Tema 22 – Variables a tener en cuenta en la organización de la clase de lengua francesa. Domina las técnicas de agrupación del alumnado, distribución del espacio y tiempo, selección de metodologías, etc.

Tema 22 – Variables a tener en cuenta en la organización de la clase de lengua francesa. Domina las técnicas de agrupación del alumnado, distribución del espacio y tiempo, selección de metodologías, etc.

VARIABLES À PRENDRE EN COMPTE DANS L´ORGANISATION DU COURS DE LANGUE FRANÇAISE : REGROUPEMENTS DES ÉLÈVES. AMÉNAGEMENT SPATIO-TEMPOREL, SELECTION DE MÉTHODOLOGIES, RÔLE DU PROFESSEUR, ETC….

0.- INTRODUCTION.. 2

1.- VARIABLES À PRENDRE EN COMPTE DANS L´ORGANISATION DU COURS DE LANGUE FRANÇAISE : REGROUPEMENT DES ÉLÈVES. 2

1.1.- CRITÈRES GÉNÉRAUX POUR LE REGROUPEMENT DES ÉLÈVES. 3

1.2.- AMÉNAGEMENT SPATIO-TEMPOREL. 4

DISTRIBUTION DE L´ESPACE. 5

DISTRIBUTION DU TEMPS. 5

2.- SELECTION DE MÉTHODOLOGIES EN FLE. 6

1. -RÔLE DU PROFESSEUR. 7

2.- RÔLE DE L´ÉLÈVE. 7

3.- LES ACTIVITÉS: critères pour les choisir et pour les séquencer. Typologie des activités. 8

CRITÈRES POUR CHOISIR LES ACTIVITÉS. 9

4.-RÔLE DES TICE. 10

5.- LE RÔLE DES MATÉRIELS. 11

6.- PÉDAGOGIE DIFFÉRENCIÉE. 11

7.- RÔLE DES FAMILLES. 12

8.- RÔLE DE L´INTERCULTURALITÉ. 12

9. APPROCHE MULTIDISCIPLINAIRE. 12

3.-CONCLUSION.. 13

4-BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE. 13

0.- INTRODUCTION

La connaissance des langues prend une place privilégiée à l’époque actuelle, moment de consolidation de la construction de l’Europe. L’accès à l’information et les échanges culturels et professionnels entre les pays membres de cette Communauté exige une plus grande maîtrise des langues, qui facilitera la possibilité d’accéder à d’autres cultures, aux relations interpersonnelles, à l’accès aux médias et aux nouvelles sources d’information à travers les nouvelles technologies ; tout cela favorisera la libre circulation des personnes, la coopération culturelle, économique, technique et scientifique entre les pays.

L’Arrêté du 17 Mars 2015 souligne que « Le domaine de la langue étrangère a comme but celui de former des personnes qui puissent l’utiliser pour comprendre, parler, lire et écrire depuis une perspective active et pratique de l’apprentissage dès le plus jeune âge comme point de départ, c’est-à-dire, l’apprentissage des détresses discursives dirigées à la consécution d’une compétence communicative effective orale et écrite, dans des contextes sociaux significatifs, qui permettent à l’élève de s’exprimer avec une efficace et une correction progressive.

Dans l’éducation primaire on part d’une compétence encore très élémentaire en langue étrangère, pour cela pendant toute l’étape, seront très importantes les connaissances, les capacités, et expériences dans les langues que les enfants connaissent pour comprendre et construire des signifiés, structures et stratégies pendant sa participation dans des actes de communication ».

L’organisation d’un cours de langue française ne s’improvise pas, mais au contraire fait intervenir une série de variables à prendre en compte.

Dès lors, nous allons tenter de synthétiser le mieux possible, ces variables qui aideront l’apprenant à acquérir une compétence de communication et devenir ainsi un citoyen actif.

Ajoutons enfin que, la nouvelle Loi Organique 8/2013 du 9 décembre pour l´amélioration de la qualité éducative (LOMCE) et le ” Décret Royal” 126/2014, du 28 Février qui établit le curriculum de base pour l´éducation en primaire établissent un curriculum flexible, incorporant des procédés, contenus, activités, contextes et regroupements divers, nécessaire pour répondre à la diversité de capacités, rythmes, motivations et intérêts des élèves.

