Tema 5 – Marco geográfico, histórico y cultural de los países de habla francesa. ¿Cuál es la aplicación didáctica de los aspectos geográficos, históricos y culturales?

Tema 5 – Marco geográfico, histórico y cultural de los países de habla francesa. ¿Cuál es la aplicación didáctica de los aspectos geográficos, históricos y culturales?

CADRE GÉOGRAPHIQUE, HISTORIQUE ET CULTUREL des pays francophones. Application didactique des aspects gÉographiques, historiques et culturels les plus significatifs

0. INTRODUCTION.. 2

1. Le cadre gÉographique, historique et culturel des pays francophones. 2

1.1. Qu’est-ce que la francophonie ?. 2

1.2. Diversités de la francophonie. 3

1.3. Objectifs: la défense de la diversité culturelle. 3

1.4. Histoire de la francophonie. 4

1.5. La langue française et la francophonie. 6

1.6. Les États francophones dans le monde. 6

1.7.- La charte de la Francophonie. 7

1.8. Culture francophone. 7

2. Application didactique des aspects géographiques, historiques et culturels les plus significatifs 8

2.1. Considérations générales. 8

2.2. Application didactique des aspects géographiques. 9

2.3. Application didactique des aspects historiques. 9

2.4. Application didactique des aspects culturels. 9

3. CONCLUSION.. 10

4. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE.. 11

0. INTRODUCTION

La Francophonie commence à l’école. C’est à l’école qu’elle apprend à se marier avec toutes les formes, les références, les valeurs, d’une humanité très ancienne. (…) On y apprend à devenir plus: à entrer dans une histoire qui est le contraire d’une nostalgie, dans une communauté qui est le contraire d’un ghetto. (Alain Peyrefitte)

Voici une définition idéale du défunt homme politique, écrivain et diplomate français, qui résume parfaitement le thème que nous devons traiter.

La francophonie constitue un espace linguistique culturel et politico-administratif qui regroupe de nombreux et très différents pays à travers le monde.

Avec l’appui de la France, mais aussi d’autres États francophones, la communauté francophone est devenue une véritable enceinte de coopération, tant linguistique et culturelle qu’économique et politique.

Dès lors, dans ce thème, nous allons parler de la Francophonie et tenter de voir comment on peut enseigner aux apprenants les valeurs de la Francophonie.

Il nous faudra au préalable définir le concept qui n’englobe pas uniquement l’aspect linguistique, bien au contraire.

Rappelons que la LOMCE via le Décret Royal” 126/2014, du 28 Février, qui établit le curriculum de base de L’Education Primaire dans son article 7 dit que l’un des objectifs de l’Education Primaire est de « connaître, comprendre et respecter les différentes cultures et les différences entre les personnes ».

1. Le cadre gÉographique, historique et culturel des pays francophones

1.1. Qu’est-ce que la francophonie ?

Le mot «francophonie» semble avoir été inventé par le géographe français Onésime Reclus (1837–1916). Cet homme est l’inventeur de la francophonie en actes et en paroles et représente la figure du francophone. Pour la première fois il utilise le terme de francophonie dans son essai de classement des habitants de la planète en fonction de la langue qu’ils parlaient dans leur famille et dans leurs relations sociales. Mais ce terme disparut du langage pendant de nombreuses années, jusqu’à ce qu’au début du XX siècle le terme de francité fut employé pour désigner les caractéristiques non seulement linguistiques mais aussi culturelles de ce qui est français. Le mot ne fit que tardivement son entrée dans les dictionnaires vers 1968.

Les nouvelles conceptions relatives à la place de la langue et de la culture françaises dans le monde ont engendré les termes de «francitude», de «communauté francophone» ou de «communauté de langue française».

On peut parler des différents sens du mot « francophonie » :

clip_image001 Un sens linguistique: francophone = qui parle le français.

clip_image001[1] Un sens géographique: l’ensemble des peuples et des hommes, dont la langue (maternelle, officielle, courante ou administrative) est le français.

clip_image001[2] Un sens spirituel et mystique: le sentiment d’appartenir à une même communauté qui partage des valeurs communes. Il existe par exemple un salon francophone du livre, la francophonie a sa journée internationale. Rendez-vous le 20 mars !

clip_image001[3] Un sens institutionnel: L’ensemble d’associations et d’organisations de concertation et de coopération un Secrétaire général de la Francophonie, L’Organisation internationale de la Francophonie (OIF), La Conférence des chefs d’État et de gouvernement des pays ayant le français en partage, appelée le « Sommet » Le Conseil permanent de la Francophonie, appelé « Conseil permanent ».

