Tema 1 – La lengua como comunicación. Al estudiar este tema debes conocer la teoría sobre lenguaje oral y el lenguaje escrito. Además, de dominar los factores que definen una situación comunicativa, es decir el emisor, receptor, funcionalidad y contexto

Tema 1 – La lengua como comunicación. Al estudiar este tema debes conocer la teoría sobre lenguaje oral y el lenguaje escrito. Además, de dominar los factores que definen una situación comunicativa, es decir el emisor, receptor, funcionalidad y contexto

La langue comme instrument de communication: langage oral et langage parlé. Facteurs qui définissent une situation communicative : émetteur, récepteur, fonctionnalité et contexte.

0. INTRODUCTION.. 2

1.- LA LANGUE EN TANT QUE COMMUNICATION: LANGAGE PARLE ET LANGAGE ECRIT. 3

1.1. La langue, instrument de communication. 3

1.1.1. Apports de la linguistique. 3

1.2. Le langage oral 4

1.3. Le langage écrit. 5

1.4. Passage de l’oral à l’écrit. 5

1.5. La compétence linguistique dans l’apprentissage des langues. 6

2.- FACTEURS QUI DEFINISSENT UNE SITUATION DE COMMUNICATION : EMETTEUR, RECEPTEUR, FONCTIONNALITE, CONTEXTE. 7

2.1. Éléments de la communication. 7

2.2. Les fonctions du langage. 8

3.- CONCLUSION.. 9

4.- BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE. 9

0. INTRODUCTION

« La communication est un art de vivre. Elle est exigeante. Elle est la condition de l’harmonie entre les gens. » Marc Roussel. (Pédagogue 1952)

Cette phrase célèbre de Roussel nous invite à réfléchir sur l’importance de l’acte communicatif conçu comme la transmission d’information qui se produit quand deux ou plusieurs personnes sont en contact.

Cependant, les procès communicatifs ne sont pas exclusifs des humains. Les animaux se communiquent aussi entre eux et avec nous. On peut penser par exemple aux chiens qui aboient quand un intrus arrive à la maison ou qui démontrent leur bonheur en bougeant la queue. D’ailleurs, dans le domaine technologique certains mécanismes peuvent être interprétés aussi comme des procès communicatifs, par exemple le thermostat du chauffage qui s’éteint quand il a la température indiquée.

Nous devons considérer la communication comme « la transmission de quelque chose à quelqu’un, c’est être en rapport avec autrui, en général par le langage » (Larousse). Dans ce thème nous allons traiter la communication verbale, car la communication non verbale (qui utilise des signes visuels, gestuels ou auditifs) correspond au thème deux.

Nous, en tant qu’enseignants de Français Langue Etrangère (FLE), nous devons réussir à ce que nos élèves participent dans des situations communicatives diverses, adaptées à leur niveau, et à travers des textes oraux, écrits, visuels ou mixtes.

Selon l’Arrêté 17 mars 2015, qui développe le curriculum correspondant à l’Éducation Primaire en Andalousie, « le domaine de la langue étrangère à comme but celui de former des personnes qui puissent l’utiliser pour comprendre, parler, lire et écrire, depuis une perspective active et pratique de l’apprentissage dès le plus jeunes âge comme point de départ, c’est-à-dire, l’apprentissage des détresses discursives dirigées à la consécution d’une compétence communicative effective orale et écrite, dans des contextes sociaux significatifs, qui permettent à l’élève de s’exprimer avec une efficace et une correction progressive. […] Dans l’éducation primaire on part d’une compétence encore très élémentaire en langue étrangère, pour cela pendant toute l’étape, seront très importantes les connaissances, les capacités et expériences dans les langues que les enfants connaissent ».

Par ailleurs, Le conseil de l’Europe a établit une base commune d´objectifs, contenus et méthodes dans le « CADRE EUROPÉEN COMMUN DE RÉFÉRENCE » qui nous serviront de référent pour établir le curriculum de français.

Nous allons partir dans notre exposé de l’importance de la langue comme moyen de communication, les apports de la Linguistique et les différences entre langage parlé et langage écrit. Dans une deuxième partie nous allons montrer les facteurs qui interviennent dans toute situation communicative.