1.- VARIABLES À PRENDRE EN COMPTE DANS L´ORGANISATION DU COURS DE LANGUE FRANÇAISE : REGROUPEMENT DES ÉLÈVES

Pour que le cours de LE soit bien organisé, il faut qu’il soit bien programmé.

La programmation est un élément indispensable dans la pratique éducative. C’est le cadre, le manuel de référence pour faciliter l’apprentissage et éliminer l’imprévisibilité du hasard, sans constituer un corset rigide. Elle aide à savoir quoi, quand, à qui et comment enseigner, et doit constituer le point de référence à travers le processus de l’enseignement. Elle part de ces principes: flexibilité (pour s’adapter aux élèves et au contexte), viabilité (elle doit être réaliste et réalisable), globalité (car elle englobe tous les domaines et matières) et elle est inclusive (car elle respecte tous les rythmes d’apprentissage de notre classe)

C’est très important de créer une atmosphère détendue en classe, pour que les élèves se sentent valorisés et puissent se communiquer en langue étrangère car notre objectif principal comme professeurs de FLE est de faire acquérir la compétence communicative.

Pour créer cet environnement chaque élément doit être soigneusement choisi et planifié : le temps, l’espace, la méthodologie, les matériaux, les activités en classe et les critères d’évaluation.

1.1.- CRITÈRES GÉNÉRAUX POUR LE REGROUPEMENT DES ÉLÈVES

http://ife.ens-lyon.fr/publications/edition-electronique/revue-francaise-de-pedagogie/INRP_RF152_9.pdf

http://www.tact.fse.ulaval.ca/fr/html/coop/2app_coo/cadre2.htm

L’arrêté du 17 mars 2015 (BOJA 60), en expliquant le design curriculaire de la première langue étrangère en Andalousie, dit que le travail en équipe est très important. «  des équipes composés par un nombre différent de membres où l’élève sera le protagoniste de son apprentissage, collaborant et partageant avec ses copains dans la résolution de la tâche ». Le professeur devra agir comme le guide de la tâche.

A chaque activité, à chaque étape d´une unité didactique, à chaque type d´élève et à chaque situation concrète correspond un regroupement qui est plus approprié qu´un autre ; l´enseignant doit y réfléchir avant de commencer l´activité car son succès dépend de sa façon de procéder.

Dans les regroupements de la classe il faut privilégier les groupes hétérogènes car en milieu hétérogène, les élèves moyens obtiennent de meilleurs résultats et apprennent plus aisément que lors d’un travail individuel.

Le travail en groupe est essentiel pour développer les habiletés communicatives, intellectuelles et personnelles ainsi qu´affectives des enfants : l´élève n´est pas un simple spectateur, dans une approche actionnelle il est le protagoniste de son apprentissage et l´apprentissage est actif.

On peut organiser la classe différemment, en fonction des activités à réaliser :

Ø Grand groupe: pour les activités d’évaluation initiale des connaissances préalables, donc en début d’unité, de remue-méninges.

Ø Groupes flexibles: pour une activité ponctuelle, de révision, de soutien ou d’approfondissement des connaissances, pour un jeu de rôle, etc.

Ø par paires : c´est le plus approprié dans l´optique communicative

Ø Individuel: il est important pour arriver à une assimilation et synthèse du travail.

Il convient dans cette partie de parler de l’apprentissage coopératif

Ø L’apprentissage coopératif a pour objet d’améliorer la réussite des élèves, en s’appuyant sur les relations interpersonnelles pendant la réalisation des activités proposées. Il s’agit d’amener les élèves à accomplir une tâche commune dans le but d’atteindre un objectif commun. Le regroupement des élèves est une des composantes de l’apprentissage coopératif.