1.2. Diversités de la francophonie

La francophonie est basée sur la diversité ou plutôt DES diversités. La Francophonie est représentée par une communauté de peuples très divers vivant sur les cinq continents et unis par la pratique de la langue française.

On compte aujourd’hui environ 200 millions de francophones dans le monde, que le français soit leur langue maternelle, de scolarisation, d’affaires, ou de culture. Le nombre de personnes apprenant la langue française au cours de leur études ou grâce à des organismes comme l’Alliance Française et les centres culturels est estimé à une centaine de millions.

75 États et gouvernements la composent (56 membres et 19 observateurs) – soit plus du tiers des États membres des Nations unies. La première forme de diversité culturelle, c’est celle des langues.

Diversité des langues, mais d’abord diversité dans la langue. Il n’existe pas une seule langue française figée dans un dictionnaire immuable. Le français du Québec n’est pas exactement celui du Sénégal qui n’est pas exactement celui de la France. En France même, la langue parlée en Provence, et la façon de la parler, n’est pas la même qu’à Reims. Et le français du début du XXIe siècle n’est pas tout à fait le même que celui du XIXe. La langue reflète la culture et l’époque en même temps qu’elle les influence. Bref, la langue est vivante, et doit le rester.

La francophonie est favorable à l’existence de grands ensembles linguistiques et culturels, espaces de culture et de solidarité qui dialoguent ensemble. C’est ainsi que l’OIF a engagé une coopération avec les hispanophones, les lusophones, les arabophones, et qu’elle en engage une avec les anglophones.

1.3. Objectifs: la défense de la diversité culturelle

Les objectifs de la Francophonie sont consignés dans sa Charte adoptée en 1997 au Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement à Hanoi (Vietnam) et révisée par la Conférence ministérielle en 2005 à Antananarivo (Madagascar) :

· l’instauration et le développement de la démocratie ;

· la prévention, la gestion et le règlement des conflits, et le soutien à l’État de droit et aux droits de l’Homme ;

· l’intensification du dialogue des cultures et des civilisations ;

· le rapprochement des peuples par leur connaissance mutuelle ;

· le renforcement de leur solidarité par des actions de coopération multilatérale en vue de favoriser l’essor de leurs économies ;

· la promotion de l’éducation et de la formation.

1.4. Histoire de la francophonie

La présence des francophones hors de France est le résultat de l’Histoire. Autrefois la France a colonisé de nombreux pays (exemple une partie de l’Afrique subsaharienne ou une partie de la péninsule indochinoise); elle a alors, imposé l’usage du français dans l’administration de ces pays et dans les écoles.

Aujourd’hui, ces pays sont indépendants mais ils sont nombreux à avoir gardé le français comme langue officielle ou comme langue d’enseignement. D’autres pays ou régions ont été des pays d’accueil (Québec) pour de nombreux français (entre le XVIIème et le XIXème siècle).

Des écrivains initient le processus, dès 1926, en créant l’Association des écrivains de langue française (Adelf), (Le poète sénégalais Léopold Sédar Senghor) ; suivent les journalistes, regroupés en 1950 au sein de l’Union internationale des journalistes et de la presse de langue française (aujourd’hui Union de la Presse francophone) ; en 1955, une Communauté des Radios publiques francophones est lancée avec Radio France, la Radio suisse romande, Radio canada et la Radio belge francophone. Cette communauté propose aujourd’hui, avec une audience sans cesse accrue, des émissions communes diffusées simultanément sur les ondes des radios membres, contribuant ainsi au renforcement du mouvement francophone à travers le monde.

En 1960, la première institution intergouvernementale francophone voit le jour avec la Conférence des Ministres de l’Éducation nationale des pays ayant en commun l’usage du français (CONFEMEN,) qui regroupait au départ 15 pays. Cette conférence ministérielle permanente compte aujourd’hui 41 états et gouvernements membres. Elle se réunit tous les deux ans pour tracer les orientations en matière d’éducation et de formation au service du développement.

Les universitaires s’en mêlent à leur tour en créant, une année plus tard, l’Association des universités partiellement ou entièrement de langue française, qui deviendra, en 1999, l’Agence universitaire de la Francophonie (AUF). L’AUF compte aujourd’hui 677 établissements d’enseignement supérieur et de recherche répartis dans 81 pays. Elle est l’un des opérateurs spécialisés de la Francophonie.

