Tema 12 – Elementos esenciales de morfosintaxis de la lengua francesa. Debes hacer especial énfasis en las estructuras comunicativas elementales. Categorías gramaticales en las producciones orales y escritas con el fin de mejorar la comunicación

Tema 12 – Elementos esenciales de morfosintaxis de la lengua francesa. Debes hacer especial énfasis en las estructuras comunicativas elementales. Categorías gramaticales en las producciones orales y escritas con el fin de mejorar la comunicación

ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE MORPHOSYNTAXE DE LA LANGUE FRANÇAISE. STRUCTURES COMMUNICATIVES ÉLÉMENTAIRES. L’USAGE PROGRESSIF DES CATÉGORIES GRAMMATICALES DANS LES PRODUCTIONS ORALES ET ÉCRITES POUR AMÉLIORER LA COMMUNICATION

0.- INTRODUCTION. 2

1. ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE MORPHOSYNTAXE DE LA LANGUE FRANÇAIS. 2

1.1. La morphologie, la syntaxe, la morphosyntaxe. 2

1.2. Classification des mots : les parties du discours. 5

2. Structures communicatives élémentaires. 7

2.1. La phrase simple et phrase complexe. 7

2.2. Types de phrases. 8

3. L’usage progressif des catégories grammaticales dans les productions orales et écrites pour améliorer la communication. 8

3.1. La progression. 8

3.2. La progression grammaticale. 9

3.3. La compétence grammaticale. 9

3.4. Enseigner la grammaire. 10

4. CONCLUSION. 11

5. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE. 12

0.- INTRODUCTION

«  Il n’est pas de bonne pédagogie qui ne commence par éveiller le désir d’apprendre »

François de Closets

Voilà une phrase du célèbre journaliste et écrivain, qui peut résumer le véritable défi de tout enseignant. En effet, c’est à lui qu’incombe la tâche d’« éveiller le désir d’apprendre ». Et cela passe par l’acquisition d’une compétence de communication dans toutes ses composantes.

Parmi celle-ci, celle qui nous intéresse au premier chef ici, c’est la compétence grammaticale, en accord avec le CECRL.

Dès lors, nous allons tenter de synthétiser le mieux possible ce thème en expliquant dans une première partie les éléments de morphosyntaxe de la langue française.

Ensuite, nous parlerons des structures communicatives élémentaires.

En fin, dans une dernière partie, nous aborderons l’usage progressif des catégories grammaticales en classe de FLE. Ces éléments aideront l’apprenant à acquérir une compétence de communication et devenir ainsi un citoyen actif.

Ajoutons enfin que le ” Décret Royal” 126/2014, du 28 Février de la nouvelle Loi Organique pour l´amélioration de la qualité éducative (LOMCE) établit le curriculum de base pour l´éducation en primaire veut promouvoir la maîtrise de la deuxième langue, voire, une troisième langue étrangère; cela est devenu une priorité dans d´éducation conséquence du processus de globalisation ainsi que l´une des faiblesses de notre système éducatif. L´union européenne fixe la promotion du plurilinguisme comme l´un des objectifs incontournables pour la construction d´un projet européen.

1. ÉLÉMENTS ESSENTIELS DE MORPHOSYNTAXE DE LA LANGUE FRANÇAISE

1.1. La morphologie, la syntaxe, la morphosyntaxe

La morphosyntaxe est définie dans le Petit Robert comme « l’étude des formes et des règles de combinaison régissant la formation des énoncés ».

La Morphosyntaxe apparaît formée à partir de deux domaines : la morphologie et la syntaxe.

La morphologie :

La morphologie étudie la formation interne des mots dans une langue. Son unité de base, est le morphème (ou monème selon les écoles).

Ex : sortons contient deux morphèmes sort +ons

Sort: radical de verbe sortir, l’idée d’une action de mouvement

Ons: porte des indications de personne, de temps et de mode (indicatif/impératif)

On distingue trois types de phénomènes dans la morphologie:

Le phénomène de flexion (conjugaison de verbes) : ainsi, les verbes français se reconnaissent immédiatement au fait qu’ils se conjuguent : leurs terminaisons varient selon la personne, le nombre, le temps et le mode.

Le phénomène de dérivation (la morphologie lexicale) = dérivation affixale (adjonction d’un préfixe ou suffixe ex : re-faire ou cultur-el.