À l’heure de former les groupes, on peut considérer différentes possibilités :

è Les regroupements au hasard : les élèves travaillent avec d’autres élèves sans suivre un critère précis pour la formation du groupe. Ce type de regroupement n’est pas conseillé car on laisse plus de place à l’imprévisibilité. Étant donné que l’acquisition des connaissances se fait depuis l’affectivité et que pour les élèves de primaire les amis sont importants, ce groupement peut permettre à certains élèves d’acquérir des habiletés sociales telles que le respect et la valorisation des différences.

è Les regroupements par affinités : Il est important, quelquefois, de laisser les élèves se regrouper comme ils veulent, surtout lorsqu’il leur faut exprimer des sentiments ou discuter de sujets qui les touchent personnellement. Un climat de confiance et de complicité doit régner lors de tels échanges.

è Les regroupements par proximité: réunir deux élèves pour une courte durée en vue de leur permettre de comparer ou de vérifier leur travail, d’échanger de l’information et de se soutenir.

è Les regroupements par champs d’intérêt : On peut laisser les élèves libres de choisir un sujet ou un thème qui les intéresse. Puis on leur dit de se regrouper selon l’activité choisie.

è Les regroupements formés par l’enseignante ou l’enseignant : Pour certaines tâches, c’est plutôt l’enseignante ou l’enseignant qui détermine la composition des équipes. (Mélanger les niveaux, les sexes et cultures).

è Les regroupements formés à partir des intelligences multiples: On tient compte du type d’intelligence dominante dans chaque élève. Pour cela il faut faire un plan du profil des intelligences en début de l’année scolaire et en avoir compte pour élaborer les tâches. À ce fin, le groupe doit être hétérogène.

1.2.- AMÉNAGEMENT SPATIO-TEMPOREL

http://ler.letras.up.pt/uploads/ficheiros/13050.pdf

DISTRIBUTION DE L´ESPACE

http://gerflint.fr/Base/Mexique4/AC_%20Didier.pdf

L’organisation spatiale de la classe est très importante et c’est un des éléments qui permet de rendre les élèves actifs pendant leurs apprentissages car en s’appropriant de l’espace de la classe ils se sentiront moins perdus et plus à l’aise.

D’ailleurs, le choix de l’installation des tables, du bureau de l’enseignant, de différents coins et des affichages favorisera certaines formes de pédagogie.

q Les tables alignées les unes derrière les autres, les élèves vers le tableau

Permet de garder plus facilement le calme et l’attention. Par contre elle ne permet pas la confrontation des idées entre apprenants.

q Tables par groupes de 4 ou 6

Facilite les travaux de groupe et la coopération. Mais rend difficile la copie car les apprenants ne sont pas en face du tableau.

q Disposition en U

Très utilisée en classe de FLE (ou autre). Elle favorise le dialogue entre tous, car les apprenants se voient bien. L’enseignant peut de se déplacer rapidement. Cette disposition permet aussi à l’enseignant de procurer une aide individuelle plus rapidement. Néanmoins, les apprenants auront plus de mal à garder le silence.

Organiser la classe et Installer différents endroits (coin bibliothèque, informatique, jeux,….) suscitant l’apprentissage autonome des élèves leur permet de s’approprier la classe, et de s’organiser dans la construction de leurs apprentissages, lors des moments bien définis par l’enseignant.

Cela permet aussi d’organiser les mouvements des élèves qui peuvent circuler dans la classe, sous certaines conditions clairement établies par l’enseignant.

DISTRIBUTION DU TEMPS

La distribution du temps est directement liée à la méthodologie, à la programmation et même à l´organisation de l´école.

Le découpage doit suivre un modèle en SPIRALE avec un feed-back constant qui permet d´organiser constamment le processus. Les activités doivent être aussi très variées pour éviter l´ennui chez l´apprenant, la démotivation et la perte d’attention. Il faudra aussi prendre en compte la diversité, c´est-à-dire les rythmes différents, c´est pourquoi il est nécessaire de prévoir des activités d´élargissement pour ceux qui avancent vite et de renfort pour ceux qui le font plus doucement.