La Francophonie institutionnelle est crée le 20 mars 1970, à Niamey au Niger. L’Agence de Coopération Culturelle et Technique (ACCT) est composée d’instances politiques et de cinq opérateurs spécialisés œuvrant dans des champs spécifiques. Avec l’ACCT, la coopération s’engage dans les domaines de la culture et de l’éducation.

Le mouvement s’élargit aux parlementaires qui lancent leur association internationale en 1967, devenue l’Assemblée parlementaire de la Francophonie (APF) en 1997.

Les instances politiques qui composent l’ACCT sont les sommets, la Conférence des ministres de la Francophonie (CMF) et le Conseil Permanent de la Francophonie (CPF).

Les cinq opérateurs sont: l’Assemblée parlementaire de la Francophonie qui se charge de la mise en place d’institutions démocratiques et des missions d’observation d’élections, l’Agence Universitaire de la Francophonie, la chaîne de Télévision multilatérale (TV5) en langue française, l’Association Internationale des Maires responsables des capitales et métropoles partiellement ou entièrement Francophones (AIMF) et l’Université Senghor d’Alexandrie (comme dans la chanson de Claude François J) qui a pour vocation de perfectionner des cadres supérieurs des pays de la francophonie dans le domaine de l’administration et la gestion, la gestion de l’environnement, la nutrition et la santé et la gestion du patrimoine culturel.

Cette organisation intergouvernementale est fondée autour du partage d’une langue commune, le français, chargée de promouvoir et de diffuser les cultures de ses membres et d’intensifier la coopération culturelle et technique entre eux. Le projet francophone a sans cesse évolué depuis la création de l’ACCT devenue, en 1998 l’Agence Intergouvernementale de la Francophone (AIF) et, en 2005, l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF).

Une date clé à retenir : 1986 : Le Premier Sommet de la Francophonie se tient à Paris. On sort les drapeaux et les petits foursJ. 41 pays et gouvernements participent à ce sommet.

Lors du VIIème sommet de la Francophonie à Hanoi, Vietnam (1997), la Charte de la Francophonie est crée. Cette charte est le support juridique de l’ensemble du cadre institutionnel francophone. Elle a été révisée en 2005 lors du sommet à Antananarivo, Madagascar.

A la culture et à l’éducation, domaines originels de la coopération francophone, se sont ajoutés, au fil des Sommets, le champ politique (paix, démocratie et droits de l’Homme), le développement durable, l’économie et les technologies numériques.

L’OIF ne réunit pas seulement des pays mais aussi des États non souverains qui veulent coopérer aux plans éducatifs, culturels, techniques et scientifiques. L’accent est mis sur le français comme langue véhiculaire même dans les pays où le français joue un rôle secondaire (Liban, Bulgarie, Moldavie, Cap-vert, Roumanie, Égypte, Saint-Thomas-et-Prince, Djibouti, Vietnam, Guinée équatoriale).

Rendons grâce à la bonne volonté de tous ceux et celles qui ont fait et continuent de faire vivre la langue française et de défendre les valeurs la Francophonie. Pour autant, de nouveaux défis attendent la Francophonie : parfaire l’intégration de tous les pays francophones dans une mondialisation plus heureuse et poursuivre le combat pour le respect de la diversité des cultures.

Mise à part le français comme langue de communication, on doit souligner le travail de l’OIF pour instaurer dans tous les pays membres de l’OIF (qu’il soit, développé, en voie de développement ou du tiers monde), des principes et valeurs tels que la démocratie, l’égalité, le respect des droits de l’homme (hommes, femmes et enfants en insistant sur les droits de ces deux derniers), l’éducation et la formation, le développement durable et la solidarité, la culture numérique et l’égalité hommes / femmes.

1.5. La langue française et la francophonie

D’après les chiffres de 2014 de l’Observatoire de la langue française, il y a 274 millions de francophones dans le monde (on est dans le top 5J) (contre 135 millions en 1990).

Le français est la seule langue (avec l’anglais) à être parlée sur les cinq continents.

Le français occupe des positions stratégiques privilégiées comme langue administrative, langue d’enseignement, langue de l’armée, langue de la justice, langue des médias, langue du commerce ou des affaires. Toutes ces circonstances font que le français est d’autant plus important mondialement. C’est aussi la langue officielle des Jeux OlympiquesJ.

Il y a 2 profils de francophones : les francophones l’utilisant comme langue étrangère, et les francophones l’utilisant comme langue quotidienne.

