Tema 21 – La programación del área de lenguas extranjeras. Conoce los criterios para la secuencia y temporización de contenidos, objetivos y selección de la metodología a emplear

Tema 21 – La programación del área de lenguas extranjeras. Conoce los criterios para la secuencia y temporización de contenidos, objetivos y selección de la metodología a emplear

LA PROGRAMMATION DU DOMAINE DES LANGUES ÉTRANGÈRES: UNITÉS DE PROGRAMMATION. CRITÈRES POUR SÉQUENCER ET TEMPORALISER LES CONTENUS ET LES OBJECTIFS. SÉLECTION DE LA MÉTHODOLOGIE À EMPLOYER DANS LES ACTIVITÉS D´APPRENTISSAGE ET D´ÉVALUATION

0.- INTRODUCTION.. 1

I.- LA PROGRAMMATION DU DOMAINE DES LANGUES ÉTRANGÈRES : UNITÉS DE PROGRAMMATION.. 2

1.- Concept de programmation. 2

1.2. – Éléments de la programmation. 3

2.- Concept d’unité didactique. 5

2.1.- Éléments de l’unité didactique. 5

II.- CRITÈRES POUR SÉQUENCER ET TEMPORALISER LES CONTENUS ET LES OBJECTIFS. 7

1.- Critères pour séquencer et temporaliser les contenus. 7

2.- Critères pour séquencer et temporaliser les objectifs. 8

III.- SÉLECTION DE LA MÉTHODOLOGIE À EMPLOYER DANS LES ACTIVITÉS D´APPRENTISSAGE ET D´ÉVALUATION 9

1.- Sélection de la méthodologie. 9

2.- Activités d’apprentissage. 11

3. Évaluation. 12

IV.- CONCLUSION.. 13

V.- BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE. 14

0.- INTRODUCTION

La réforme éducative mise en place pour la nouvelle loi 8/2013 du 9 décembre en matière d’éducation, la LOMCE (Loi Organique pour l’amélioration de la qualité de l’enseignement) ne vise pas seulement la structure et l’organisation de l’éducation, mais aussi les intentions éducatives, contenus, méthodes et procédés d’évaluation, une réforme du CURRICULUM.

Dans le cadre de l’autonomie établie par les lois éducatives (LOE et LOMCE) chaque établissement scolaire élabore un projet éducatif et un projet de gestion, ainsi que les normes régissant son organisation et son fonctionnement. Les trois documents constituent le Projet d’établissement (Plan de Centro, LEA, art. 126).

Dans ce thème, nous allons nus centrer sur le troisième niveau de concrétion du curriculum : la programmation et les unités didactiques. On partira des concepts pour arriver à l’analyse des composants. Ensuite, dans la deuxième partie on verra les critères pour séquencer et temporaliser les contenus et les objectifs. Enfin, on analysera la méthodologie spécifique à employer, en nous centrant sur le choix des activités et l’évaluation de tout le processus.

I.- LA PROGRAMMATION DU DOMAINE DES LANGUES ÉTRANGÈRES : UNITÉS DE PROGRAMMATION

1.- Concept de programmation

La programmation didactique c’est la concrétisation du Projet Éducatif de Centre (PEC) et correspond au troisième niveau de concrétion du curriculum. Elle fait partie du développement du curriculum de l’étape d’enseignement ; comprenant par curriculum l’ensemble des objectifs, compétences, contenus, méthodologie et critères d’éducation de chaque niveau, étape et cycle de notre système éducatif.

Parmi les nombreux auteurs qui ont défini le concept de programmation didactique on peut citer Antúnez, Del Carmen, Imbernón, Parcerisa et Zabala (1992), qui partent de l’idée que «programmer signifie que quand une personne s’approche à une action future, elle doit savoir préalablement à quoi ça sert, d’où on part, que va-t-on faire et comment on le fera ».

La programmation suppose selon Contreras (1998) un ensemble d’opérations qui ont comme but l’adéquation et la structuration du curriculum, ce qui suppose la classification et contextualisation des objectifs et des contenus du curriculum, établir des priorités, des techniques didactiques, adapter les contenus au contexte socioculturel, mais aussi l’organisation de la classe et l’intégration des activités scolaires avec les activités extrascolaires.

