Tema 11 – Campos léxicos y semánticos en lengua francesa. Afianza tus conocimientos del Léxico necesario para la socialización, la información y la expresión de actitudes. Conoce actividades ligadas a la enseñanza y el aprendizaje del léxico

Tema 11 – Campos léxicos y semánticos en lengua francesa. Afianza tus conocimientos del Léxico necesario para la socialización, la información y la expresión de actitudes. Conoce actividades ligadas a la enseñanza y el aprendizaje del léxico

0.- INTRODUCTION.. 2

1. LES CHAMPS LEXICAUX ET SÉMANTIQUES DANS LA LANGUE FRANÇAISE 2

1.1. Différence entre lexique et vocabulaire. 2

1.2. Les mots ou signes linguistiques. 2

1.3. Champs lexical 3

1.4. Champs sémantique. 3

1.5. Relation de sens dans le lexique. 3

2. LE LEXIQUE NÉCESSAIRE POUR LA SOCIALISATION, L’INFORMATION ET L’EXPRESSION D’ATTITUDES. 4

2.1. Du français fondamental au CECRL.. 4

2.2. Organisation fonctionnelle du lexique le plus fréquent 4

2.3. Le lexique thématisé. 5

3. TYPOLOGIE D’ACTIVITÉS LIÉES À L’ENSEIGNEMENT ET L’APPRENTISSAGE DU LEXIQUE DANS LA CLASSE DE LANGUE ÉTRANGÈRE.. 5

3.1. Importance du lexique. 5

3.2. Typologie d’activités. 6

4. CONCLUSION.. 7

5. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE.. 7

0.- INTRODUCTION

«  Il n’est pas de bonne pédagogie

qui ne commence par éveiller le désir d’apprendre »

François de Closets

Voilà une phrase du célèbre journaliste et écrivain, qui peut résumer le véritable défi de tout enseignant. En effet, c’est à lui qu’incombe la tâche d’« éveiller le désir d’apprendre ». Et cela passe par l’apprentissage du lexique.

Il faut dire que le lexique a été abordé ou laissé en marge au fil des différentes méthodologies qui ont été adoptées.

Dès lors, dans ce thème, nous allons d’abord faire une distinction entre champs lexicaux et champs sémantiques.

Ensuite, nous verrons le lexique nécessaire pour la socialisation, information et l’expression d’attitudes.

Enfin, nous proposerons, une typologie d’activités liées à l’enseignement et l’apprentissage du lexique en classe de FLE.

Ajoutons enfin que, la nouvelle Loi Organique 8/2013 du 9 décembre pour l´amélioration de la qualité éducative (LOMCE) intègre dans ses Critères d´évaluation pour Français deuxième langue étrangère : connaître et utiliser un répertoire limité de lexique oral de haute fréquence relatif aux situations quotidiennes et aux sujets habituels et concrets relatifs aux propres intérêts, expériences et besoins.

1. LES CHAMPS LEXICAUX ET SÉMANTIQUES DANS LA LANGUE FRANÇAISE

1.1. Différence entre lexique et vocabulaire

Si lexique et vocabulaire sont quasi synonymes, il y a une différence : Le lexique est le trésor de la langue française. Il est composé de tous les mots. Le vocabulaire est une réalisation effective du lexique. Ex : vocabulaire du sport, de la médecine, etc.

Etudier le lexique d’un texte consiste à analyser les multiples sens des mots et les relations qu’ils entretiennent.

1.2. Les mots ou signes linguistiques

Dans le langage courant, un mot est une suite de caractères graphiques ou de sons formant une unité sémantique et pouvant être distingués par un séparateur (blanc typographique à l’écrit, pause à l’oral).

Lorsque l’on parle de mot en linguistique, il faut obligatoirement faire référence à l’éminent linguiste et père de la linguistique moderne : Ferdinand de Saussure qui le définit en tant que signe linguistique.

  1. Il est doté d’un contenu sémantique (signifié) et d’une expression phonique (signifiant): il unit “un concept et une image acoustique”.

clip_image004

Exemple : CANARD : Signifiant = [ k ]+ [ a ]+ [ n ]+ [ a ]+[ r ].