Pour les élèves qui ont des troubles du comportement (hyperactivité, déficit d´attention…) il faudra prévoir des activités plus courtes, des contrôles adaptés à leur niveau d´attention (plus courts et diversifiés), ainsi qu´une attention plus personnalisée.

L’Arrêté du 17 mars 2015 qui développe le curriculum de l’Éducation Primaire en Andalousie, nous indique dans l’annexe 2 la temporalisation des différents domaines dans les 6 cours et les 3 cycles de Primaire. Par rapport à la langue étrangère, on différencie entre la première et la deuxième langue :

à Cycle 1 : Première LE, 2 séances par semaine

Deuxième L E, une séance par semaine

à Cycles 2 et 3 : Première LE, 3 séances par semaine

Deuxième L E, deux séances par semaine

« Les temps établis pour chaque domaine sont de 45 minutes. Exceptionnellement, le centre éducatif, en fonction des besoins et en utilisant son autonomie, pourra établir ou combiner des séances de différentes durée dans une même journée scolaire, mais elles devront être comprises entre les 30 et les 60 minutes ».

2.- SELECTION DE MÉTHODOLOGIES EN FLE

https://qinnova.uned.es/archivos_publicos/qweb_paginas/4469/revista1articulo8.pdf

https://otik.uk.zcu.cz/bitstream/handle/11025/7533/diplomova%20prace%20voracova.pdf?sequence=1

La perspective actionnelle du Cadre Européen Commun de Référence pour les Langues (CECRL) met l’accent sur le rôle de la tâche communicationnelle et du projet de socialisation dans l’acquisition d’une langue étrangère. Il faut développer en particulier la compétence EN COMMUNICATION LINGUISTIQUE (CCL), puisqu’elle est la base des autres compétences.

L’approche communicative et la perspective actionnelle sont les méthodologies et méthodes conseillées afin de mener à bien l’enseignement du français. Mais il n’est pas rare de recourir à d’autres méthodologies comme la méthodologie directe, active, situationnelle, audio-orale ou audiovisuelle

De plus, les nouvelles technologies sont une ressource et une compétence très importantes à l’heure actuelle et qui doivent être prises en compte dans l’enseignement-apprentissage d’une langue étrangère. Il s’agit de s’adapter aux nouvelles demandes et aux nouveaux moyens de communication pour former les élèves d’une façon globale.

L’éclectisme actuel présente les avantages d’une méthodologie souple, capable de s’adapter aux différentes situations d’enseignement-apprentissage auxquelles doivent faire face les enseignants. L’enseignant doit choisir la ou les méthodologies qui s’adaptent le mieux aux objectifs visés.

Nous allons pouvoir profiter en Andalousie d´un enseignement bilingue de qualité qui va plonger nos élèves dans une connaissance de la langue française ainsi que de la culture, ce qui entrainera une ouverture vers l´Europe dans un univers multilingue et multiculturel.

À partir de la perspective actionnelle établie par le CECR on met en place une série de méthodes et de techniques pour faire que l’élève soit actif. Le travail par tâches et le travail par projets ce sont les façons de faire plus actuelles. Pour cela il faut adapter la méthodologie à cette nouvelle exigence: l’élève est le centre de l’apprentissage et il est lui-même l’acteur de son apprentissage. Il devra développer des compétences telles que savoir travailler individuellement ou en groupe et avec n’importe quel élève.

1. -RÔLE DU PROFESSEUR

http://www.lb.refer.org/fle/cours/cours3_AC/prof_fle/cours3_prof09.htm

http://www.blikk.it/angebote/reformpaedagogik/rp70130.htm

Le professeur a heureusement aujourd’hui un rôle bien différent d’autrefois, rôle de médiateur et de guide

Etre professeur c’est savoir s’effacer derrière l’enseignement que l’on propose. Cet effacement se pose lorsque les élèves sont en pleine interactivité.

Avec la perspective actionnelle, le professeur doit établir une ambiance de classe agréable et rassurante pour que les élèves se sentent en confiance.