La programmation répondra donc aux questions suivantes :

· Qu’allons-nous enseigner ? (Compétences clés, Objectifs, Contenus)

· Quand et comment enseigner ? (Séquences didactiques et distribution temporelle)

· Comment ? (Planification d’activités et tâches)

· Comment et quand allons-nous évaluer ? (Instruments et critères d’évaluation).

La programmation didactique c’est donc un instrument de planification qui prévoit la mise en pratique du processus d’enseignement-apprentissage. Elle se concrétise dans la programmation de classe et les unités didactiques et doit se faire annuellement, la compléter et la réviser dans la pratique éducative.

Le Décret 97/2015 fait référence, dans l’article 7, aux programmations didactiques et spécifie que :

¥ Les programmations didactiques intégreront différents rythmes et styles d’apprentissage.

¥ Pour l’acquisition des compétences, les programmations didactiques organiseront les éléments du curriculum en activités et tâches d’apprentissage […]

¥ […] Elles intègreront des activités et des tâches dans lesquelles l’élève lira, écrira, s’exprimera oralement et fera usage des nouvelles technologies de l’information et la communication […]

En Andalousie, en primaire, elle est élaborée par les équipes de cycle et approuvée par le Conseil des maîtres (Claustro de profesores).

La programmation doit constituer un document guide d’une véritable aide pour le professeur qui va lui permettre de :

à Éliminer le hasard et l’improvisation, mais il doit exister une flexibilité suffisante pour laisser de la marge à la créativité et aux innovations.

à Ordonner le processus d’apprentissage-acquisition.

à Éviter la perte de temps.

à Adapter le travail pédagogique aux caractéristiques culturelles et au contexte.

à Promouvoir la réflexion sur sa propre pratique.

à Offrir des éléments pour l’analyse, la révision et l’évaluation du PEC.

à Adapter l’intervention didactique aux caractéristiques psychos évolutives et académiques des apprenants, en prenant compte de l’attention à la diversité.

1.2. – Éléments de la programmation

Le Décret 97/2015 de 3 mars, qui établit le curriculum de l’Éducation Primaire en Andalousie en prenant comme document de base la législation à niveau national, concrètement le Décret Royal 126/2014, du 28 février, considère que les enseignements de primaire en Andalousie se centralisent sur le développement des compétences clés, ce qui se fera à travers une approche interdisciplinaire dans la réalisation d’activités et de tâches qui favoriseront l’apprentissage significatif et fonctionnel. Et cela dans le but de favoriser la motivation, indispensable pour éveiller le désir d’apprendre. D’ailleurs, on ajoutera comme éléments transversaux le respect des droits humains, les libertés fondamentales et les valeurs qui prépareront nos élèves à être des citoyens responsables dans une société libre et démocratique, plurilingue et multiculturelle.

Le curriculum de l’éducation primaire doit se baser sur ces principes :

A) Apprentissage par compétences, déterminé par les principes de

1.- Transversalité et intégrationà vision interdisciplinaire et multidisciplinaire de l’apprentissage.

2.- Dynamisme à l’acquisition des compétences se fait progressivement et à différents niveaux de réussite.

3.- Fonctionnalitéà capacité de transférer à différents contextes les apprentissages acquis.

4.- Tâches motivantes qui partent de situations-problèmes réels et qui s’adaptent aux différents rythmes et styles d’apprentissage de chaque élève. Elles doivent favoriser la capacité d’apprendre à apprendre et promouvoir le travail en équipe, en utilisant des méthodes, ressources et matériaux didactiques divers.

5.- Participation et collaboration de toute la communauté éducative.

B) Contextualisation des apprentissages dans la vie quotidienne et mise en rapport avec l’expérience des élèves.

C) Utilisation des sources d’information présentes dans notre société : TIC et TAC.

D) Prise de conscience des problèmes qui touchent toutes les personnes dans un monde globalisé : pauvreté, santé, ressources naturelles, contamination, violence, racisme, émigration, inégalités entre les personnes, les peuples et les pays.

Les principes à considérer dans la réalisation de la programmation sont :

à la planification, ce qui suppose que chaque élément doit être soigneusement sélectionné afin d’éviter l’improvisation et la perte de temps.

à la flexibilité, ce qui nous permet d’adapter le programme normatif aux caractéristiques et particularités de nos étudiants ainsi qu’à leur contexte.

à Elle est globale, c’est-à-dire, elle englobe tous les domaines dès compétences et toutes les matières.

à Elle est aussi inclusive pour respecter tous les rythmes d’apprentissage des apprenants.