57 % des francophones se trouvent en Afrique et 36 % en Europe puis 7,6% en Amérique (grâce à Céline DionJ) et Caraïbes.

Dans l’Union Européenne, le français est la 2e langue maternelle la plus parlée (16%), après l’allemand (23%) et devant l’anglais (15,9%).

Dans l’Union Européenne, le français est la 2e langue étrangère la plus pratiquée (19%), après l’anglais (41%) et devant l’allemand (10%) ou l’espagnol (7%).

Il y a 900 000 professeurs de français dans le monde et il y a 2 français minimum à Antequera : ma copine Valérie et moiJ.

+ 7 % DE LOCUTEURS QUOTIDIENS DEPUIS 2010 !

Quels usages de la langue française ?

– Une langue partagée par 77 Etats et gouvernements

– 3è langue des affaires après l’anglais et le chinois

Les pays francophones représentent 20% du commerce mondial de marchandises.

– C’est une langue de communication internationale (des chaînes internationales en français : TV5, Canal + Afrique etc., des radios comme RFI)

– Le français est la 4ème langue de la Toile

1.6. Les États francophones dans le monde

Il y a en 2014 77 États et gouvernements au sein de la Francophonie (57 membres et 20 observateurs).

Si on totalise l’ensemble on compte 900 millions de personnes.(Consulter cartes diverses)

Comme il nous est impossible de citer tous les États et gouvernements, nous soulignerons simplement que les Etats africains sont fortement représentés.

Soulignons quelques catégories comme

Pays où le français est « langue maternelle d’origine : France, Monaco, Belgique, les paradisiaques DOM TOM bien que davantage créolophones (Nouvelle-Calédonie, Polynésie française, etc.)

Langue maternelle par dispersion (avec les découvertes) : Canada

Langue française par expansion  (pour raison historiques): avec les anciennes colonies : Algérie, Tunisie, Maroc. + Afrique centrale (Gabon, Congo…)

Le français est même représenté sur la petite île de Vanuatu dans le Pacifique !

Une mention pour l’Egypte de DalidaJ.

1.7.- La charte de la Francophonie

La charte de la francophonie est une charte dans laquelle on peut lire des articles au sujet de:

-Des objectifs.

-Des différents pouvoirs de l’OIF.

-La composition de l’OIF (le sommet, la Conférence ministérielle, le Conseil Permanent de la Francophonie, le Secrétaire général et ses fonctions publiques et en matière de coopération, le statut des états et gouvernements membres, membres associés ou observateurs).

-Tous les détails juridiques de l’OIF.

La dernière mise à jour a été effectuée à Madagascar, à Antananarivo, 2005.

1.8. Culture francophone

Dès 1962, le président Léopold Sédar Senghor soulignait la dimension culturelle de la francophonie dans un article fondateur : « Le français langue de culture ».

Il me paraît capital de citer quelques grands noms d’écrivains francophones (la liste est trop longue pour les citer) : la belge Amélie Nothomb, véritable phénomène littéraire, Stupeur et tremblements (1999), Françoise Giroud (1916-2003), la suisse (héroïne de la Résistance), et bien sûr LE phénomène actuel Katherine Pancol (marocaine) Les yeux jaunes des crocodiles, Muchachas (1, 2 et 3) ou encore Tahar Ben Jelloun (La Nuit sacrée, Prix Goncourt 1987). Terminons par le prix Nobel de Littérature 2014 Patrick Modiano, Cocorico !!! 15è français à recevoir le Prix.

Porteuse d’une identité plurielle qui s’exprime dans les littératures, les musiques et les images, la Francophonie est au cœur de grands festivals dédiés au spectacle vivant et au cinéma dans tout l’espace francophone.

En Afrique : le Marché des arts du spectacle africain (MASA) d’Abidjan en Côte d’Ivoire ; le Festival panafricain du cinéma et de la télévision (Fespaco) de Ouagadougou au Burkina Faso ; le Festival du théâtre du Bénin ; les Rencontres théâtrales du Cameroun ; le Festival panafricain de musique au Congo ; le Festival biennal du théâtre des réalités au Mali ; les Festivals du film de Marrakech au Maroc ou du Caire en Egypte ; les Journées théâtrales de Carthage en Tunisie ; le Festival « Kréole » aux Seychelles…

La Francophonie du Nord : les Francofolies (musicales) de la Rochelle en France (très connues), à Montréal, en Belgique et en Suisse ; le Festival international des théâtres francophones de Limoges en France ; le Festival international du film francophone de Namur en Belgique, etc.…

Festival des films du monde à Montréal et à Toronto ; Musiques métisses à Angoulême.