Signifié = la représentation mentale d’un canard (avec ses pattes, son bec etc.)

Connaître un mot c’est circuler entre les trois aspects du mot:

Son signifiant oral, c’est-à-dire son image acoustique

Son signifiant écrit, c’est-à-dire sa forme écrite, l’assemblage des lettres qui constituent sa graphie

Son signifié, c’est-à- dire son sens.

Dans la langue française, il existe:

– des mots simples: gare, table, sel, etc.

– des mots dérivés: manifestation, librement, insupportable, etc.

– des mots composés: wagon-lit, chemin de fer, etc. Il arrive que les mots composés fusionnent en un seul mot ex : portefeuille

1.3. Champs lexical

En lexicologie, le terme « champ » est utilisé pour désigner la structure d’un domaine linguistique donné. Les deux notions de « champ sémantique » et de « champ lexical » sont très souvent confondues.

ü On appelle champ lexical l’ensemble des termes qui se rapportent à une même idée. Ex : chapitre-préface-dédicace-page-lire-auteur ==> livre

Ex : merveilleux- génial- homme- sympa – towapo – modeste ==> Eddy J

1.4. Champs sémantique

ü On appelle champ sémantique d’un mot, l’ensemble de ses sens qu’il peut prendre.

Ex : Les emplois suivants forment le champ sémantique du verbe gagner: gagner de l’argent par son travail, gagner au jeu, gagner à être connu, gagner une course (la remporter), gagner du terrain, gagner le rivage (l’atteindre).

1.5. Relation de sens dans le lexique

On appelle homonymes deux mots de même prononciation, mais différents par le sens. (Même signifiant et signifié différent) le ver allait vers le verre vert

On appelle synonymes des mots qui, appartenant à la même classe grammaticale, ont à peu près la même signification. C’est pourquoi on parle plutôt de “quasi-synonymes” ou de “para synonymes”. En effet, si briser, rompre, casser, sont commutables dans de nombreux contextes, on brise la glace mais on ne la rompt pas. De même que l’on casse sa tirelire, mais on ne la brise pas. D’un point de vue linguistique nous pouvons dire que les synonymes ont des signifiants différents, mais un même signifié.

Les antonymes ou contraires sont des mots qui, appartenant à la même classe grammaticale, s’opposent directement s’un à l’autre par le sens : Marié / Célibataire, Bruit / Silence, Grand / Petit, Acheter / Vendre etc.

Remarque : les paronymes sont des mots presque homonymes, ne présentant qu’une ressemblance approximative de son ou d’orthographe. Exemples : inculper / inculquer Conjecture / conjoncture Avènement / événement.

2. LE LEXIQUE NÉCESSAIRE POUR LA SOCIALISATION, L’INFORMATION ET L’EXPRESSION D’ATTITUDES

2.1. Du français fondamental au CECRL

Autrefois, Le linguiste Gougenheim et le pédagogue Rivenc ont été chargés de mettre au point « le français fondamental » qui est constitué de deux listes dans lesquelles sont répertoriées une gradation grammaticale et lexicale à partir d’enquêtes statistiques du français employé couramment. La première liste constitue le premier degré du français fondamental avec ses 1475 mots. La deuxième liste est considéré le deuxième degré avec ses 1609 mots. Le français fondamental premier degré est considéré la base indispensable à atteindre pour l’enseignement du FLE à l’école primaire.

Aujourd’hui le CECRL propose des indicateurs.

C’est au niveau A2 (intermédiaire ou de survie) que l’on trouvera la plupart des descripteurs qui indiquent les rapports sociaux tels que : utilise les formes quotidiennes de politesse et d’adresse ; accueille quelqu’un, lui demande de ses nouvelles et réagit à la réponse.

Mais c’est aussi au niveau de la compétence lexicale, elle-même faisant partie intégrante de la compétence linguistique, que le CECRL nous donne des indicateurs. Il s’agit de la connaissance et de la capacité à utiliser le vocabulaire d’une langue.

ü Chapitre 5.2.2.1 : marqueurs de relations sociales : ex : salutations : Bonjour !

ü Chapitre 5.2.2.2 : Règles de politesse : ex : Utilisation convenable de merci, s’il vous plaît, etc.