Le phénomène de composition caractérisé par la combinaison d’au moins deux mots (wagon-lit, aigre-doux, to-wapoJ).

Nous distinguons la composition « populaire », à partir de mots français, de la composition savante, à partir d‘éléments grecs ou latins, et nous y ajoutons les mots valises, qui sont des mots composés par télescopage réunissent la tête d’un mot et la queue d’un autre. Ex : Teknival : le nom se rapporte aux concerts de musique techno. Le second élément est bien entendu dérivé du mot festival. Ou encore Franglais, ou photocopie + pillage = photocopillage

La syntaxe vient du grec syntaxis, signifiant “ordre”, “arrangement”. Ainsi la syntaxe étudiera l’organisation des unités dans un énoncé. En français, l’existence d’une dimension syntaxique est d’emblée confirmée par le caractère non arbitraire de l’ordre des mots.

Ces deux parties composantes de la morphosyntaxe permettent de montrer comment la structure d’une phrase dans une langue donnée permet à tout locuteur de comprendre le sens de cette phrase.

Ex. a/ un homme grand b/ un grand homme

La morphosyntaxe :

C’est l’étude de la syntaxe en tenant compte de la nature des mots, de leur forme et de leur fonction. C’est donc la combinaison de la morphologie et de la syntaxe. La morphosyntaxe concerne l’ensemble des structures qui permettent de construire grammaticalement un énoncé.

En français, la morphosyntaxe s’exprime de manière lexicale, flexionnelle, contextuelle (formes obligatoires comme les clitiques et les mots purement grammaticaux) et positionnelle (formes optionnelles qui concernent l’ordre des groupes de mots), chaque codage pouvant avoir plusieurs variétés.

Les modifications les plus externes (positionnelles) sont les plus récentes et les plus vivantes, c’est-à-dire les plus faciles à modifier et celles qui servent à créer le plus de nouvelles formes. Par exemple, « trop » remplace « très » chez la plupart des jeunes, mais une telle modification serait peu envisageable dans les flexions d’un verbe.

Morphosyntaxe lexicale : Elle concerne la formation des mots et la création de nouvelles unités lexicales par, la dérivation, la préfixation, la suffixation et la composition (on y ajoute aussi la conversion, appelée aussi transfert ou dérivation impropre) qui, peut, sans rien changer à l’apparence externe des mots leur attribuer des fonctions nouvelles, elle les fait passer d’une catégorie grammaticale à une autre. Exemples : le parler, le moi, le ça, les pourquoi et les comment, etc..

La morphosyntaxe flexionnelle : Elle concerne en français, les variations flexionnelles de trois grands types d’usages: changement de catégorie d’un mot (ou modification sémantique du mot), oppositions entre singulier et pluriel ou entre masculin et féminin des noms, formes verbales (temps et personne).

Changements catégoriels  Ex. Transformer – transformation Marteau – marteler

Flexion nominale: Elle peut toucher la variation de genre comme joueur/ joueuse, fermier/ fermière, et aussi la variation de sens comme table, tableau, tablette, tablée et tableautin

A noter que la variation en genre et en nombre des noms peuvent s’exprimer sous la forme d’une modification du suffixe comme cheval / chevaux, directeur/directrice, etc.

Flexion adjectivale: Elle concerne la variation de genre comme noir / noire, blanc / blanche, joli / jolie, gentil /gentille

Flexion verbale: Elle permet de modifier le temps et la personne.

Ex : Variation de temps: je marche, je marchais, je marcherai

Variation de personne: je marche, nous marchons, vous marchez

Une très large partie de la morphosyntaxe flexionnelle porte sur le verbe.

La flexion verbale est beaucoup plus distinctive à l’écrit que l’oral. A titre d’exemple, à l’oral, au présent de l’indicatif, les formes en e, es et ent ont toutes la même prononciation pour les verbes réguliers. Par contre, pour les verbes du troisième groupe la flexion est distinctive à l’oral.

La morphosyntaxe contextuelle: Elle se rapporte aux groupes nominaux et groupes verbaux. Elle comprend l’ensemble des formes appelées clitiques (associées au verbe) comme les formes de négation, les déterminants et les prépositions, ainsi que certains adverbes. Dans sa grande partie, la morphosyntaxe contextuelle s’intéresse aux mécanismes qui permettent de construire les groupes nominaux. Pour la presque totalité des noms, l’indication de genre n’est disponible que grâce à la présence du déterminant. Il est à signaler aussi que les prépositions sont incluses dans les groupes nominaux.