à La viabilité car elle est constituée d’une série d’unités progressives et on doit prendre en compte toute une série d’éléments qui vont répondre à tous les critères que le professeur s’est fixé dès le départ.

Bref, toute programmation devra être flexible, réalisable et contextualisée.

Dans son élaboration il est indispensable que le professeur suive un ordre précis, en établissant des priorités, qu’il classe les contenus qu’il veut transmettre à ses élèves. Il s’agit d’analyser et planifier les éléments suivants :

· Les COMPÉTENCES : comment développer les capacités/habiletés depuis le domaine de l’enseignement ?

· Les OBJECTIFS : quelle est la finalité de l’enseignement ?

· Les CONTENUS : quels aspects linguistiques, discursifs, culturels, fonctionnels va-t-on étudier ?

· Les ACTIVITÉS : comment va-t-on procéder pour intégrer ces contenus et atteindre le but fixé ?

· Les SÉQUENCES : à quel moment de l’année, dans quel ordre présenterons-nous et combien de temps pour chaque séquence?

· L’ÉVALUATION : il s’agit de vérifier si les objectifs ont été atteints. Comment va-t-on le faire ? Comment remettre en cause les méthodes utilisées ? Quelles alternatives avons-nous pour améliorer notre enseignement ?

· Les BESOINS DES ÉLÈVES : Quel registre de langue sera le plus utile pour eux ? Quelles sont leurs attentes ? Quelles sont leurs difficultés ?

La programmation annuelle comprend les éléments suivant :

1. Introduction et justification.

2. Références à la législation en vigueur (directrices ministérielles, régionales (andalouse) et européennes)

3. Détermination des paramètres contextuels (Variantes spatiales, éducatives et humaines)

4. Compétences Clés.

5. Objectifs de l’enseignement primaire du français langue étrangère et didactiques du niveau en question.

6. Contenus : Savoirs ; Savoir-faire (CO, EO, CE et EE) et Savoir-être.

7. Éléments transversaux et traitement de l’interdisciplinarité.

8. Méthodologie : stratégies, options (EMILE, temps, espace, regroupement), mesures pour les élèves à besoins éducatifs particulières, utilisation (TICE), Plan d’encouragement à la lecture, Plan de développement du plurilinguisme, ressources didactiques.

9. Évaluation : du procédé d’apprentissage des élèves (Items d’apprentissage évaluables, instruments d’évaluation et critères de qualification) et du procédé d’enseignement.

10. Communication avec la famille.

11. Activités complémentaires et extrascolaires.

Toute programmation doit contenir une série d’unités didactiques qui formeront le plan de travail quotidien de l’enseignant de la programmation de classe. Il nous faut expliquer avant tout ce concept.

2.- Concept d’unité didactique

Une unité didactique est une unité de programmation d’enseignement faite par le professeur dans le but de définir l’activité éducative en mettant en œuvre les éléments du curriculum dans un temps déterminé.

Les unités didactiques sont le produit de la créativité de l’enseignant qui ne doit pas être esclave du livre de texte, mais apporter sa propre créativité dans chaque unité. Pour les faire, l’enseignant doit connaître bien le centre avec ses caractéristiques (le PEC) afin d’adapter ses unités au contexte réel, et surtout, il doit connaître ses élèves (motivations, contexte familier…) .

2.1.- Éléments de l’unité didactique

Toute unité didactique doit comporter au moins les éléments suivants :

– Des objectifs didactiques en accord avec les objectifs généraux (LOMCE) et spécifiques d’étape pour l’Andalousie (décret 97/2015) ??????

– Des contenus organisés en 4 blocs d’après le Décret Royal 126/2014 de la LOMCE et le décret 97/2015 pour Andalousie: compréhension et expression de textes oraux et écrits

– Des activités séquencées et organisées : d’introduction / motivation (connaissances préalables), de développement, de renfort et d’élargissement pour respecter les différents rythmes d’apprentissage des élèves, d’évaluation.

Une temporalisation en séances, celle-ci doit être flexible.

Une méthodologie, c’est-à-dire des stratégies d’enseignement-apprentissage (en FLE on mettra l’accent sur la perspective actionnelle et la théorie constructiviste) et sur l’apprentissage coopératif.