Rappelons enfin que le ” Décret Royal 126/2014, du 28 Février, Publié dans le BOE du premier mars 2014, qui établit le curriculum de l´éducation en primaire pour l´État espagnol: l´acquisition de la compétence Communicative en une ou plusieurs langues, suppose une exigence du XXIè siècle, caractérisé aussi par le développement des nouvelles technologies de la communication et de l´information, le processus de globalisation et l´élimination des frontières aussi bien physiques que virtuelles, ce qui implique la mobilité des personnes et le contact entre cultures.

1.- LA LANGUE EN TANT QUE COMMUNICATION: LANGAGE PARLE ET LANGAGE ECRIT.

1.1. La langue, instrument de communication.

La communication constitue une des clés de l’évolution des êtres humains. À travers elle, les êtres humains ont pu adapter et transformer la réalité selon leurs besoins.

On peut définir la communication comme la transmission, de la part d’un émetteur, d’un ensemble de signes qui est perçu et interprété par un récepteur dans un lieu et un temps déterminés.

Cependant la communication n’est pas exclusive des humains ; les animaux se communiquent aussi entre eux et avec nous. La science qui étudie la communication animale c’est la Zoosémiotique.

Ici on parlera de la communication humaine linguistique comme un procès qui a deux étapes :

1.- Emission d’un message à travers la codification des contenus mentaux à une séquence de sens.

2.- Réception et compréhension de ce message à travers la décodification : la personne qui reçoit le message perçoit ces sons et son cerveau les interprète.

La communication linguistique peut être orale ou écrite.

La communication est orale quand on transmet les messages en nous servant de séquences de sons articulés.

La communication est écrite quand les messages sont transmis à travers des lettres ou graphies, avec lesquelles on construit des syllabes, puis des mots.

1.1.1. Apports de la linguistique

Jusqu’à la fin du XIX siècle, les philologues définissent la langue comme la représentation et l’expression de la pensée, soit dans ses caractéristiques universelles (cartésianisme), soit dans ses caractéristiques individuelles (romantisme), plus tard comme un élément spécifique à chaque peuple (le “génie” des peuples).

Le structuralisme trouve son origine dans le « Cours de linguistique générale » (1916) de Ferdinand de Saussure (1857-1913). Ce linguiste suisse, reconnu comme fondateur du structuralisme en linguistique, envisage d’étudier la langue comme un système dans lequel chacun des éléments est définissable seulement par les relations d’équivalence ou d’opposition qu’il entretient avec les autres. Cet ensemble de relations constitue la structure linguistique.

Il différencie les termes de « langue » et « langage ».

è Le langage est, selon lui, la capacité générale à s’exprimer au moyen de signes. Cette faculté n’est pas propre aux langages naturels : elle caractérise toute forme de communication humaine.

è La langue représente un ensemble de signes utilisés par un groupe humain pour communiquer : l’espagnol, le français, le russe, le mandarin, par exemple.

D’ailleurs Saussure différencie aussi le langage et la parole.

è La parole est l’utilisation concrète des signes linguistiques dans un contexte précis. Il s’agit en fait de l’usage du langage dans un environnement concret. Ainsi la parole est une application du langage.

La théorie de Ferdinand de Saussure s’élabore à partir d’une conception sémiotique et ceci introduit de nouvelles distinctions. Le signe linguistique se décompose en signifiant et signifié.

– Le signifiant dans le langage oral, il est constitué par une chaîne de sons articulés ; dans l’écrit, par une succession de graphies. C’est la partie physique et perceptible du signe linguistique.

– Le signifié c’est le concept ou l’idée qu’on associe à un signifiant dans le langage oral.

Le philosophe Charles Peirce (1839-1914), fondateur du pragmatisme linguistique et père de la sémiotique moderne, ajouta au schéma de Saussure le « référent ». Le référent est un élément extralinguistique puisqu’il représente l’objet ou la réalité à laquelle on fait référence (personne, animal, objet, …).

Le linguiste André Martinet (1908-1999), signala pour la première fois la double articulation comme le trait caractéristique du signe linguistique. Cela signifie que le signe linguistique est intégré par unités plus petites qui s’articulent à deux niveaux :

– Première articulation : les morphèmes, qui ont un signifié et un signifiant.