Le groupe nominal :

– Variation de genre: le vase, la vase / le livre, la livre / le tour, la tour

– Variation de nombre: l’enfant, les enfants / l’animal, les animaux

– Variation de rôle: papa, à papa, pour papa

Le groupe verbal : Comme pour le groupe nominal, la majeure partie des variations verbales en français relève de la morphosyntaxe contextuelle.

Variation de temps a dansé – avait dansé – aura dansé

Variation de personne je danse – tu danses – il danse – elle danse – on danse

Variation d’aspect (statique ou dynamique). En linguistique on parle de procès. Statique lorsque l’action est terminée : j’ai dansé. Dynamique si l’action est en cours ou elle est en train d’être achevée : je danse –– je vais finir dans 5 minutes

Variation modale elle exprime une valeur de vérité logique aux verbes (entre nécessité, possibilité, impossibilité et contingence) je danse – je veux danser – je dois danser – je peux danser – je fais danser. Toutes ces formes ont en commun l’usage d’un auxiliaire suivi d’un infinitif. Elles relèvent de constructions contextuelles car il est impossible d’inverser les deux verbes (je peux chanter vs. *je chante pouvoir)

Négation (Toutes ces phrases peuvent être négatives) je danse – je (ne) danse pas

La morphosyntaxe positionnelle: La morphosyntaxe positionnelle se différencie de la morphosyntaxe contextuelle en ce qu’elle s’intéresse à la position de l’objet et le sujet du verbe qui, en fonction de leur position, apporte un sens nouveau et différent.

Ex :

L’Algérie a battu la Lybie.

La Lybie a battu l’Algérie.

→ L’analyse morphosyntaxique s’articule autour de trois niveaux: le mot, la proposition et la phrase.

1.2. Classification des mots : les parties du discours

Le mot est dans le langage courant, une suite de sons ou de caractères graphiques formant une unité sémantique et pouvant être distingués par un séparateur (blanc à l’écrit et une pause à l’oral). Le terme mot est depuis longtemps délaissé par les linguistes au profit de terminologies scientifiques plus précises comme le vocable, le lexème, ou bien le morphème.

Les mots du français sont rangés traditionnellement en neuf catégories ou parties du discours (discours signifie ici la suite de mots, phrases pour exprimer sa pensée).

a.- Les mots variables

5 espèces de mots sont variables : le nom ou substantif, l’article, l’adjectif, pronom, et verbe. Le substantif : sert à désigner, nommer, les êtres et les choses, l’article : sert à marquer un sens complètement ou incomplètement déterminé du nom qu’il précède, L’adjectif : se joint au nom pour le qualifier ou le déterminer, le pronom : désigne les êtres ou les choses en représentant, en général un nom, un adjectif, une idée, une proposition, le verbe : exprime l’existence, l’action ou l’état.

b.- Les mots invariables

4 espèces de mots sont invariables : L’adverbe modifie un verbe, un adjectif, ou autre adverbe : ex : il marche lentement, la préposition marque un rapport entre le mot devant lequel elle est placée et un autre mot, la conjonction unit deux mots, deux groupes de mots ou deux propositions. Ex : il est sympa mais je ne l’aime pas, l’interjection exprime une émotion de l’âme chut !

Mais, on peut aussi se baser sur 2 critères pour les classes des mots :

Morphologiques : variation du genre, du nombre, du temps, de la personne…

Syntaxiques : rôle syntaxique des catégories

Critère morphologique

Critère syntaxique

Le nom (ou substantif)

Variable en genre et en nombre (excepté les noms

propres)

Il a toutes les fonctions dans la phrase (sujet, attribut, complément)

Le verbe

Variable en nombre, personne, mode, temps, aspect et voix

aucune fonction syntaxique sauf lorsqu’il est infinitif ou participe (c’est le noyau)

L’article

varie en genre et en nombre en fonction du nom qu’il détermine

détermine exclusivement le nom

L’adjectif (prédéterminant et déterminant)