C’est l’enseignant qui va mettre les élèves dans les situations requises pour qu’ils construisent leur apprentissage, Il va encourager les prises de parole, féliciter les prises de risques des élèves, l’essentiel c´est qu’ils communiquent. Peu à peu, les erreurs disparaîtront avec la pratique. Il faudrait travailler l’intercorrection, ainsi les apprenants apprendront à écouter avec une oreille critique, ce qui les amènera progressivement à s’autoévaluer.

Le professeur doit connaître son public et ses caractéristiques. Chaque situation d’enseignement comporte plusieurs variables selon le public à qui l’on s’adresse. L’enfant a des caractéristiques propres qui lui facilitent l’apprentissage : des caractéristiques psycholinguistiques ainsi que le besoin de communiquer et l’absence de blocage cognitif.

Pour résumer, nous dirons que l’enseignant est : vecteur d’information, meneur de jeu ou d’animateur, évaluateur chargé d’évaluer l’acceptabilité des productions réalisées.

2.- RÔLE DE L´ÉLÈVE

La méthodologie communicative et actionnelle que nous allons adopter considère l’apprenant comme un acteur social qui devra accomplir des tâches (elles ne sont pas seulement langagières) dans des circonstances et un environnement donnés à l’intérieur d’un domaine d’action particulier.

Depuis la méthode directe, le rôle de l’élève a bien évolué. Il devient apprenant, acteur de son processus d’apprentissage-acquisition.

L’apprenant va donc devoir réaliser des actions sociales quotidiennes qui s’ancrent dans un contexte précis. Pour y parvenir, il devra mobiliser d’une part ses compétences générales individuelles, c’est-à-dire son savoir sur le monde et son savoir socioculturel, et d’autre part ses compétences communicatives (linguistiques, sociolinguistiques et pragmatiques).

La consolidation des acquis par des reprises dans des mises en situation diverses fait partie du processus d’apprentissage ; l’apprenant devra les réutiliser de manière de plus en plus autonome et dans d’autres situations. L’élève doit apprendre à apprendre, en employant la langue .

Il faut que l’apprenant s’entraîne à la communication ; le professeur devra lui proposer des activités différentes où l’apprenant utilise la langue pour accomplir des tâches, pour agir, pour convaincre.

La différence entre l’approche actionnelle et l’approche communicative vient du fait que l’on se centre sur le groupe, pas seulement sur l’apprenant. Elle vient aussi du fait que l’on travaille avec une pédagogie par tâches, comme l’approche communicative, (exemples, un échange linguistique et culturel). L’échange est le projet actionnel par excellence car l’élève devient véritable usager qui cherche à communiquer dans la langue étrangère pour agir et interagir. L’apprentissage interdisciplinaire suppose le travail par projets, ce qui pourrait se faire en prenant comme point de départ le Curriculum intégré des Langues.

L´erreur prend une place importante et positive dans le processus d´apprentissage. De nos jours elle n´est pas considérée comme un échec mais comme l’indice de l’étape de construction de la langue dans laquelle se situe l’apprenant, nécessaire pour la progression vers l’étape suivante. L´acceptation de l’erreur est traitée comme partie intégrante du processus d’apprentissage avec une attitude positive pour la surmonter.

3.- LES ACTIVITÉS: critères pour les choisir et pour les séquencer. Typologie des activités

La perspective actionnelle est centrée sur la notion de tâche : « le niveau de compétence d’un apprenant est défini en fonction du plus ou moins grand nombre de tâches qu’il est capable de réaliser correctement ».

Il est approprié d’expliquer le terme de tâche. Cette problématique sera traitée dans le chapitre suivant, mais d’après le CECR , la tâche est «toute visée actionnelle que l’acteur se représente comme devant parvenir à un résultat donné en fonction d’un problème à résoudre, d’une obligation à remplir, d’un but qu’on s’est fixé… ». Il peut s’agir par exemple de commander un repas dans un restaurant, de réserver une chambre dans un hôtel….

Selon le CECR, l’approche actionnelle est la perspective privilégiée de nos jours. Les gens qui apprennent une langue étrangère développent un ensemble de compétences générales, surtout une compétence à communiquer langagièrement. Afin de réaliser des activités langagières, les apprenants mettent en œuvre les compétences.