– Deuxième articulation : les phonèmes. Ce sont les unités minimales indivisibles qui n’ont pas de signifiant.

1.2. Le langage oral

              Etant donné que nous faisons partie d’une communauté et que nous apprenons à travers les interactions sociales, il est primordial de développer le langage chez l’enfant pour son apprentissage. Toute acquisition de langage s’effectue en deux temps : dans un premier temps, l’enfant saisit, comprend, un élément de langage (un mot, une construction de phrase…) ; dans un deuxième temps, il l’utilise, il le dit. Quand l’enfant a repéré et compris le mot, tôt ou tard, sauf en cas de problèmes particuliers, il l’utilise. Donc, ce qui est à cultiver, c’est la compréhension.

La langue orale se caractérise parce qu’elle est spontanée et peu élaborée. D’ailleurs, elle emploie des éléments extralinguistiques (gestes, intonation, rythme…), un vocabulaire plus restreint (avec utilisation de mot-valise comme : chose, fait..), l´usage de marqueurs discursifs (bon, alors…) et des phrases passe-partout.

La syntaxe de la langue orale est moins structurée dû à la spontanéité. L’oral emploie peu ou pas du tout certains temps verbaux. Les temps composés ainsi que le passé simple et l’imparfait du subjonctif sont réservés à l’écrit par exemple.

Le discours oral emploie aussi des phatèmes car le locuteur fait régulièrement appel à son interlocuteur au moyen de la fonction phatique en employant des termes qui attirent ou maintiennent l’attention d’autrui : hein, n’est-ce pas ?, bon, vous savez etc.

L’oral est rempli de phrases courtes, inachevées, des répétitions et même des phrases elliptiques (contrairement à l’écrit) Quand partez-vous ? – À 8 heures

En plus, le langage orale exige la présence du ou des récepteurs. Les interlocuteurs doivent être présents. Savoir entrer en interaction communicative avec les autres, c’est savoir ce que l’on peut dire dans une situation donnée, face à des interlocuteurs donnés, pour atteindre des objectifs déterminés et juger ceux de(s) l’interlocuteur(s).

La langue orale est plus difficile à enseigner que la langue écrite car l’apprenant doit faire face aux spécificités du code oral, des aspects phoniques et prosodiques.

S’exprimer à l’oral implique rapidité et automatismes, contrairement à l’expression écrite laissant une plus grande marge à la réflexion, la planification et l’organisation de la communication.

1.3. Le langage écrit

Vygotski s’interroge sur les différences souvent constatées entre l’apprentissage de la langue orale et celui de la langue écrite, et les difficultés propres à ce dernier. Ainsi, pour lui, savoir écrire consiste à s’élever à un niveau plus abstrait, plus conscient et plus volontaire et à « prendre conscience du processus même de la parole ».

Pour pouvoir lire et écrire, l’élève doit faire appel à une série de connaissances qu’il a antérieurement acquises et qui sont diverses : culturelles, expérientielles, linguistiques, discursives, textuelles et pragmatiques. En situation de lecture et d’écriture, l’apprenant mobilise ses connaissances et utilise différentes stratégies pour comprendre et produire des textes.

La langue écrite est plus travaillée et plus précise. Les éléments sont souvent mieux ordonnés. La précision lexicale y joue un plus grand rôle qu’à l’oral. La syntaxe est mieux ordonnée et l’aspect morphologique mieux travaillé.

Elle est transmise par des signes graphiques et elle a besoin d’un support matériel. L’émetteur doit prêter plus d’attention à la correction linguistique. Il n’attend pas de réaction immédiate du récepteur.

Le discours écrit est éloigné dans le temps et l’espace du récepteur, il nécessite du temps, peut être corrigé, correspond à un registre souvent plus standard et correct que le discours oral.

La communication écrite, souvent anonyme, élimine toutes les composantes corporelles et vocales propres à la communication orale.

Le langage écrit véhicule la culture, les connaissances de toutes les parties de la planète, et la rend accessible à tout type de personnes moyennant les médias (presse, radio, télé, internet,…).