Varie en genre et en nombre en fonction du nom qu’il détermine. (l’adjectif cardinal est invariable sauf 20 et 100)

ne peuvent pas se combiner: *les mes enfants

sauf les numéraux

cardinaux: les deux enfants

L’adjectif qualificatif peut être épithète (J’aime le thé chaud) ou attribut (elle est très moche)

L’adverbe

invariable

complément du verbe (il travaille beaucoup), d’un adjectif (Elle est très jolie), d’un autre adverbe (nous allons assez souvent au cinéma), d’un nom (J’ai ouvert les fenêtres arrières), d’une préposition (j’habite près de Paris) ou de liaison entre deux phrases (Nous sommes allés à la campagne; heureusement, il a fait beau)

Le pronom

il est variable en genre et en nombre en fonction de l’élément qu’il remplace:

– il varie selon la personne, le genre et le nombre (pronom personnel)

– il varie selon la fonction, le genre et le nombre (pronom relatif),

on, rien, personne sont invariables.

il a toutes les fonctions du nom.

La préposition

invariable

établit un rapport de dépendance syntaxique.

La conjonction

invariable

La conjonction de coordination lie deux syntagmes de même type.

La conjonction de subordination lie un syntagme subordinal (proposition subordonnée)

à un autre syntagme

L’interjection

invariables: eh! euh! hein! ouf! chut!

Autonome syntaxiquement

2. Structures communicatives élémentaires

2.1. La phrase simple et phrase complexe

Une phrase est reconnue par ses limites, à l’écrit par une majuscule et un signe de ponctuation et à l’oral par le début et la fin d’une intonation particulière.

Toute phrase canonique (phrase simple) est réductible à la séquence ordonnée GN-GV. Ex : Le chat dort. Dans les grammaires génératives, on retrouve ainsi le schéma suivant :

P → GN + GV

On appelle phrase complexe toute phrase qui est composée de plusieurs propositions et qui possèdent donc plusieurs verbes conjugués.

Exemple :

Lancelot se battait / parce qu’il voulait plaire à la reine Guenièvre.

→ 2 verbes = 2 propositions = une phrase complexe

Ces propositions peuvent être reliées de différentes manières :

La juxtaposition

Les propositions sont séparées par une virgule, un point-virgule ou par deux points. Elles sont indépendantes. (La nature des propositions est : « proposition indépendante ».) Lancelot se battait ; il voulait plaire à la reine Guenièvre.

La coordination

Les propositions sont reliées par une conjonction de coordination (mais, ou, et, donc, or, ni, car) ou par un adverbe de liaison (alors, puis, en effet, d’abord, toutefois…). Elles sont indépendantes. Lancelot se battait et il chevauchait dans toutes les contrées.

La subordination

Une proposition subordonnée (= nature d’une proposition qui dépend d’une autre proposition) dépend d’une proposition principale (= nature d’une proposition contenant l’information principale de la phrase). Elle contient l’information principale de la phrase.

La proposition subordonnée est souvent introduite par un mot subordonnant comme les pronoms relatifs (qui, que, quoi, dont, où…) ou les conjonctions de subordination (que, quand, lorsque, puisque, dès que…). Une proposition subordonnée complète une proposition principale.

Lancelot se battait pendant que Guenièvre l’attendait.

Proposition principale Proposition subordonnée

2.2. Types de phrases

Les actes de langage, à savoir les types de phrases sont appelés les modalités d’énonciation.

Dans le passage de la phrase à l’énoncé, l’énonciateur manifeste nécessairement son attitude à l’égard de ce contenu : doute (Céline part-elle ?), certitude (Céline part.), volonté (Que Céline parte !) ou émotion (Céline part !). Cette attitude spécifique, trace de son engagement dans l’énoncé peut effectivement varier alors même que le contenu notionnel reste inchangé. La notion de modalité regroupe ces diverses variations.

Quatre modalités sont ainsi distinguées : assertive (énoncé donné pour être vrai), interrogative (mise en débat du contenu de l’énoncé), jussive ou injonctive (exécution requise du contenu de l’énoncé), exclamative (réaction affective face à la situation considérée). Toute phrase est nécessairement affectée d’une modalité. Comme on le voit, la phrase négative ne constitue pas une modalité.

3. L’usage progressif des catégories grammaticales dans les productions orales et écrites pour améliorer la communication

3.1. La progression

La notion de « règle grammaticale » en classe de FLE ne doit pas être interprétée comme l’équivalent de règles pour le français langue maternelle (FLM). En FLE, les enseignants avancent de manière très progressive.