Les apprenants agissent, co-agissent, collaborent, s’entraident mutuellement pour mieux progresser collectivement dans leur apprentissage. = APPROCHE CO-ACTIONNELLE de PUREN.

La tâche ne doit pas être nécessairement langagière. Elle peut relever un domaine personnel (téléphoner à un ami pour prendre des nouvelles), public (acheter un croissant), éducationnel (jeu de rôle) ou professionnel (rédiger un e-mail ).

Selon le Cadre, les tâches pédagogiques communicatives « visent à impliquer l’apprenant dans une communication réelle, ont un sens (pour l’apprenant), sont pertinentes (ici et maintenant dans la situation formelle d’apprentissage), exigeantes, mais faisables (avec un réajustement de l’activité si nécessaire) et ont un résultat identifiable (ainsi que d’autres, moins évidents dans l’immédiat).

La tâche responsabilise l’apprenant. En effet, pendant la réalisation de telle ou telle tâche, les élèves ont plus de liberté en comparaison avec un exercice. Il est important que la tâche soit signifiante, proche de la vie réelle pour que la motivation des élèves augmente. Ils doivent mobiliser toutes leurs compétences pour arriver à un résultat souhaitable. Pour arriver à une tâche ils feront différentes activités de compréhension orale, de production orale, de compréhension écrite, de production écrite.

Dans l’écriture en langue étrangère, il est difficile d’atteindre le même niveau que des natifs. Il existe des difficultés linguistiques, quant à la richesse du lexique et à la maîtrise de la langue, des difficultés socioculturelles qui reposent sur des caractéristiques qui sont propres à chaque langue.

CRITÈRES POUR CHOISIR LES ACTIVITÉS

Le critère le plus important pour choisir les activités c´est celui du rapport entre objectif et activité, une activité qui n´a rien à voir avec l´objectif que nous prétendons atteindre, est une activité à éliminer. CRITÈRES À CONSIDÉRER:

clip_image002 Les activités doivent développer les 4 habiletés.

clip_image002[1] Les activités doivent se réaliser dans des situations significatives, dans un contexte le plus proche de la réalité pour assurer la créativité de l´apprenant et l´autonomie dans l´apprentissage

clip_image002[2] Elles seront adaptées à la diversité en classe, ainsi qu´au niveau des apprenantsà la tâche doit être adaptée au développement cognitif de l´enfant, ainsi nous partirons du plus facile pour aller vers le plus difficile. Il ne faut pas perdre de vue la diversité dans la classe, c´est pourquoi on devra préparer des activités pour renforcer mais aussi pour élargir les connaissances, afin d´éviter ainsi les « temps morts » car il y a toujours des apprenants qui vont finir les activités beaucoup plus vite que d´autres.

clip_image002[3] Il est très important que la tâche finale, soit bien séquencée en activitésà La progression des activités pour arriver à la tâche finale doit avoir surtout une continuité et cohérence.

clip_image002[4] Les activités enfin, doivent être très variées car l´enfant perd sa motivation dans les activités très longues et monotones.

4.-RÔLE DES TICE

L’arrêté du 17 Mars 2015 (BOJA 60, publié le 27 mars 2015), en faisant référence au domaine de la Première Langue Étrangère dit que «  Le curriculum intégré des Langues et l’utilisation des TICE sous une approche inclusive et globalisante, seront les lignes basiques d’actuation pour le Projet Linguistique du Centre, lequel, par définition, systématisera tous ses ressources et le potentiel éducatif du Centre scolaire pour le développement de la compétence en communication linguistique ».

Les TICE contribuent naturellement à l’acquisition de l’apprentissage (TAC). Selon cet arrêté, l’intégration des TAC doit être planifiée et incluse toujours dans nos pratiques, en connaissant le contenu et le but que l’on veut donner. « L’usage efficace des TAC dans la classe aura du succès si on se centre sur la méthodologie didactique et non pas dans la propre technologie »

« Il s’agit, donc, d’insister sur la méthodologie dans les usages de la technologie, et ne pas s’assurer seulement la maîtrise des outils informatiques. De connaître et explorer les possibles utilisations didactiques des TICE pour l’apprentissage et l’enseignement ».