– Les compétences clés travaillées

– Les éléments transversaux (LOMCE)

Pour l’Andalousie, DES INDICATEURS D’APPRENTISSAGE

– Des ressources

Le type d’évaluation (initiale, formative, co-évaluation…), les instruments d’évaluation et des activités de rattrapage

Des mesures d’attention à la diversité en particulier pour les élèves avec des besoins spécifiques de soutien éducatif (application de la LOE)

Enfin, Les professeurs évalueront leur propre pratique de classe

Les séquences didactiques sont programmées normalement pour 4 ou 5 séances et doivent contempler les aspects suivants :

1. Thème, durée, numéro des séances, niveau éducatif et matières impliquées.

2. À partir des items d’apprentissage, les objectifs didactiques sont rédigés et les compétences clés développés seront nommées.

3. Les contenus sont organisés en :

¥ SAVOIRS : lexique, morphosyntaxe, phonétique, orthographe et ponctuation.

¥ SAVOIR-FAIRE : Compréhension Oral (CO), Expression Oral (EO), Compréhension Écrite (CE) et Expression Écrite (EE).

¥ SAVOIR-ÊTRE : aspects sociolinguistique et socio-culturels.

4. Les activités et tâches en rapport avec les compétences clés.

Différents types : préalables, de motivation, de développement, de renforcement, d’extension, tâche finale. Dans les activités on traitera les éléments transversaux.

5. Les aspects méthodologiques

6. Les critères et instruments d’évaluation

7. L’auto-évaluation.

Le cahier de bord est indispensable dans la planification quotidienne de l’enseignant. Il/elle écrit ce qu’il/elle va faire et ce qui a été fait dans chaque séance. Mais il contient aussi d’autres registres :

· Description du déroulement de cours.

· Les tâches à rendre

· Les incidents de conduite.

· Les difficultés d’apprentissage.

II.- CRITÈRES POUR SÉQUENCER ET TEMPORALISER LES CONTENUS ET LES OBJECTIFS

La réflexion concernant l’apport de chaque matière à l’acquisition des compétences clés constitue un point de départ indispensable dans la définition des objectifs et des contenus. Il faut bien établir le rapport entre les compétences et le reste de composantes du curriculum.

Les sept compétences clés sont les suivantes : 1- La compétence en communication langagière ; 2- La compétence mathématique et les compétences de base en sciences et technologies ; 3- La compétence numérique ; 4- La compétence d’apprendre à apprendre ; 5- La compétence sociale et civique ; 6- L’esprit d’initiative et d’entreprise ; 7- La sensibilité et l’expression culturelles.

Les contenus et les objectifs sont tellement en relation qu’il est impossible de définir ou d’expliquer l’un sans mentionner l’autre. La différence s’appuie sur le fait que l’objectif souligne la capacité qu’il faut développer (capter une information, une compréhension), alors que le contenu spécifie l’ensemble des connaissances, habiletés, détresses et attitudes qui contribuent à la réussite des objectifs.

Les objectifs s’expriment en infinitifs et les contenus en substantifs.

Rappelons enfin que séquencer signifie diviser la programmation en un nombre d’unités didactiques données avec chacune ses objectifs et contenus. Et temporaliser signifie diviser dans le temps (par trimestre, par nombre de séances)

1.- Critères pour séquencer et temporaliser les contenus

Les contenus sont définis par le Royal Décret 126/2014 du 28 février, comme l’ensemble des Savoirs, Savoir-faire et Savoir-être qui permettent d’atteindre les objectifs établis et de développer les compétences clés.

à Les SAVOIRS travaillent les genres discursifs en rapport avec les systèmes cognitifs de bas niveau (mémoriser, comprendre et applique : la taxonomie de Bloom) et les contenus linguistiques.

àLes SAVOIR-FAIRE résultent de l’application des savoirs en tenant compte des savoir-être, ils sont décrit par le Décret 97/2015 du 3 mars et organisés en 4 blocs : Compréhension Orale (CO), Expression Orale (EO) Compréhension Écrite (CE) et Expression Écrite (EE).

à Les SAVOIR-ÊTRE traitent les contenus sociolinguistiques, c’est-à-dire, l’usage de la langue (relations sociales, règles de politesse, différence de registre, …), l’identification, connaissance et respect de la culture francophone et les éléments paralinguistiques (gestes, regard, intonation, …).

Les contenus sont donc le moyen dont on se sert pour développer les objectifs. À l’heure de programmer, les contenus constituent le point de départ des objectifs et des activités.

Quels sont les critères pour séquencer et temporaliser les contenus ?