La progression est en rapport direct avec la pédagogie utilisée par le professeur. Pour qu’il y ait une progression satisfaisante il faut prendre en compte quelques principes généraux comme:

-Savoir choisir les éléments à enseigner et la mise en ordre de ces éléments du plus simple au plus complexe et du contenu le plus proche au plus éloigné.

-Savoir comment enseigner les contenus en ayant à sa disposition plusieurs ressources.

-La révision est une partie fondamentale de la progression. Il ne s’agit pas seulement d’avancer dans l’enseignement des contenus mais surtout, de vérifier si ces éléments sont acquis.

-Lorsqu’on parle de progression linguistique, on englobe aussi la progression culturelle, phonétique, lexicale et grammaticale.

3.2. La progression grammaticale

Cette progression doit se faire en même temps que les autres progressions lexicales, culturelles, phonétiques que je viens de citer. La grammaire doit être enseignée d’une manière attractive, ludique grâce à des activités qui sont intéressantes pour les élèves de l’école primaire.

Elle doit être enseignée en situation de communication réelle et non pas comme dans la méthodologie traditionnelle où l’enseignement de la grammaire consistait à apprendre par cœur une règle et l’appliquer dans de nombreux exercices répétitifs et écrits. De plus, nous partirons des exemples pour en conclure sur une règle et ses exceptions. Mais l’important n’est pas de connaître les règles grammaticales mais plutôt de savoir les appliquer dans des situations communicatives réelles. Nous développons ainsi le savoir-faire. Bien entendu il faut s’assurer que les enfants connaissent les éléments grammaticaux à travailler dans leur langue maternelle. Sinon, l’apprentissage significatif sera difficile à obtenir.

À l’école primaire, les phrases simples seront les plus utilisées même si quelques phrases complexes seront abordées telles que la juxtaposée, la coordonnée et la subordonnée comme la relative, les circonstancielles et les corrélatives de comparaison.

L’enseignement de la grammaire doit s’adapter aux besoins des élèves d’un certain âge pour que les apprentissages soient significatifs.

3.3. La compétence grammaticale

Le but est d’acquérir une véritable compétence grammaticale, qui fait partie de la compétence communicative du CECRL. Cette compétence a toujours été intégrée depuis les travaux de Dell Hymes au CECRL en passant par Sophie Moirand.

Cette dernière est la capacité de formuler et d’interpréter des phrases grammaticalement correctes et composées des mots dans leur sens habituel hors de tout contexte. La compétence grammaticale, c’est la connaissance des ressources grammaticales de la langue et la capacité de les utiliser.

N’oublions pas que l’arrêté ECD/65/2015, du 21 janvier rappelle dans l’annexe 1 que la compétence en communication linguistique intègre diverses composantes dont la composante grammaticale.

La caractéristique principale d’une compétence grammaticale ce n’est donc pas être capable de reproduire aveuglément des phrases, mais de produire du sens, dans un but communicatif.

Elle est fondée sur la tâche.

En effet, la compétence grammaticale, c’est la connaissance des ressources grammaticales de la langue et la capacité de les utiliser : la morphologie et la syntaxe.

Ce qui fait, avec le CECRL un apprenant actif.

Par exemple, l’apprenant lorsqu’il rencontrera un verbe impersonnel du type, il pleut, saura ce qu’est un verbe impersonnel, mais il saura aussi réemployer la structure impersonnelle il + verbe.

Le cadre propose une échelle pour illustrer la correction grammaticale qui va d’A1 (débutant) à C2 (maitrise) en passant par le niveau b (Niveau seuil).

3.4. Enseigner la grammaire

Les avis sont loin d’être unanimes quant à la place à accorder à un enseignement explicite de la grammaire dans une approche communicative. Certains auteurs de manuels ou concepteurs de programme estiment qu’il faut donner aux apprenants de solides bases structurales, à partir desquelles ils pourront construire les différentes compétences nécessaires à la communication. D’autres privilégient le recours à des activités communicatives, considérant que la compétence grammaticale viendra d’elle-même. Entre ces deux extrêmes, on trouve diverses approches qui cherchent à établir un équilibre approprié entre les activités axées sur la fluidité verbale et celles qui insistent sur la précision de la forme.