Ce projet d’une société de l’information pour tous nécessite un effort éducatif ambitieux ainsi que le besoin de développer la compétence intitulée « LE TRAITEMENT DE L´INFORMATION ET de LA COMPÉTENCE DIGITALE ». 

Ainsi l´explosion de ressources disponibles sur Internet est un nouveau tournant dans le développement de la didactique du français L.E.

Depuis l’apparition des nouvelles méthodologies, une des missions les plus importantes des enseignants est devenue de réaliser des interactions avec les apprenants. Elles sont fondamentales car l’interactivité est le moteur de l’apprentissage en classe, à partir de supports variés par le déclenchement de prise de parole. Enseigner dans la société de l’information : La rapide évolution des technologies de l’information et de la communication (TIC) a engendré au cours de ces dernières années une progression notable des équipements disponibles dans les établissements d’enseignement. Les instructions officielles et les nouveaux programmes prennent en compte cette évolution.

L´Andalousie s´est adhérée à des PROJETS tels que Escuela 2.0: Pour la classe nous pouvons créer un blog de classe, une page wikispaces, etc, où nous pouvons publier des ressources, des vidéos, des activités à faire à la maison, des diaporamas pour résumer les activités de classe, pour faire des correspondances avec d´autres écoles….

5.- LE RÔLE DES MATÉRIELS

è Supports en adéquation avec le niveau des apprenants,

è Prendre en compte des préoccupations et des centres d’intérêts de nos apprenants.

è Les supports à utiliser doivent être authentiques le plus possible.

è Nous devons prendre en compte, pour choisir les ressources, les aspects communicatifs (un objectif langagier et communicatif, d’adéquation au contexte) et les aspects pédagogiques (adéquation aux objectifs fixés). Cohérence avec les contenus proposés. Correspondance avec le niveau et l´âge des élèves. Proches de l´univers des apprenants. Progression en spirale des contenus et des objectifs.

6.- PÉDAGOGIE DIFFÉRENCIÉE

Cette expression, (appelée aussi diversifiée) couramment utilisée au niveau européen, désigne très largement ceux qui ont besoin d’une adaptation des méthodes d’éducation et d’enseignement pour les élèves en difficulté scolaire ce qui implique élaborer une démarche adaptée et l´exploitation des supports spécifiques.

Il s’agit en effet de se baser sur un principe d’inclusion afin de favoriser le développement de tous et cela à tous les niveaux éducatifs. De sorte que la pédagogie différenciée soit conçue non pas comme une mesure, mais comme un véritable principe pour les besoins de chacun.

Le système doit faciliter les moyens nécessaires pour que l´élève arrive à atteindre les objectifs marqués. Le professeur prendra en compte, tout au long de l´année, des activités de soutien et de réutilisation des connaissances, aussi bien à l´oral qu´à l´écrit, pour les enfants qui en auraient besoin, ainsi que les adaptations pédagogiques nécessaires à chaque particularité (des adaptations curriculaires significatives ou non significatives)

7.- RÔLE DES FAMILLES

La LOMCE met l´accent sur les droits et obligations des parents d’élèves à assurer leur rôle éducatif. Les parents d’élèves ont été intégrés en tant que partenaires à part entière de la communauté éducative. Ils ont la possibilité de rencontrer les enseignants et le directeur pour les questions relatives à la scolarité de leur enfant.

Il est impératif que les parents soient informés des projets à l´école. De bonnes relations et une coopération active entre les familles et l’école favorisent la réussite des enfants.
Il est important que les parents d’élèves accompagnent le travail personnel de l’élève et qu’ils prennent en compte les objectifs et les contraintes liées à la scolarité de leurs enfants.

8.- RÔLE DE L´INTERCULTURALITÉ

Le multilinguisme est au cœur de l’identité européenne, puisque les langues sont un aspect fondamental de l’identité culturelle de chaque européen. Pour cette raison, le multilinguisme est explicitement mentionné dans le bloc de contenu 4, que nous devons développer.