À partir de la proposition élaborée par le curriculum officiel, la programmation retiendra les contenus selon les critères suivants :

o Il faudra prioriser les contenus permettant de mieux aborder les compétences.

o La transversalité et l’interdisciplinarité

o Selon les caractéristiques des élèves

o En se basant des connaissances préalables (évaluation initiale, …)

o La séquence des contenus se base sur une progression en spirale dans laquelle les acquis précédents sont constamment réutilisés et élargis

o Pour développer une compétence stratégique qui permette aux apprenants d’avancer progressivement vers un degré plus élevé d’autonomie.

o Les contenus proprement linguistiques (lexique, grammaire) ne sont jamais présentés comme des entités isolées.

o Des différents contextes pour donner une réponse à la diversité d’intérêts, motivations et besoins des élèves, dans le but de proposer une pédagogie différenciée.

Par rapport au séquencement des contenus, il est flexible : il n’y a pas de séquencement unique avec une validité générale, mais il variera en rapport aux différentes réalités.

Les théories de PIAGET ont projeté la nécessité de séquencer conformément au niveau de développement opératoire. Il faudra prendre en compte les facteurs psycho cognitifs et psychoaffectifs.

Depuis la perspective constructiviste, il faut détacher la notion d’apprentissage significatif, en créant des situations de communication impliquant des connections entres les connaissances préalables des élèves et leur environnement dans lequel ils évoluent. Ce qui se traduit par des activités préalables à l’introduction de nouveaux contenus.

Selon l’apprentissage significatif d’AUSUBEL, les contenus doivent s’ordonner de façon logique et psychologique, c’est-à-dire, en relation avec les expériences personnelles.

La temporalisation répond aux critères déjà exposés et se fait par trimestres, par séance de chaque unité.

2.- Critères pour séquencer et temporaliser les objectifs

Les objectifs sont les référents relatifs aux réussites que l’élève doit atteindre à la fin du processus éducatif .

La LOMCE á établit une série d’objectifs généraux en termes de capacités que doit développer l’élève, tandis que l’Andalousie établit des objectifs spécifiques au domaine des langues étrangères, ainsi que des objectifs par cycle.

Quels sont les critères à prendre en compte ?

Ø Ils doivent être organisés de façon logique (par exemple on ne peut se fixer comme objectif de conjuguer correctement au passé composé si l’on n’a pas vu le verbe être et avoir)

Ø La difficulté doit être graduelle et flexible

Ø En fonction des contextes et des nécessités particulières des individus, les équipes de professeurs pourront établir des critères d’ordre des objectifs à développer dans chaque étape éducative.

Ø Ils vont faire référence à des situations significatives, dans un contexte le plus proche de la réalité des élèves pour assurer la créativité et l´autonomie dans l´apprentissage.

Ø Ils seront adaptés à la diversité en classe. L’inclusion suppose l’intégration des différences dans l’acquisition des « savoirs », car ont part de la base que chaque enfant a des caractéristiques , besoins, intérêts et capacités différents. Les écoles doivent partir d’un système pédagogique centré sur l’enfant, capable de répondre à ses besoins.

Ø Toute unité doit avoir des objectifs spécifiques d’attitude : par exemple : valoriser la culture francophone

Ø Étroitement liés aux contenus, ils sont indissociables.

III.- SÉLECTION DE LA MÉTHODOLOGIE À EMPLOYER DANS LES ACTIVITÉS D´APPRENTISSAGE ET D´ÉVALUATION

Les autorités éducatives se décident pour conception constructiviste (PIAGET) de l’enseignement/apprentissage, l’objectif principal est la construction des connaissances et des attitudes. On adoptera les principes de l’approche communicative et la perspective actionnelle dans la didactique de l’enseignement des langues.

1.- Sélection de la méthodologie

La méthodologie, c’est l’ensemble de critères et de décisions qui organisent de façon globale et active l’action didactique en classe : rôle que jouent élèves et professeurs, utilisation des moyens et ressources, types d’activités, organisation de l’espace et des temps, regroupements, séquencement, types de tâches, etc.

La méthodologie est un des instruments principaux pour développer la programmation didactique, ce qui veut dire qu’elle doit être en accord avec les objectifs, les contenus et les critères d’évaluation de la programmation et du curriculum. Plus particulièrement, à travers la méthodologie, notre rôle est de développer la compétence communicative, interpersonnelle, et interculturelle pour aider les élèves à évoluer comme individus autonomes, capables d’apprendre et de résoudre les problèmes quotidiens dans une société pluriculturelle.