Des foires internationales ou des salons du livre, où se diffusent les littératures d’expression française, se tiennent régulièrement dans plusieurs pays africains (Burkina Faso, Côte d’Ivoire, Mali, Sénégal …), en France, au Liban, au Maroc, au Québec …

Dans les pays francophones d’Europe centrale, quelques initiatives récentes ont vu le jour : le Festival du film francophone et de la chanson francophone en Roumanie, le Festival de films francophones en Slovaquie, le Festival des musiques du monde et le Festival international du film en Slovénie…

La fréquentation des centres culturels des pays francophones permet également de mesurer le développement de la francophonie dans le monde. Les Alliances françaises, (passez donc par celle de Málaga) en plus d’être des lieux de formation linguistique, apparaissent d’ailleurs de plus en plus comme de véritables centres culturels.

La Semaine de la Francophonie, quant à elle, désormais inscrite dans le calendrier international comme la fête de la musique, celle du livre ou de l’internet, mobilise de plus en plus de sympathisants.

Il y a aussi la Fédération internationale des professeurs de français. Il est impossible d’énumérer toutes les associations nationales qui sont plus de 150 dans le monde et regroupent plus de 70 000 enseignants.

A prendre en compte également, les associations professionnelles ou sectorielles francophones qui regroupent des journalistes, des hommes d’affaires..

Les établissements francophones : Le réseau des établissements français à l’étranger est le premier réseau au monde par son étendue. 480 établissements dans quelque 130 pays, 250 000 élèves, 90000 profs.

Centres et instituts culturels français :

S’ils ne délivrent aucun diplôme, ils préparent au Diplôme d’études en langue française (DELF) et au Diplôme approfondi de langue française (DALF) destinés aux personnes de nationalité étrangère et délivrés par le ministère français de l’Education nationale.

La Mission laïque française :

20 000 élèves encadrés par 2000 enseignants dans plus de quarante pays.

Le réseau de ses établissements implantés au Liban, en Espagne, au Maroc, aux Etats-Unis en Ethiopie, en Syrie, en Turquie, en Croatie, en Bosnie, en Grèce et dans toute l’Asie se caractérise par le fort pourcentage d’apprenants non français : 81 % d’élèves de toutes nationalités originaires ou non des pays d’accueil pour 19 % d’élèves français. Les effectifs sont en forte progression depuis 1990.

Les jeux de la Francophonie : (une sorte de Jeux Olympiques de la Francophonie)

3 000 compétiteurs venus de 75 pays participent à ces épreuves culturelles et sportives.

En 2013, ils ont eu lieu à Nice.

2. Application didactique des aspects géographiques, historiques et culturels les plus significatifs

2.1. Considérations générales

Pour développer la francophonie en classe il ne faut surtout pas oublier que la langue française n’est pas uniquement attitrée à la France. Cette particularité permet d’avoir des ressources inépuisables en français dans beaucoup de cultures bien différentes à la française. Pour trouver ces informations, Internet est l’outil idéal et indispensable afin d’avoir une panoplie de matériels authentiques.

Dans nos applications pédagogiques il faudra surtout utiliser des documents authentiques adaptés à leur niveau, aux thèmes de leur entourage et à leur âge.

Toutes les activités que nous travaillerons en classe, favoriseront l’acquisition des compétences clés en particulier la compétence sociale et citoyenne au-delà de la compétence linguistique ou d’apprendre à apprendre

2.2. Application didactique des aspects géographiques

Dès le début de l’apprentissage, on peut enseigner la géographie de la Francophonie aux apprenants de différentes manières.

On peut travailler avec les drapeaux de la Francophonie pour les couleurs. On peut aussi leur enseigner à placer les pays sur les continents.

On peut proposer des activités visant à montrer que le français se parle sur les 5 continents.

2.3. Application didactique des aspects historiques

Travailler les principaux aspects historiques de la Francophonie peut se faire de façon ludique. Par exemple on peut travailler avec les TICS et créer des quizz sur les dates (associer les dates aux événements). On peut par exemple travailler avec les sigles

2.4. Application didactique des aspects culturels

Echanger et communiquer fait partie de la culture. Donc, prendre contact avec des enfants étrangers de leur âge leur permettra de réaliser l’importance du français pour pouvoir communiquer. Le programme eTwinning est un bon exemple, dès la 1ère année de l’apprentissage. Le chat et les forums sont aussi un moyen très efficace de prendre contact avec des enfants qui ont comme langue maternelle le français.