1.4. Passage de l’oral à l’écrit

Nous pouvons aider les apprenants à passer de l’oral à l’écrit le plus naturellement possible. Cela consiste à les mettre dans des situations variées de lecture, très simples au début de l’apprentissage. On commence par des mots écrits (consignes de classe, lexique de l’école, etc.)

On peut aussi jouer avec l’écrit, les mots, les lettres, les syllabes et les sons, comme ils ont joué oralement avec les mots et les sons lorsqu’ils ont appris à parler.

Le JEU et la CHANSON prennent une place importante dans l´apprentissage d´une langue étrangère grâce à son coté de motivation.

1.5. La compétence linguistique dans l’apprentissage des langues

D´après le Décret Royal 126/2014, du 28 Février, l´enseignement du français a comme but la FORMATION DE PERSONNES QUI SOIENT capables d´utiliser la langue pour comprendre, parler, discuter, lire et écrire, c´est à dire qu´ils soient capables de l´EMPLOYER ce qui se rapporte aux compétences essentielles que nous devons développer chez nos apprenants. Ainsi le noyau principal du curriculum est constitué par les opérations dirigées à développer la COMPÉTENCE LINGUISTIQUE aussi bien à l´oral qu´à l´écrit dans des situations de communications significatives qui permettent aux élèves de s´exprimer de façon effective et correcte dans tous les usages et registres possibles.

Le CECRL la divise en :

Ò Compétence lexicale : Vocabulaire, expressions et locutions qui sont en rapport avec la situation communicative.

Ò Compétence grammaticale : La connaissance des ressources grammaticales de la langue et la capacité de les employer dans la communication.

Ò Compétence sémantique: la conscience et le contrôle de l’apprenant pour organiser le sens.

Ò Compétence phonologique : La connaissance de la perception et de la production phonétique et prosodique.

Ò Compétence orthographique : L’orthographe correcte des mots, les signes de ponctuation et leur usage.

Ò Compétence orthoépique : Prononcer correctement à partir de la forme écrite. Cela suppose, entre autres, la connaissance des conventions orthographiques.

Bien que le langage ORAL et ÉCRIT soient deux manifestations d´une même capacité, chacune exige des habilités et connaissances différentes et c´est pour cette raison que nous les avons traitées séparément.

Le Cadre Européen Commun de Référence (CECR) définit les différents niveaux dans le développement de la compétence communicative en fonction de la capacité de l´élève à accomplir un ensemble de tâches communicatives dans un but communicatif concret et dans un contexte spécifique.

La TÂCHE communicative comporte l´utilisation de la langue orale et écrite ainsi que l´utilisation de stratégies linguistiques et non linguistiques adaptées au contexte. Or l´élève en primaire fera face à des situations de communications ADAPTÉES à son âge : relations sociales, familiales, centre scolaire, medias.

L´apprentissage de la langue étrangère doit contribuer aussi à développer des attitudes positives envers d´autres langues et cultures.

Il faut préciser que les CONTENUS de la LOMCE (loi organique pour l’amélioration de la qualité de l’éducation) s´organisent en quatre BLOCS, qui ont des caractéristiques spécifiques dans l´enseignement-apprentissage:

BLOC 1: Compréhension de textes oraux

BLOC 2: Production de textes oraux: expression et interaction.

BLOC 3: Compréhension de textes écrits.

BLOC 4: Production de textes écrits: expression et interaction

La linguistique actuelle et plus spécialement l´approche communicative accordent plus d´importance à la langue orale même si elle ne rejette pas l’écrite.

Les linguistes, quant à eux, étudient les deux systèmes l´oral et l´écrit séparément. Il est question pour l´interlocuteur de maitriser les structures de la langue pour pouvoir aussi bien produire que recevoir.

L’apprentissage d’une nouvelle langue contribuera donc à élargir les capacités personnelles.

2.- FACTEURS QUI DEFINISSENT UNE SITUATION DE COMMUNICATION : EMETTEUR, RECEPTEUR, FONCTIONNALITE, CONTEXTE

Le schéma de la communication de Roman Jakobson (1896-1982) intègre les différentes fonctions du langage. Il est une référence à l’heure actuelle, tout comme le structuralisme de Saussure.