2.2. Organisation fonctionnelle du lexique le plus fréquent

À partir du français fondamental premier degré, on classifie les mots les plus utilisées en catégories distinctives:

-Les mots grammaticaux:

Les pronoms, les déterminants, les mots invariables, les adverbes et les expressions courantes (il y a, c’est, quoi!, ah!, bon!, ben…)

-Les adjectifs

-Les verbes

-Les substantifs

Ces mots constituent le noyau des mots les plus fréquents que les personnes ont tendances à employer.

Tous ces mots doivent être avant tout connus et compris dans la langue maternelle pour pouvoir être ensuite assimilée en langue étrangère.

2.3. Le lexique thématisé

Aujourd’hui, pour enseigner la langue, nous avons tendance à classifier par thème; le vocabulaire, la grammaire et la phonétique à travailler sont intégrés dans chaque thème. Bien entendu, il n’est pas question d’apprendre le vocabulaire sous forme de liste mais plutôt d’intégrer les mots nouveaux à partir de textes oraux ou écrits dans un contexte précis. Le travail de socialisation et des attitudes à avoir sont faits transversalement dans tous les thèmes abordés.

Exemples de thèmes travaillés:

-Les salutations, les présentations, la description, l’école: les affaires scolaires, la classe, l’emploi du temps, l’espace, etc. ; les vacances, les voyages, les monuments historiques, la nourriture, l’environnement: les villes et les villages, la campagne, la montagne et la plage, les animaux, etc. ; la famille, les loisirs, le sport, la musique, le dessin, etc. ; les fêtes: Noël, Carnaval, Pâques, etc. ; les jeux, la lecture, les transports, les métiers, les actions courantes, la maison.

3. TYPOLOGIE D’ACTIVITÉS LIÉES À L’ENSEIGNEMENT ET L’APPRENTISSAGE DU LEXIQUE DANS LA CLASSE DE LANGUE ÉTRANGÈRE

3.1. Importance du lexique

Dans son apprentissage de la langue, l’enfant ne maîtrise pas la formulation des phrases complexes ; ainsi, pour s’exprimer et se faire comprendre, son seul recours consiste à passer par les mots. Cet exemple transposé au quotidien de nos cours de langue, nous permet de mesurer l’importance du lexique la source de toute communication.

Au cours des dernières décennies, la recherche linguistique s’est tournée vers le sens, redorant du même coup le blason du lexique avec l’avènement en didactique appliquée de l’approche communicative et de l’authenticité de la langue. En effet, une langue se parle grâce à sa syntaxe, mais tout autant grâce aux mots.

L’acquisition du lexique semble le moyen le plus solide pour permettre à l’apprenant d’accéder à l’autonomie dans des situations de communications orales ou écrites.

Le processus d’apprentissage du vocabulaire est intimement lié à certains facteurs, dont l’aptitude à mémoriser les mots.

Les émotions négatives (anxiété, stress, fatigue, bruit) jouent un rôle sur les capacités de mémorisation. Il apparaît donc que les difficultés des apprenants ne sont pas forcément définitives. Un environnement lourd et menaçant va entraver la mémoire à long terme de l’élève, tandis qu’un environnement agréable, des pauses, des réactivations, une multiplicité de points de vue vont améliorer celle-ci.

3.2. Typologie d’activités

Les textes lacunaires : L’on les a aussi appelés textes à trous. Cette typologie d’exercices peut présenter par exemple des textes avec des mots ou expressions qui ont été effacés (sous forme de lacunes, d’où le nom de ces exercices) et que les apprenants doivent compléter avec ce qui manque. Ces textes peuvent montrer des lacunes à intervalles réguliers ou irréguliers, mais aussi des lacunes invisibles où l’apprenant devrait découvrir les éléments effacés. Un autre exemple de cette typologie d’exercices serait une bande dessinée à compléter avec le texte manquant

Par exemple dans la chanson d’Ilona « un monde parfait » : effacer les couleurs et les animaux.