La chanson, vecteur de la culture, est un support particulièrement apprécié.

On peut travailler la chanson de plein de manières pour faire connaître aux apprenants des artistes francophones (pas seulement Français), on peut leur faire découvrir le SLAM (à la mode), le RAP ou d’autres chansons comme les comptines « frère Jacques » etc.. Pour des dates clés on peut travailler avec des chansons traditionnelles (mon beau sapin, petit papa Noel, etc.)

Avec la chanson on peut faire acquérir beaucoup de lexique et travailler certains points de grammaire, travailler la prononciation. L’important est de se fixer des objectifs accessibles et en adéquation avec le développement cognitif des apprenants.

En classe, nous pouvons aussi travailler les karaokés qui sont très appréciés par les enfants.

Au niveau littéraire, nous pouvons utiliser des livres pour enfant ou bien des Bandes Dessinées même si ces dernières demandent une grande connaissance du français. Par exemple, on peut faire découvrir Tintin et Milou, Lucky Luke, Boule et Bill, les schtroumpfs. (On peut travailler les présentations, les caractères, etc…)

Je n’allais évidemment pas oublier de parler la nourriture des pays francophones. En classe on peut parler des spécialités culinaires du Maroc et son inégalable couscous et éviter de tomber dans le clivage des crêpes de la chandeleur J. Travailler des recettes d’autres pays francophones favorisera l’aspect culturel.

La présence des médias francophones, que l´on peut voir sur Internet ou par parabole, contribue, bien sûr, également à évaluer l’intérêt pour le monde francophone; la chaîne TV5 est un opérateur de l’OIF, celle-ci est disponible sur Internet et permet l’utilisation de documents authentiques et adaptés aux élèves non francophones qui apprennent la langue.

Sur Internet, nous avons aussi accès aux médias tels que les radios et la presse autochtone et la télévision qui doivent être aussi utilisées à bon escient en classe.

Bien entendu pour pouvoir avoir accès à toutes ces ressources, l’école doit être équipée d’une salle d’ordinateurs et d’une connexion à Internet.

3. CONCLUSION

On a donc vu comment la langue française occupe des situations très diverses: langue maternelle, langue officielle, langue d’enseignement…

Le support de la francophonie est la langue française, elle doit donc être traitée avec soin par tous les Etats intéressés à sa qualité et à sa promotion, à commencer par la France.

La francophonie ne peut être détournée de ses objectifs, elle n’a pas à servir les stricts intérêts de la France ; elle doit répondre également aux besoins des peuples formant la communauté francophone.

Elle est, et doit être, un lieu privilégié d’échanges et de coopération techniques, économiques et culturels.

Le devoir de solidarité est œuvre de justice. Il correspond aussi à une nécessité. Point d’ancrage des traditions et lieu de fraternité, la francophonie est une aventure promise à la réussite puisqu’elle est la rencontre d’une grande idée, de grands formulateurs et d’une vaste réalité.

Ajoutons pour terminer que ce thème est important pour l’interdisciplinarité. En effet, les apprenants pourront en Histoire par exemple, voir la présence du français sur tous les continents. En Anglais ils pourront comparer avec la présence de l’anglais également.

Mais d’un point de vue interculturel, ce thème est essentiel dans la mesure où prendre conscience de la diversité des communautés implique forcément une ouverture vers les échanges, la coopération, la paix, la non discrimination et le respect de chacun.

Pour conclure citons la phrase de Gilberto Gil, ministre de la Culture du BrésilLa culture forge l’estime de soi, fonde la citoyenneté, cimente la vie en communauté, autant de choses qui sont des remparts à la violence et à la misère»

4. BIBLIOGRAPHIE ET SITOGRAPHIE

clip_image001[4] Demain la francophonie D.Volton Flammarion ,2006

clip_image001[5] Tetu, M. La francophonie: Hachette. Tours, 1988

clip_image001[6] Pourquoi la Francophonie?, sous la direction de Louise Beaudoin et Stéphane Paquin, vlb éditeur, 2008

clip_image001[7] Jean-Louis Joubert : la francophonie Ed Clé International, 1997

clip_image001[8] Association francophone d’amitié et de liaison, Répertoire des associations membres de l’AFAL, Février 1997.

SITOGRAPHIE

Ø http://www.francophonie.org/

Ø http://www. Lepointdufle.com

Ø http://www.tv5.org