2.1. Éléments de la communication

Les facteurs constitutifs de tout acte de communication verbale sont:

a) L’émetteur, destinateur ou locuteur (ou «scripteur» en communication écrite) envoie un message au destinataire (auditeur) ; ce peut être un individu ou un groupe.

b) Le récepteur ou destinataire reçoit le message. Sa « mission » est de décoder le message. On peut faire une distinction utile entre :

récepteurs effectifs : Ceux qui décodent seulement le message.

récepteurs ciblés : Ceux qui après avoir décodé, deviennent émetteurs. Ils sont tantôt émetteurs, tantôt destinataires.

c) L’environnement : c´est le contexte ou la situation spatio-temporelle dans laquelle l´énoncé apparaît. Il est très important pour l’interprétation du message car il y a des données culturelles, religieuses,…et qui devront être prises en compte.

d) Le message est l’objet de la communication ; il est constitué par le contenu des informations transmises.

e) Le canal de communication (ou contact). C’est le moyen à travers lequel on transmet le message. À partir des sens qui interviennent, on peut distinguer différents canaux : l’ouïe (canal auditif), la vue (canal visuel), le toucher (canal tactile; cf. le cas du braille), l’odorat (canal olfactif; cas des parfums) et le goût (canal gustatif, fonctionnant la plupart du temps en couple avec le précédent) Ce contact permet de maintenir la communication.

Un même message peut exploiter simultanément plusieurs canaux; on parle alors de communication multicanale (par exemple : communications audio-visuelles: deux canaux, auditif et visuel).

f) Le code : c’est la langue avec des signes codifiés et la grammaire propre à une communauté.

Certains types de communication peuvent utiliser simultanément plusieurs canaux et plusieurs codes. On peut alors parler de communications pluricodiques.

Tout acte communicatif peut être analysé selon les différentes composantes qui interviennent et qui marquent ou déterminent le sens de l’interaction communicative.

DELL HYMES présenta sous forme d’acrostiche les 8 composants de tout acte communicatif, dont les initiales forment le mot « speaking » :

1.- Situation : le cadre physique (lieu et temps) et psychologique de l’échange: OÙ et QUAND.

2.- Participants : interlocuteurs, ou sujets, dotés d’une série de caractéristiques psychologiques, professionnelles et socio-culturelles, ainsi que de compétences langagières : QUI.

3.- Ends, c’est-à-dire, finalités. Ce sont les intentions des locuteurs: POURQUOI.

4.- Act sequences, c’est-à-dire, séquences d’actes. Le thème, ou actes dont on parle, c’est-à-dire le contenu du message et la forme, ou l’objet (référent) : QUOI.

5.- Key, c’est la clef. La tonalité générale de l’activité de langage

6.- Instruments: le canal, ou le moyen de communication: dialogue direct, téléphone, radio, TV, presse écrite… : CANAL

7.- Normes d’interaction et les normes d’interprétation (habitudes, référents socio-culturels). Ce facteur est en rapport au contexte psychique et socio-culturel.

8.- Genre, c’est le type d’activité de langage; le registre ou niveau de langue : COMMENT.

Les nouvelles méthodes d’enseignement des langues partent de la réflexion sur le QUOI et le COMMENT on enseigne et le QUOI et le COMMENT on l’apprend.

2.2. Les fonctions du langage

Roman Jakobson associe une fonction linguistique à chacun des six éléments impliqués dans le processus de communication.

1. FONCTION EXPRESSIVE OU ÉMOTIVE : En rapport avec l’émetteur. Elle a le but de montrer les attitudes et sentiments de l’émetteur. On utilise fréquemment des phrases exclamatives, des interjections, des diminutifs… Exemple : Ouf, j’ai si chaud !

2. FONCTION APPELATIVE OU CONNATIVE : En rapport avec le récepteur. Elle a le but d’attirer l’attention du récepteur pour influencer sur lui à travers des ordres ou des conseils. On utilise souvent des exclamations et des verbes à l’impératif. Exemple : Arrête et écoute

3. FONCTION REPRÉSENTATIVE OU INFORMATIVE : En rapport avec le contexte. On l’utilise pour donner des informations au récepteur. Le langage est simple, clair et précis. Exemple: Ce matin il a plu dans mon village.