Les questionnaires à choix multiple (Q.C.M.) : Cette typologie d’exercices s’applique surtout pour évaluer le niveau de compréhension (orale ou écrite) des élèves. Elle trouve sa base sur une phrase ou une question qui vient accompagnée de plusieurs réponses parmi lesquelles les élèves doivent choisir celle qui est correcte. Un exemple de cette typologie peut être l’exercice que l’on appelle chasser l’intrus, où l’on présente aux élèves des ensembles de mots ou d’expressions dans lesquels il y a un ou plusieurs mots ou expressions qui ne devraient pas s’y trouver d’après une logique antérieurement établie.

Les tableaux : dans cette typologie d’exercices, l’élève est amené à faire un classement des éléments qui lui sont fournis. L’on peut par exemple classer les mots d’après leur catégorie grammaticale, classer des éléments qui se trouvent en opposition. Ex : classer les vêtements masculin et féminin.

Les puzzles : ils s’érigent sur l’écrit et servent à tester la compréhension des textes à partir de sa restructuration, puisque le principe de cette typologie est que le texte est présenté aux élèves en différentes parties découpées et en désordre que ceux-ci devront restituer.

Les jeux : l’apprentissage ludique est gage de réussite et il est devenu central dans l’apprentissage du FLE. Les jeux à l’écrit comme les charades, les mots croisés, mots mêlés, le pendu, les proverbes, les poésies, et à l’oral les jeux traditionnels, les jeux de mémorisation, les jeux de cartes, le jeu de l’oie, les dominos, les jeux de famille, etc. Le baccalauréat fonctionne bien lorsque le niveau est déjà avancé.

Les activités théâtrales et musicales: les chansons, comptines, les karaokés, travaillés à l’oral en chantant ou en théâtralisant.

Les contes, les livres, les bandes dessinées, permettent aussi de travailler le lexique

LES TICES fournissent des ressources inépuisables : lexiquefle.free.fr, lepointdufle.net, imagiers.net, etc, etc

FLASHCARDS pour la classe : on peut créer une boîte de vocabulaire de différentes couleurs pour les thèmes, etc., que l’on utilisera en fin de classe de temps en temps pour remémorer le lexique. En effet, l’ancrage du lexique dans la mémoire à long terme peut être amélioré par la stratégie de la “révision structurée “d’Oxford et Crookall, qui consiste à élaborer une sorte de ” planning ” de révision des mots nouveaux à intervalles, de durée croissante : toutes les séances, tous les 3 jours, toutes les semaines et ainsi de suite.

Le mime peut être également utilisé pour introduire des catégories lexicales spécifiques, telles que les animaux, les métiers, les verbes d’action.

La liste est loin d’être exhaustive…

4. CONCLUSION

La finalité de l’apprentissage du lexique est d’avoir un bagage lexical important et actif. C’est-à-dire qu’il faut que l’enfant sache l’utiliser et le réutiliser dans différents contextes. Tel que le signalent la LOMCE et le curriculum de base, en Andalousie, la priorité de l’enseignement d’une langue étrangère est la compréhension et l’expression en LE dans des situations communicatives et significatives proches de l’enfant.

Dès lors, ce thème est important d’un point de vue interculturel dans la mesure où il favorisera l’échange et l’acceptation de l’autre. Il est essentiel d’un point de vue interdisciplinaire car il servira à l’anglais par exemple.

Enfin, il met en exergue les compétences clés telle que la compétence linguistique mais aussi d’apprendre à apprendre. Et l’apprentissage ludique permet « d’éveiller le désir d’apprendre »

5. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

clip_image001 BIBLIOGRAPHIE

ü Cavalla C., Crozier E., Dumarest D., et al. (2009) Le vocabulaire en classe de langue. Paris : CLÉ International

ü Tréville M.C. et Duquette L. (1996) Enseigner le vocabulaire en classe de langue. Paris : Hachette

ü Gallison, Robert, La lexicologie et enseignement des langues, Hachette, 2005.

ü Miquel C. (2002) Vocabulaire progressif du français niveau débutant avec 250 exercices. Paris : CLÉ International

clip_image001[1] SITOGRAPHIE clip_image006

ü www.lepointdufle.net/

ü http://www.francparler.org/

ü www.imagiers.net

ü http://www.coe.int/T/DG4/Linguistic/Source/Framework_FR.pdf