. Il s’agit d’un “ jeu ” et non pas d’une situation réelle quotidienne. L’apprenant n’est pas affectivement impliqué dans le rôle qu’il joue ou l’activité qu’il réalise. Il est, par contre, dans son statut réel d’apprenant “ en train d’apprendre ” dans une salle de classe.

Cependant les situations de simulation restent relativement prévisibles, et une variante peut-être plus amusante et laissant plus de part à l’improvisation est le jeu de rôle.

4.2.1.Jeu de rôle

Pour qu’il y ait une véritable implication en jeu de rôle, les conditions suivantes doivent être réunies:

Un rôle est toujours composé d’éléments descriptifs (identification de traits du physique et de la personnalité, des fonctions sociales, etc.)

Un rôle est aussi composé d’éléments narratifs (biographie du personnage, événements marquants précédent le moment où il va entrer en interaction avec d’autres). Il y a toujours donc un travail préalable à réaliser avant le déroulement du jeu :

– Identification : trouver une identité ; choix de noms, prénoms, âge, profession, adresse…

– Relations : quel genre de rapports peuvent entretenir les participants (familiaux, affectifs, professionnels…)

– Comportements : il faut pouvoir aller jusqu’à la composition des personnages. On demandera alors aux étudiants de commencer à évoluer dans un espace donné. Pour créer cet espace il faut tenir compte du fait que en jeu de rôle il n’y a pas de scène, pas d’estrade. Un espace circulaire au centre de la salle de classe, délimité par des tables et des chaises de non participants sera suffisant.

Quant au déroulement du jeu, on constate qu’une classe entière, même si elle est peu nombreuse, peut difficilement participer au jeu. Le groupe idéal oscille entre trois et une dizaine de participants actifs. Les non – participants ne doivent pas rester passifs et uniquement spectateurs. Ils auront le rôle de témoins actifs en leur distribuant des tâches précises comme, par exemple, relever des fautes de langue, noter tous les moyens linguistiques utilisés par les participants pour s’exprimer ou noter les comportements gestuels, les déplacements, etc.

Quant au choix de la situation et du rôle, c’est aux étudiants de proposer cela. Cette créativité peut se faire avec toute la classe ou en sous-groupes s’il s’agit de faire deux ou plus de jeux de rôle différents. L’un des étudiants va ainsi s’attribuer dans une situation le rôle central.

Le jeu lui-même se déroule sur une période relativement courte (dix à quinze minutes). C’est donc la phase préparatoire qui est beaucoup plus longue. Le jeu de rôle a de multiples possibilités de prolongement où l’on retrouve des activités comme le traitement d’erreurs, l’enrichissement lexical, le travail sur l’intonation et la gestuelle.

4.3.Activités de créativité

Ces activités permettent d’imaginer des simulations qui sortent d’un cadre type (relations employé – client dans une agence de voyage, relation serveur – client dans un restaurant etc.). Ces simulations seront moins prévisibles afin de sortir du conformisme habituel des apprenants. Elles permettront d’aborder des échanges conjoncturels et personnalisés et de varier le “ ton ” des interactions. De cette façon on pourra transférer l’appris à différentes situations communicatives.

A la différence du jeu de rôle, il n’y a pas ici de mise en scène ni de dramatisation, mais des jeux très libres comme l’invention d’histoires extraordinaires ou fantastiques, les libres associations à partir d’un mot ou à partir de deux termes tout à fait différents (le “ binôme fantastique ”).

4.4.Activités d’évaluation

A partir des activités proposées auparavant des grilles d’évaluation et d’auto – évaluation peuvent être mises en place, De ces évaluations dépendra d’un retour à tel ou tel aspect des activités d’appropriation de la langue étrangère.

Bref, dans un cours de langue, toutes ces activités sont liées et leur répartition dans le temps dépend de la progression des apprenants.

Publicado: agosto 11, 2015 por Santiago

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