La méthodologie sera active, motivante et participative, centrée sur l’apprenant. On devra prendre comme point de départ les intérêts des élèves en favorisant le travail individuel et coopératif. L’apprentissage doit être égalitaire en intégrant les aspects de la vie quotidienne et de l’entourage de l’apprenant. Il faut permettre l’intériorisation des savoirs et des savoir-faire de façon interdisciplinaire, orientée au développement des compétences clés. Les activités et les tâches doivent être variées et en utilisant des différentes ressources. L’apprentissage sera progressif.

Stratégies méthodologiques pour la classe de français :

o L’utilisation de la langue étrangère comme moyen de communication en cours est indispensable

o Des modèles d’apprentissage adéquats et corrects

o En primaire, on utilisera le jeu comme base de l’apprentissage. La chanson et les comptines sont aussi très importants.

o Matériel de travail adaptés aux différents niveaux (fiches de renfort et élargissement)

o Documents authentiques ou semi-authentiques (adaptés au niveau) : dessins animés, ressources web…

Les activités et tâches doivent être :

· Bien choisies, et se servir des exercices et activités réalisés tout au long de l’unité didactique.

· En rapport avec leurs intérêts, leurs connaissances et leurs expériences préalables

· Motivantes, avec des simulations en relation avec la vie quotidienne.

· Une occasion pour l’apprentissage coopératif fondé sur l’interaction et la négociation.

Les ressources didactiques sont innombrables. Le choix des ressources se fera en fonction du besoin didactique, de l’activité à réaliser, de la capacité du professeur pour maîtriser une certaine ressource.

La LOMCE, et chaque communauté autonome donnent des orientations pour travailler les compétences, à savoir :

· Planification rigoureuse de comment nous allons atteindre les OBJECTIFS

· Valoriser une éducation GLOBALE et COMPLÈTE et TRAVAILLER TOUTES LES COMPÉTENCES

· Nous devons partir des Compétences initiales de l’élève

· Favoriser la motivation

· Proposer des méthodologies actives et contextualisées qui favorisent l’ apprentissage coopératif et l’ apprentissage basé sur des projets ou tâches

· Recommande d’utiliser le Portfolio

· Travailler la coordination entre enseignants

Les activités devront favoriser la capacité de l´apprenant par apprendre par lui-même, pour travailler en groupe et pour appliquer les méthodes de recherche adéquates, ainsi que l´intérêt et le goût par la lecture.

Aussi, la méthodologie employée devra être inclusive, adaptée aux différents rythmes d’apprentissage des apprenants, tenant compte de la pédagogie différenciée et promouvant l’accès à l’éducation commune de tous/toutes les apprenants/es.

La progression de l’apprentissage en spirale afin de savoir réutiliser des acquis dans d’autres situations.

Tout cela contribuera au développement rationnel et critique des apprenants de cette étape. Pour garantir la multidisciplinarité, le travail en équipe de tous les professeurs est essentiel pour cette méthodologie.

Pour conclure, pour le domaine des langues étrangères on devra partir d’UNE MÉTHODOLOGIE ACTIONNELLE ET CONSTRUCTIVISTE

En accord avec la perspective actionnelle proposée par le Cadre Européen de Référence des Langues (CECRL), j’ai pris en compte des postulats essentiels :

· Tout acte de parole répond à un objectif et remplit une tâche. (On ne parle pas pour ne rien dire).

· l’Interaction orale est l’activité langagière principale. On passe la majeure partie du temps d’utilisation d’une langue à la parler avec d’autres : nous sommes des acteurs sociaux, selon le terme du CECRL.

· Une micro-tâche, avec des activités signifiantes (vraies situations de communication) aboutit à une tâche finale, elle-même associée à un projet

· Mais aussi, le rôle actif des élèves : L’élève doit être le protagoniste de son propre apprentissage afin de lui proportionner des opportunités significatives d’apprentissage.

· Le rôle du professeur doit promouvoir les échanges communicatifs. Il doit aussi utiliser des matériels et des ressources pédagogiques innovants, diversifiés, flexibles, adaptés aux intérêts, respectueux de différents rythmes d’apprentissage.

· L’erreur est traitée comme un processus de progression personnelle et est interprétée comme l’indice de l’étape de construction de la langue dans laquelle se situe l’apprenant, nécessaire pour la progression vers l’étape suivante. 