PECK (1988) en est arrivé à dégager, à partir de ses observations, cinq types majeurs de techniques d’enseignement de la grammaire : identification, classification, systématisation, application et généralisation. Pour lui, le recours à telle ou telle technique varie selon chaque enseignant.

Exemple : identifier tous les verbes dans une recette de cuisine destinés à être transformés à la forme impersonnelle avec Il faut que (faire bouillir, faire fondre, mélanger). La systématisation serait ici : les verbes avec Il faut que sont tous suivis du mode subjonctif, on explique comment chacun est formé d’une racine et d’un ensemble de terminaisons. Selon Peck, il y a là un début de généralisation et, partant, de systématisation. Ensuite on procède à différence entre certains types de verbes, réguliers et irréguliers. En regroupant ainsi chacun des verbes de la liste dans des catégories différentes, on procède à une classification. L’application consiste à mettre en application avec des exemples.

Pour FAERCH l’enseignement de la grammaire consiste à :

ü La formulation d’un problème

ü L’induction. (suscitée par des questions)

ü Formulation d’une règle.

ü L’exemplification (optionnel)

M. CELCE-MURCIA et S. HILLES (1988) suggèrent d’intégrer la grammaire dans un cadre communicatif. Ils rejettent tout enseignement de la grammaire qui serait fait de phrases isolées, au profit d’une grammaire contextualisée. Par exemple, la dramatisation ou le jeu de rôles, sont des techniques qui paraissent les plus susceptibles de sensibiliser l’apprenant, par exemple, à différentes formes de politesse.

Enfin, pour enseigner la grammaire il est préférable d’utiliser des documents authentiques, utiliser des chansons (se fixer des objectifs grammaticaux précis)

Pour mémoriser les règles on peut afficher dans les classes les nouvelles règles de grammaire que les élèves viennent de découvrir.

Proposer des activités orales de réemploi mais aussi des activités écrites.

Etablir des règles avec les élèves. Par exemple pour le genre et nombre faire écrire d’une couleur les mots masculins en français et féminin d’une autre couleur (ce qui évite les confusions  type : le voiture.

Il faut utiliser l’erreur comme processus naturel du processus d’apprentissage.

L’utilisation des nouvelles technologies est évidemment un atout majeur, avec des pages spécialisées comme www.lepointdufle, www.educaplay.com, etc.

Les nouvelles technologies sont susceptibles d’apporter dans la classe d’autres ressources diversifiées ; elles permettent en outre un travail en autonomie respectant le respect du rythme d’apprentissage de chacun.

4. CONCLUSION

La finalité de l’apprentissage de la grammaire est de contribuer à l’acquisition des compétences communicatives dans une situation réelle. C’est-à-dire qu’il faut que l’enfant sache les utiliser et les réutiliser dans différents contextes. Tel que le signale la LOMCE et le curriculum de base, la priorité de l’enseignement d’une langue étrangère est la compréhension et l’expression en LE dans des situations communicatives et significatives proches de l’enfant. Ainsi la grammaire n’est plus le centre de l’apprentissage d’une langue étrangère mais elle contribue à la progression de l’enseignement-apprentissage d’une LE pour acquérir une véritable compétence communicative.

Ajoutons que ce thème d’un point de vue inter culturel car la langue fait partie de la culture et utiliser de façon adéquate la langue permet de forger sa culture.

Enfin, ce thème est capital pour l’interdisciplinarité car il sera utile aussi pour l’Anglais en particulier.

5. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

clip_image001 BIBLIOGRAPHIE

ü Wilmet, M. (2003). Grammaire critique du français. Bruxelles: Duculot.

ü Grammaire méthodique du français Martin Riegel, Jean-Christophe Pellat, René Rioul PUF. Dernière édition janvier 2014 (Mon livre de chevet de grammaire J)

ü «Les catégories grammaticales» La Grammaire de GUIRAUD P. P.U.F. Q.S.J.

ü J. Pinchon, Morphosyntaxe du français. Étude de cas. Hachette, 1986

ü FAER CH. Linguistique et enseignement du français. COURTILLON

ü PECK A. (1988). Linguistique et enseignement du français. COURTILLON

clip_image001[1] Sitographie

ü http://www.lepointdufle.net

ü http://www.coe.int/t/dg4/linguistic/source/framework_fr.pdf

ü www.etudes-litteraires.com