4. FONCTION FATIQUE : En rapport avec le canal. Elle a le but de vérifier que le canal de communication entre l’émetteur et le récepteur reste ouvert. On emploie des interrogations ou des formules faites et courtes. Exemples : Allô ? / Tu m’écoutes ?

5. FONCTION MÉTALINGUISTIQUE : En rapport avec le code. On utilise la langue pour expliquer et analyser le code linguistique. On l’emploie aussi quand on veut expliquer le sens d’un mot ou d’une expression. Exemple : «Mouchoir» est un nom masculin singulier

6. FONCTION POÉTIQUE : En rapport avec le message. Cette fonction attire l’attention sur la forme du message, en utilisant des ressources propres de la langue littéraire (figures rétoriques). Cette fonction est exclusive de la langue écrite. Exemple : Une orange sur la table / ta robe sur la table / et toi dans mon lit. Doux présent du présent, / fraîcheur de la nuit, / chaleur de ma vie. (Jacques Prévert)

Habituellement on combine plusieurs fonctions. Dans ce cas, on parle d’une fonction dominante et de fonctions secondaires.

La négociation du sens est également importante, ce qui implique que les interlocuteurs s´adaptent constamment pour arriver à une communication efficace.

Pour favoriser l’apprentissage en langue seconde, il est important d’offrir aux apprenants de nombreuses occasions d’interagir et de communiquer entre eux. Par contre, leur compétence linguistique ne leur permet pas toujours d’exprimer leurs idées comme s’ils le faisaient dans leur langue maternelle. L’enseignante ou l’enseignant peut alors avoir recours à différentes stratégies pour essayer d’amener les élèves à reformuler leur message :

– Négociation du sens (par exemple, poser des questions, demandé de confirmer « Est-ce que tu veux dire… ?»)

– Le feedback (rétroaction) : C’est le retour en arrière dans le but de modifier le message.

3.- CONCLUSION

Apprendre une langue étrangère, c’est apprendre une langue vivante qui sert à communiquer. Elle permet à des gens d’échanger des informations, de réagir, d’exprimer des désirs, des sentiments et ou des opinions. Elle nous permet d’interagir.

Dans ce contexte éducatif, le Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) est devenu un outil essentiel pour développer les stratégies de production et de réception orale ou écrite.

Dès les premiers niveaux d’apprentissage, nos apprenants doivent pratiquer la langue française à l’oral et à l’écrit et percevoir l’utilité de ce qu’ils apprennent dans leur vie quotidienne.

L’enseignant doit motiver et donner envie de communiquer en cours ainsi que d’apprendre en faisant usage des nouvelles technologies (TICE et TAC). On peut, par exemple, utiliser internet pour faire des échanges avec des gens d’autres pays. De cette façon-là, on profitera pour connaître d’autres réalités différentes à l’entourage de l’élève.

Ce thème est donc essentiel d’un point de vue interdisciplinaire dans la mesure où nos apprenants pourront utiliser ou réutiliser les stratégies apprises en langue espagnole mais aussi en langue vivante 1 (généralement l’anglais) et cela, dès leur plus jeune âge.

4.- BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues. . (2001). Luxembourg: Conseil de l’Europe.

CORNAIRE, C. (1998). La Compréhension Orale. Paris : Clé International, Collection Didactique des langues étrangères.

FREINET, C. (1970). La méthode naturelle. L’apprentissage de la langue. Neuchâtel: Marabout Service .

HYMES, D. (2004). Vers la compétence de communication. Paris: Hatier.

LUCA, D. (1983). Didáctica de la lengua oral. Metodología de enseñanza y evaluación. Buenos Aires: Kapelusz.

Palucci, R. (1994). Entraîner à la compréhension. Le Français dans le Monde.

TITONE, R. (1986). El lenguaje en la interacción didáctica. Teorías y modelos de análisis. Narcea S.A.

TOUGH. (1989). Lenguage, conversación y educación. El uso curricular del habla en la escuela desde los siete años. Madrid.

VIGOTSKY, S. (s.f.). Pensamiento y lenguaje. Teoría del desarrollo cultural de las funciones psíquicas.

SITOGRAPHIE

http://www.primlangues.education.fr/php/

http://www.educasource.cndp.fr

http://pedagogie.ac-aix-marseille.fr/discip/: sites présentant toutes les disciplines