Cette façon d’enseigner va donc permettre de développer non seulement les compétences communicatives, mais aussi, les potentiels individuels et sociaux.

2.- Activités d’apprentissage

Le FLE privilégie l’approche actionnelle et par conséquent, la méthodologie à considérer pour les activités suit les orientations du CECRL, afin d’acquérir une véritable compétence de communication.

Aussi bien la LOMCE que l’application de la loi en Andalousie, préconisent des activités centrées sur l’élève, sur ses besoins d’apprentissage, en donnant a primauté à une approche communicative à travers le jeu et la réalisation de tâches conjointes (projets, etc.) Dans la pédagogie du projet on est dans ce que C. PUREN appelle « agir avec l’autre en langue étrangère » ; la langue n’est plus (ou plus seulement) un instrument de communication, mais un instrument d’action sociale.

Þ Il faudra prévoir des activités englobant les habiletés communicatives : CO / CE / EO / EE. Il faudra travailler l’interaction pour favoriser la communication.

Þ Les activités devront respecter les rythmes différents d’apprentissages et prendront en compte la pédagogie différenciée.

Þ Les activités devront être motivantes, visant l’égalité des sexes, gratifiantes, utiles.

Þ Activités individuelles et en groupes en favorisant l’apprentissage coopératif.

Þ Les activités seront orientées à une perspective globalisante, en relation avec les autres domaines. L’intégration peut se faire dans tous les domaines.

Þ Il faudra aussi utiliser des activités visant à une exposition directe à l’usage authentique de la langue, offrir les opportunités d’interagir avec des parlants natifs, chaque fois qu’il sera possible.

clip_image003 Activité de CO = Nous utiliserons par exemple des chansons authentiques (comptines, pop, etc.) des publicités, des extraits de films ou dessins animés, etc., des documentaires radiodiffusés, on proposera des Q.C.M., des questionnaires type Vrai/Faux/On ne sait pas (pour la CE aussi), Il faut essayer d’arriver à comprendre le sens général.

clip_image003[1] Activités CE = Activités de compréhension lectrice progressive afin de saisir le sens global et l’explicite d’un texte et comme objectif ultime d’arriver à un contact avec la littérature. Les lois andalouses insistent sur l’aide du support digital. On proposera des textes adaptés, on variera les supports comme les cartes postales, les méls, les menus, les catalogues, des cartes d’invitation ou de remerciement par exemple.

clip_image003[2] Activités d’EO = Prononciation de syllabe puis de mots pour l’apprentissage phonétique, vire langues, on favorisera les dialogues en tandem pour l’interaction qui sera l’activité idéale.

clip_image003[3] Activité d’EE = Rédaction de cartes postales, envoi de méls, activités de vocabulaires avec flashcards, créer des histoires courtes, compléter des textes lacunaires, mots-croisés, activités artistiques, etc.

Enfin quelle que soit l’activité, on utilisera les TIC (technologies de l’apprentissage et la communication) et les TAC (technologies de l’apprentissage et l’acquisition des connaissances). La différence fondamentale est que les TIC sont en relation avec l’informatique et les TAC sont en relation avec la pédagogie.

Les TIC facilitent le développement d’une compétence plurilingue et interculturelle privilégiée par le CECRL:

ü envois de méls à son professeur, à des correspondants

ü création de sites collaboratifs (wikis) avec un partenaire étranger

ü création de blogs multilingues

ü utilisation de plateforme collaborative type e-Twinning

ü participation à des chats, forums, groupes de discussion….

Les TIC et les TAC sont un moyen pour développer l’objectif fondamental d’apprendre à apprendre.

3. Évaluation

L’évaluation comporte cette série de caractéristiques :

à Elle est globlale, c’est l’ensemble des savoirs, savoir-faire et savoir-être.

à Processuelle, centrée sur le processus d’enseignement et avec un caractère continu.

à Formative, pour améliorer la pratique de l’enseignement et l’adapter aux besoins des apprenants.

à Compréhensive, c’est-à-dire, modelée et adaptée aux caractéristiques de chaque enfant

à Continue, ce qui concerne l’évaluation de la réussite et son amélioration.

à Dual, car on évalue le processus d’apprentissage des apprenants ainsi que le processus d’enseignement du professeur.