Nous devons préparer nos élèves à vivre dans un monde pluriculturel, international et plurilingue.

L’enseignant doit aider les enfants à réfléchir sur leur propre culture et faire un rapport avec les autres cultures, en faisant une comparaison des deux langues-cultures car La langue est complètement liée à la culture des parlants ce qui implique qu´apprendre le français c´est aussi accéder à la culture, à la civilisation, que cette langue véhicule. L´enseignant doit aussi montrer comment la culture maternelle des élèves entre en interaction avec la culture d’un français ou d’un francophone.

Il faut que l’enseignant prenne en compte ceci dans son cours de langue pour prévoir les objectifs, contenus et les activités à travailler.

9. APPROCHE MULTIDISCIPLINAIRE

Elle suppose le fait de mettre l’élève au centre du processus d’apprentissage. Construire des ponts qui relient plusieurs matières en se basant sur des Compétences ou des aspects du programme commun à ces matières, c´est à dire faire participer plusieurs disciplines au travail d’un thème sur lequel elles peuvent avoir des approches différentes. C’est ce qui s’appelle travail par projets. Pour cela il faut rassembler des objectifs de plusieurs matières en un thème pour que les élèves se rendent compte que les matières ne sont pas des mondes isolés ce qui permet aux élèves de comprendre la complexité d’un problème en leur montrant la multitude des approches possibles et des capacités utilisées pour le résoudre.

3.-CONCLUSION

Nous avons vu au long de ce thème les différentes variables à prendre en compte pour l’élaboration d’un cours de FLE. Pour cela faire, nous avons recours à différentes méthodologies qui doivent toujours encourager la communication et renforcer le rôle actif des apprenants. La LOMCE (8/2013 du 9 décembre) nous rappelle dans son préambule que « l’élève est le centre et la raison d’être de l’éducation ».

Ce thème est très important car il nous offre la possibilité de développer l’interculturalité et nous offre une vision globale des aspects pédagogiques théories qui peuvent influencer les techniques d’enseignement dans tous les domaines, à travers le travail par projets .

A l’heure de l’ouverture des frontières et d’une Europe en pleine construction, il est important de comprendre les théories qui pourront aider l’enseignant afin de faire acquérir aux apprenants une compétence de communication dans toutes ses composantes, car n’oublions pas que l’objectif principal pour l’enseignant est de faire de ses apprenants des citoyens actifs, acteurs de leur propre processus d’apprentissage-acquisition afin d’acquérir une véritable compétence de communication.

4-BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

ü BÉRARD, E. 1991. L’approche communicative : Théorie et pratiques, Paris :

CLE international (coll. « Didactiques des langues étrangères »).

ü BESSE, H. et PORQUIER, R. 1984. Grammaires et didactique des langues,

Paris : Hatier-Didier-CRÉDIF (coll. « LAL »).

ü CUQ, J-P. 1996. Une introduction à la didactique de la grammaire en français langue étrangère, Paris : Didier-Hatier.

ü GERMAIN, C. et SEGUIN, H. 1995. La grammaire en didactique des langues,

Québec Canada : CEC (coll. « Le point sur… »).

ü MOIRAND, S. 1990. Une grammaire des textes et des dialogues, Paris : Hachette

ü PUREN, C. (1988): Histoire des méthodologies de l’enseignement des langues, Paris, Nathan-Clé International, col. DLE

ü GOUIN.-http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/hel_0750-Perspective actionnelle et approche par les tâches en classe de langue [en ligne].Disponible sur : http://utpjournals.metapress.com/content/21011m074605n618/fulltext.pdf>,

ü Enseigner le FLE selon une approche actionnelle : <http://www.aliancafrancesa.com.br/colloque2011/actes/acte_conference_jacky_girardet.pdf>

ü Site de Christian Puren [en ligne] Disponible sur : <http://www.christianpuren.com/mes-travaux-liste-et-liens/2006g/>