En ce qui concerne l’évaluation du processus d’apprentissage des élèves, il faut tenir compte de 3 moments ou étapes :

à Évaluation initiale : informations sur les connaissances préalables. On la fait en début de l’année scolaire et au début de l’unité didactique.

à Formative, ce sont les savoirs que les élèves acquièrent pendant les cours. Elle permet d’apercevoir comment se déroule le processus d’enseignement-apprentissage et de proposer des mesures correctives afin de l’améliorer.

à Finale ou sommative : Elle est utilisée à la fin de l’unité pour savoir si les élèves ont acquis les compétences, les objectifs et les contenus fixés dès le départ.

Pour cela faire on part des instruments d’évaluation, parmi lesquels on peut citer

1.- Le cahier d’exercices, avec les activités réalisées en cours

2.- les fiches complémentaires (jeux, renforcement, activités extra…)

3.- le degré d’implication en cours,

4- le travail coopératif pour la réalisation de la tâche

4.- la tâche finale, qui évalue de façon globale et holistique l’unité,

5.- la Co-évaluation de la tâche de la part des copains et

6.- le portfolio, c’est l’autoévaluation que chaque élève doit remplir à la fin de chaque unité, ce qui se fait dans les 4 blocs des contenus plus l’interaction.

D’ailleurs, tout enseignant doit évaluer son propre processus d’enseignement tout au long de chaque unité et analyser ce qui a été très positif, ce qu’on doit améliorer, en faisant l’autocritique.

Enfin, l’évaluation des Unités didactiques. Elles seront évaluées à travers de rubriques qui mesurent le niveau d’acquisition des compétences ou à travers des échelles d’observation sur l’activité quotidienne. Elles seront aussi évaluées à travers le portfolio, où chaque élève valorise ses acquis dans les 4 blocs du CECRL (CO, EO, CE, EE) plus l’interaction, mais aussi ses activités préférées et celles qu’il/elle n’a pas aimé.

Ainsi donc, une programmation n’est jamais éternelle, et tous les ans on doit l’adapter puisque les caractéristiques sont différentes.

Le professeur devra évaluer à partir des différents critères d’évaluation sur lesquels se concrétisent les standards évaluables à niveau national et les indicateurs pour l’Andalousie, qui sont encore plus précis que les standards.

Ajoutons enfin que l’évaluation sera formulée de façon positive en félicitant l’élève à ce qu’il sait déjà faire et en lui reconnaissant son progrès.

IV.- CONCLUSION

Notre société actuelle fait partie d’une Europe sans frontières plurilingue et pluriculturelle, et dans ce contexte on a besoin d’un système éducatif de qualité qui favorise les échanges internationaux.

Le curriculum actuel répond à ces besoins, mais il faut que tous les composants qui l’intègrent soient bien planifiés. Planifier et mener à terme le processus éducatif suppose la prise d’une série de décisions conjointes de la part des différents membres de la communauté scolaire.

Ce thème est important d’un point de vue interdisciplinaire car il sera utile dans toutes les matières, mais spécialement dans le domaine des autres langues étrangères (l’ anglais) où les apprenants pourront utiliser les stratégies déjà acquises et établir un transfert linguistique pour apprendre à apprendre.

Or, il contribue au bon développement de l’éducation, ce qui facilitera le progrès équilibré de toute société démocratique, le bien-être collectif et une meilleure qualité de vie des citoyens.

Un système éducatif doit être bâti sur des piliers solides et cohérents et les enseignants ont un grand défi devant eux pour éveiller la motivation et le désir d’apprendre des enfants.

V.- BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

clip_image003[4] Ausubel, D. (1978), Educational Psychology: A Cognitive View (2nd Ed.), New York: Holt, Rinehart & Winston.

clip_image003[5] ÁLVAREZ, L., E. SOLER Y J. HERNÁNDEZ (1995). Proyecto educativo, proyecto curricular, progración de aula. Madrid: S.M.

clip_image003[6] ZABALZA, M.A. (1988). Diseño y desarrollo curricular. Madrid: Narcea.

clip_image003[7] LOZANO, R. (2011) “Las ‘TIC/TAC’: de las tecnologías de la información y comunicación a las tecnologías del aprendizaje y del conocimiento” . http://www.thinkepi.net/

clip_image003[8] CADRE EUROPÉEN http:// www.c.o.e.int

clip_image003[9] http://www.adideandalucia.es/ (normativa vigente)

clip_image003[10] www.boe.es

clip_image003[11] www.juntadeandalucia.es